La chaîne des Alpilles abattue
- Par Hervé Chérubini » 7 août 2009 » Général
Les appels téléphoniques matinaux sont rarement porteurs de bonnes nouvelles. On m’a appris, ce matin, très tôt, que Gérard Jouve était décédé.
Un Saint-Rémois, croisé dans la rue, a réagi avec ces mots : « C’était une personnalité ! »
Effectivement.

Gérard Jouve était maire des Baux-de-Provence, président du Parc naturel régional des Alpilles et vice-président de la communauté de communes Vallée des Baux – Alpilles. Pour toutes ces raisons, (la commune des Baux, faisant, de plus, partie du canton de Saint-Rémy), Gérard était probablement l’élu local avec qui j’avais le plus de rapports, d’échanges et de réunions de travail.
Efficace, compétent, directif quand cela était nécessaire, excellent orateur, drôle, fin et cultivé, charismatique, apprécié de ses collègues élus comme de ses collaborateurs, Gérard faisait l’unanimité autour de lui.
Comme beaucoup d’autres, j’ai adoré travailler avec lui, dans la complicité et la bonne humeur.
Nous avions réglé une bonne fois pour toutes nos divergences politiques, en décrétant que « nous étions d’accord sur le fait que nous n’étions pas d’accord », et que l’important était de travailler ensemble dans l’intérêt de nos concitoyens.
Une anecdote à ce sujet : après les élections municipales de mars 2008, alors qu’il était question du renouvellement des instances intercommunales, je lui ai dit : « Je vais encore devoir voter pour un candidat UMP à la présidence du Parc ! » Il m’a répondu : « Ça te sera pas plus difficile que, pour moi, de voter socialiste à la présidence de la communauté de communes… » Nous avons été élus tous les deux à l’unanimité.
La disparition de Gérard Jouve est une immense perte pour la commune des Baux pour laquelle il a beaucoup œuvré. L’attractivité et le rayonnement de cette cité, qu’il représentait, et même « incarnait » à merveille, sont là pour en témoigner.

Gérard Jouve, aux côtés d'Hervé Chérubini, Jacques Simonnet (sous-préfet d'Arles), Axel Poniatowski (président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale), Michel Vauzelle (président de la région PACA) et Nelly Olin (ministre de l'écologie et du développement durable)
Concernant le Parc, on peut dire, tout simplement, que sans Gérard Jouve, il n’existerait pas. Il s’est battu, souvent seul contre tous, pendant de longues années, pour que ce parc soit créé. Ce projet s’est concrétisé début 2007, grâce à la ténacité, la persévérance, la conviction, l’immense réseau relationnel et l’exceptionnelle capacité de persuasion de Gérard. Cet aboutissement, après de longues années de travail, nous le lui devons.
J’adresse mes plus sincères condoléances à Claude, son épouse, courageuse et admirable, qui a accompagné Gérard jusqu’au dernier moment, ainsi qu’à ses enfants, au conseil municipal et à tous les habitants des Baux qui doivent être bouleversés aujourd’hui.
« Adieu la vie, Adieu, la lumière et le vent »
Ces quelques mots d’Aragon, cher Gérard, pour tes Alpilles, encore et toujours.
Et enfin, ceux de Moustaki à Brassens lors de sa disparition, pour toi et mon immarcescible affection :
« Un jour tu es parti, sous terre ou dans le ciel,
pour goûter au repos, que l’on dit éternel,
rejoindre les copains, qui t’avaient précédés… »
Repose en paix, au pied des grands cyprès.
Lecture du week-end
- Par Hervé Chérubini » 10 février 2009 » Général
Dans une ville comme Saint-Rémy-de-Provence, on ne peut être que sensible à tout ce qui touche à l’archéologie. Par leur travail sur le passé, les archéologues ont de fait un regard qui met en perspective le passé, le présent et l’avenir.
Je vous propose de découvrir un texte de Fred Vargas, une femme de talent, archéologue de métier, écrivain par passion et femme engagée sur des problématiques qui nous concernent tous.
J’attends votre avis.
« Nous y sommes «
Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Fred Vargas
En grève
- Par Hervé Chérubini » 28 janvier 2009 » Général
A l’appel des sept fédérations syndicales représentatives des instances bloguantes, ce blog sera exceptionnellement fermé, jeudi 29 janvier 2009, 100 % du personnel (moi-même) ayant déposé un préavis de grève.
Les revendications sont les suivantes :
- pouvoir du ‘tchat’,
- défense de l’emploi du français sur internet (voir ligne précédente !),
- défense du service ludique sur les blogs.
Il fallait oser !
- Par Hervé Chérubini » 11 décembre 2008 » Général
« Le travail du dimanche est une avancée sociale » dixit Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et de la consommation. (Le monde, 9 décembre, p. 19)
Dans combien de temps, un des membres de notre gouvernement nous affirmera-t-il que le travail des enfants dès 12 ans ou jusqu’à 70 ans et de nuit est également une avancée sociale majeure ?
Dernier billet avant le premier tour
- Par Hervé Chérubini » 7 mars 2008 » Général
La loi stipule que la veille et le jour du scrutin, la diffusion de documents à caractère électoral est interdite. Cela vaut pour la distribution de tracts comme pour la mise en ligne de nouveaux billets sur les blogs.
C’est pour respecter cette législation que je suspens provisoirement ce site. Je n’écrirai donc pas de nouveau billet ces deux prochains jours, et par ailleurs, comme la loi m’y oblige, je bloque dès ce soir la possibilité pour les visiteurs de laisser des commentaires.
On se retrouve très bientôt pour discuter des résultats.
Les Bouches-du-Rhône et Saint-Rémy au cœur du salon de l’agriculture
- Par Hervé Chérubini » 1 mars 2008 » Général
Mardi, j’ai fait un aller-retour à Paris pour me rendre au salon de l’agriculture. En tant que fils d’agriculteur et étant particulièrement concerné par les enjeux agricoles, j’ai toujours un grand plaisir à m’immerger dans la plus grande ferme de France.
Cette manifestation me tient particulièrement à cœur, car j’y retrouve désormais chaque année un important stand présentant les savoir-faire des Bouches-du-Rhône. Ce stand existe grâce au soutien du Conseil général et je peux en revendiquer la paternité : lorsque j’avais la délégation à l’agriculture au Conseil général, au vu de l’immensité, de la notoriété et de la fréquentation de ce salon, j’avais convaincu Jean-Noël Guérini de la nécessité pour le département d’y être présent.
Le jour de ma visite, deux Saint-Rémois étaient présents cette année sur ce stand des Bouches-du-Rhône : Catherine Hugues représentant les oléiculteurs de la vallée des Baux et René Tramier, les éleveurs. J’y ai croisé également de nombreux autres Saint-Rémois qui s’y promenaient.
C’est qui ?
Kadhafi, Attali, Bruni, Neuilly, lois Dati, malpoli…
Une devinette proposée par Chérubini de Saint-Rémy !
Agir en faveur du commerce de proximité
- Par Hervé Chérubini » 20 février 2008 » Général, Vie saint-rémoise
Le commerce de proximité est un des sujets souvent abordés dans le cadre de la campagne électorale en cours. C’est une des préoccupations compréhensibles des Saint-Rémois, qui considèrent que ces commerces se raréfient.
La disparition des commerces de proximité en centre ville est la conséquence directe de l’évolution de nos habitudes de consommation et de mode de vie. Combien, parmi ceux qui déplorent cette situation, vont faire leurs courses, au moins en partie, au supermarché ?
Cette problématique est néanmoins essentielle pour conserver des services de proximité, accessibles à tous, ainsi qu’une qualité de vie pour les habitants (et pas seulement un cadre de promenade agréable pour les visiteurs).
Dans le droit français, le commerce est une activité libre qui laisse à chaque propriétaire le choix de l’activité qu’il entend entreprendre ou laisser entreprendre (par un bail). Ainsi, aucune autorité ne peut interdire l’installation de tel ou tel commerce, dans la mesure ou l’activité est licite et respectueuse de toutes les règles.
Les communes ne disposent donc pas de possibilité d’influer sur la nature des commerces qui s’implantent sur leur territoire. Sauf à acheter des biens immobiliers pour implanter ou ré-implanter une activité commerciale déficitaire sur le territoire communal. Cette possibilité est intéressante dans les petits villages lorsqu’il ne subsiste pratiquement plus d’activité commerciale. C’est le choix qu’a fait récemment la commune de Paradou, permettant ainsi la réouverture d’une boucherie au cœur du village. A Saint-Rémy, il eut été difficile d’envisager de faire de même sans prendre le risque de concurrencer un confrère déjà installé. C’est pourquoi nous n’avons jamais envisagé plus avant cette hypothèse.
Jusqu’à il y a peu, la loi n’autorisait pas les communes à préempter les fonds de commerces. Un décret paru en décembre 2007 le permet dorénavant. Aussi, même si nous ne souhaitons pas fausser le jeu de la concurrence entre commerçants du centre urbain, il me semble pertinent d’étudier attentivement la nouvelle possibilité offerte par le législateur en matière de préemption de fonds de commerces. Cette disposition pourrait être utilisée pour le quartier de la Galine où ne subsiste aujourd’hui que le café-restaurant depuis la fermeture récente de la boulangerie. Cette réflexion née d’une discussion lors de la réunion publique du 11 février au café de la Galine sera au cœur des préoccupations de notre future équipe municipale.
Plus qu’un collègue, un ami
- Par Hervé Chérubini » 8 février 2008 » Général
Appel matinal sur mon portable. Message. Sur l’écran s’inscrit le nom d’un adjoint au maire de la ville de Maillane. Mauvais pressentiment au moment d’écouter le message. Crainte, hélas !, justifiée : Jean-Pierre Mourrin m’annonce le décès de Jacques Demarle, maire de Maillane. Long moment d’abattement : Jaques Demarle était non seulement un collègue, maire d’une des cinq communes du canton que j’ai l’honneur de représenter au Conseil général, mais surtout un ami.
Jacques représente (difficile, le concernant, d’écrire à l’imparfait…) pour moi l’archétype de l’élu local, maire d’une commune rurale, au service de sa ville 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
Entièrement dévoué à la cause publique, intègre, discret, profondément humain, attentif aux autres, à l’écoute de tous, fédérateur de sa commune, mais aussi gestionnaire avisé et efficace défenseur de ses dossiers communaux.
A la tête d’une équipe municipale à son image : dynamique, motivée et complètement mobilisée pour sa commune, Jacques Demarle a su, en quelques années, transformer Maillane tout en lui gardant son âme de village agréable, paisible et convivial. Les Maillanais lui doivent beaucoup et je suis persuadé que leur douleur, ce matin, est immense.
Jacques était, aussi et surtout, un ami. Un vrai. Indéfectible. Quelqu’un sur qui on pouvait compter. Fidèle et attachant. Fin et cultivé. Sérieux et taquin.
« La gentillesse est une qualité de l’intelligence » disait Voltaire.
Un complice avec qui j’ai eu le plaisir de partager de bons et moins bons (je pense à la disparition récente de l’ancien directeur de l’hôpital, M. Ancel…) moments.
Il revient à ma mémoire (comme chantait Trénet…) ces rencontres impromptues dans les Alpilles -ces Alpilles bleues et roses dont parlait Mistral et que l’on voit si bien de Maillane- où Jacques aimait aller marcher en compagnie de son épouse, Eliane.
Le mois dernier, il n’avait pu participer à la cérémonie des vœux à la population ; ce jour là, Jacques, tu nous manquais déjà.
Depuis ce matin, tu nous manqueras toujours.
Où me rencontrer ? Où m’écrire ?
- Par Hervé Chérubini » 27 janvier 2008 » Elections municipales, Général, Vie saint-rémoise
Comme tous les maires sortants, j’ai actuellement une double casquette, celle de maire et celle de candidat. Naturellement, je m’attache à faire la part des choses.
D’un côté, je suis maire de Saint-Rémy-de-Provence jusqu’à la fin du mandat et assumerai jusqu’à cette date les responsabilités qui m’ont été confiées par les électeurs saint-rémois.
De l’autre, je suis candidat à la mairie de Saint-Rémy-de-Provence pour continuer à m’investir pour mes concitoyens et pour développer cette ville.
Même s’il est difficile de se couper en deux, je sépare nettement et clairement ces deux rôles.
Où me rencontrer ?
- en tant que maire
lors de ma permanence, le jeudi de 15 h à 17 h
ou sur rendez-vous.
- en tant que candidat
à la permanence de campagne, 8A bd Gambetta, le samedi matin de 10h à 12h, à partir du 2 février.
Où m’écrire ?
- en tant que maire
monsieurlemaire@mairie-saintremydeprovence.fr
- en tant que candidat
de façon publique : en écrivant sur ce blog.
N’hésitez pas !
Chéribibi, Chéru-bruni et Che-rubini
- Par Hervé Chérubini » 26 janvier 2008 » Général
Il y a deux jours, c’était mon anniversaire. A cette occasion, j’ai reçu le dessin ci-dessous.
J’en profite pour quitter temporairement le champ des affaires locales et pour faire un peu d’auto-dérision en publiant ce dessin.
A ce sujet, pendant mon adolescence, on me surnommait bien souvent « Chéribibi ».
Dernièrement, un président de commission a fait rire l’ensemble des conseillers généraux en disant, dans un lapsus : « je passe la parole à M. Chérubruni ».
Et évidemment, la plaisanterie sur mon nom et celui du Che Guevara est une vieille plaisanterie. Et dans ce cas, la caricature est particulièrement réussie !!

Visite ministérielle : rien de concret
- Par Hervé Chérubini » 21 janvier 2008 » Général
Michel Barnier, Ministre de l’agriculture, a rencontré, jeudi dernier, les agriculteurs du nord du département. Beaucoup d’annonces, aucune décision….
Extraits rapportés par le journal La Provence, vendredi : « En préambule, le Ministre a précisé que s’il était favorable à certaines demandes, il n’avait pas le pouvoir décisionnel. »
Tout était dit… Ce qui fut confirmé par la suite !
- Concernant les aides en faveur des fruits et légumes : » C’est l’orientation que je défendrai, pas une décision ».
- Pour l’irrigation, le Ministre a promis d’interroger EDF pour engager d’éventuelles négociations…
- S’agissant de la mise en place du coefficient multiplicateur (très attendue, et depuis longtemps), il fait valoir qu’il n’est pas seul pour décider de sa mise en place : « J’ai l’expérience de la pêche. Il faut que le ministre des finances actionne le levier » Tout le monde aura compris que cela ne se fera donc pas !
- Concernant les contrats saisonniers (ex-contrats OMI) : « J’ai écrit à Brice Hortefeux… »
- Quant à la TVA sociale : « le sujet reste à l’étude pour les fruits et légumes » M. Fillon ayant annoncé que la TVA ne serait pas augmentée en 2008, on connaît déjà la réponse !
- Idem pour les retraites agricoles : « Elles ne seront pas exclues du débat du régime général ». Et en attendant ?
En résumé, beaucoup de bonnes intentions, mais rien de concret.
Les maires au cœur d’un sondage
- Par Hervé Chérubini » 9 janvier 2008 » Général
Selon un sondage CSA réalisé pour le compte de l’Association des maires de France, 64 % des Français jugent que le maire est l’élu local le plus à l’écoute de leurs préoccupations. Loin devant les autres édiles, puisque le nombre des personnes interrogées citant le conseiller général (11%), le député (8%), le conseiller régional (6%) et le sénateur (1%) est compris entre 1 % et 11 %.
De même, 73 % de nos concitoyens se disent bien informés sur l’action du maire et de son équipe.
Ce sondage confirme le fait bien connu que le maire est la personnalité politique la plus appréciée des Français et celle qui répond le mieux à leurs attentes. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai souhaité privilégier ce mandat et me représenter devant vous en mars 2008 plutôt que d’être candidat à une fonction élective peut-être plus en vue mais surtout plus lointaine (le mandat de député).
Etre à votre écoute est une préoccupation constante de notre majorité. Les élus, comme moi-même, vous reçoivent dès que vous le souhaitez lors de nos permanences et sur rendez-vous. Nous avons également mis en place dès que possible des formes de concertation des Saint-Rémois (sur ce sujet, je vous renvoie à notre bilan de mandat p.9)
Nous répondons ainsi, du mieux que nous le pouvons, à une attente clairement identifiée par le sondage cité ci-dessus : une large majorité de sondés souhaiterait, en outre, être davantage associée aux décisions municipales (72 % à travers des consultations citoyennes plus fréquentes, 65 % via les conseils de quartier, 63 % par des débats publics et 60 % via internet et les nouvelles technologies).
Ce n’est pas moi qui contesterait les consultations citoyennes…
Concernant votre information, Martine Lagrange, adjointe à la communication, a fait un travail remarquable. A Saint-Rémy-de-Provence, vous disposez aujourd’hui d’outils d’information variés : les publications municipales (Journal de Saint-Rémy-de-Provence, Lettre du maire), des documents spécifiques nombreux concernant des services ou des projets (lettres de l’école de la République, programmes des manifestations culturelles, fascicule sur le CCAS… la liste est trop longue pour être exhaustive). Enfin, notre ville dispose enfin d’un site internet, qui manquait cruellement à une commune de la taille de Saint-Rémy : ce site fonctionne actuellement de manière restreinte (du fait de la législation sur la communication en période préélectorale) et prendra toute sa dimension au printemps 2008, après les échéances électorales.
2008, mobilisons-nous pour Saint-Rémy
- Par Hervé Chérubini » 1 janvier 2008 » Elections municipales, Général, Vie saint-rémoise
A toutes et à tous, lecteurs assidus et occasionnels de ce blog, intervenants ou non, je vous présente mes voeux pour cette nouvelle année et vous souhaite que 2008 réponde à toutes vos attentes personnelles.
2008 est une année particulière. En mars, avec toute l’équipe municipale qui est prête et qui travaille à la rédaction du programme, je me présenterai devant les électeurs saint-rémois. Au vu de notre bilan et du projet que nous leur soumettrons, ceux-ci décideront de nous confier à nouveau ou non la gestion de la ville de Saint-Rémy-de-Provence.
Le premier trimestre 2008 sera ainsi un moment d’effervescence pour la démocratie locale.
Dans un premier temps, les Saint-Rémois pourront transmettre aux candidats leurs idées, leurs souhaits, leurs propositions. Ce blog, la permanence que nous ouvrirons en janvier et les réunions publiques que nous organiserons seront les trois lieux privilégiés pour vous exprimer. Parallèlement, vous pourrez naturellement vous adresser directement à chacun des membres de notre liste.
Dans un second temps, les Saint-Rémois feront leur choix dans les urnes.
Nous présenterons un programme précis et détaillé début février. Dans l’attente, je vous invite à lire, si vous ne l’avez déjà fait, notre bilan (téléchargeable ci-contre) qui constitue forcément le socle de notre action future.
Parce que le choix d’une équipe n’est pas anodin pour notre ville, nous aurons besoin de votre appui et votre militantisme. Je compte sur vous également en ce début d’année pour vous mobiliser et soutenir activement notre liste.
Bonne année militante à tous !
Vos commentaires
- Par Hervé Chérubini » 29 décembre 2007 » Général
Certains d’entre vous m’ont fait part de difficultés pour publier un commentaire sur ce blog. Sous chaque billet, figure soit la mention « soyez le premier à commenter », soit le nombre de commentaires, dans les deux cas en cliquant sur ce lien plusieurs cadres s’affichent (en particulier, nom, adresse mail et commentaire) que vous pouvez compléter avant de cliquer sur le bouton « valider », action qui déclenche la publication immédiate de votre commentaire.
Je rappelle que jusqu’à présent, tous les billets envoyés ont été publiés sans filtrage particulier. Si un texte grossier, injurieux ou diffamatoire devait être mis en ligne, je m’autoriserais à le supprimer. Après 10 mois de fonctionnement, cela n’a pas été nécessaire. Pourvu que ça dure….
Je récapitule :
1°) Faire apparaître le formulaire en cliquant sur le lien figurant sous le billet ( »soyez le premier à commenter » ou nombre de commentaires).
2°) Compléter les cases.
3°) Cliquer sur le bouton « valider ».
Peut-être que certains navigateurs affichent mal ces éléments du blog, ce qui rend le dispositif non fonctionnel. N’hésitez pas à le signaler.
Si vous n’arrivez pas à insérer un commentaire directement sur le blog, vous avez la possibilité d’envoyer un mail directement à l’adresse suivante :
Sur votre demande, je me chargerai ensuite de le publier sur ce blog.
De même, si vous souhaitez m’écrire, sans que vos propos soient publics sur ce blog, vous pouvez également utiliser cette adresse mail.
Dans l’attente de vous lire !
Blog, bloguer, blogueur
- Par Hervé Chérubini » 29 décembre 2007 » Général
A l’occasion des 10 ans du mot « blog », le quotidien national Libération a publié mardi dernier un panorama de définitions.
Christophe Druaux : « Un blog est un petit mollusque tropical. »
Lâm : « Un blog, c’est l’expression d’un ego masturbatoire ».
Au-delà ce ces deux définitions qui m’ont fait sourire, j’en retiendrai deux autres qui correspondent à l’esprit qui anime ce blog.
Guillaume Sorge : « C’est un endroit dégagé de toute contrainte d’audience et d’objectif, une niche confortable où l’on peut se faire plaisir, échanger, découvrir et faire découvrir sans faire de concessions. »
Jules : « Le blog est un petit chez soi, où l’on reçoit sans déplaisir ».
Bien plus qu’une simple histoire d’ego, ce blog est effectivement pour moi un petit chez moi où j’ai plaisir à partager des idées et un plaisir encore plus grand à échanger en recevant vos commentaires. De plus, cela me permet de pratiquer plus régulièrement le mode écrit, trop souvent délaissé au profit de l’échange oral au quotidien de ma vie d’élu. Continuons donc ensemble ce rendez-vous permanent dans ce petit chez moi !
Que fait Hervé Chérubini ?
- Par Hervé Chérubini » 3 décembre 2007 » Général, Vie saint-rémoise
Sans doute, beaucoup d’entre vous ont-ils du mal à imaginer quel peut être mon agenda et mes activités au fil des jours. Je vous propose donc un petit retour en arrière sur la semaine passée (pas tout à fait exhaustif, je vous épargne les détails).
Lundi, le vice-président du Conseil général est de service et rencontre à Marseille le Payeur départemental accompagné de son adjoint, qui présente une analyse des comptes du Conseil général sur les derniers exercices. Je ne peux retranscrire ses propos mais vous renvoie sur ce sujet à d’autres commentaires, plus tard.
L’après-midi, j’ai reçu en rendez-vous plusieurs personnes avant d’assister à la Commission d’appels d’offres (CAO), chargée de retenir les entreprises concernant les stades Sans-souci et de la Petite Crau. Et le soir, Conseil des adjoints, en mairie.
Au programme, mercredi : logement, développement économique, 3e âge, environnement et préparation du Conseil municipal. Je suis allé avec le promoteur au Clos Mozart, un des lotissements en cours de réalisation sur la commune qui permettra de proposer de nouveaux logements aux Saint-Rémois. Cette journée a été marquée également par la signature de deux actes de vente de lots au Parc d’activités de la Massane. J’ai ensuite salué une importante assemblée de Saint-Rémois réunis pour le loto du Foyer des Anciens. L’après-midi, avec Vincent Oulet, adjoint à l’environnement, et Gérard Béréziat, directeur des services techniques, nous sommes allés assister au démarrage du chantier de renouvellement des poteaux incendie (financé à 80% par le Conseil général) avant de nous retrouver avec Francesca Thénint, adjointe aux affaires sociales, au square Joseph Mauron pour un goûter avec de nombreux enfants, organisé pour marquer la réouverture de cet espace après des travaux de réhabilitation des plantations et des jeux. La journée s’est terminée avec une réunion de la majorité ayant pour objet la préparation du Conseil municipal.

Jeudi est toujours une journée particulière, c’est celle de ma permanence : l’après-midi, j’ai reçu 13 personnes (relativement peu par rapport à d’autres jeudis), principalement sur des questions d’urbanisme, de logement et d’emploi.
Le matin, j’ai participé à une réunion de travail avec Yves Faverjon, premier adjoint en charge du personnel, Bernard Marin, conseiller municipal délégué à la sécurité et Patrick Bobbia, directeur général des services, concernant l’activité et l’organisation du service de la police municipale.
Après une nouvelle réunion de la Commission d’appels d’offre concernant les stades et l’inauguration du magasin Nouveau regard (opticien, bd Mirabeau), nous avons eu avec les membres de la section locale du Parti socialiste une réunion concernant les prochaines élections municipales.
Vendredi, comme souvent, est la journée consacrée au Conseil général : le matin, j’ai présenté le budget 2008 aux membres du groupe socialiste et apparentés ; puis l’après-midi, la commission permanente (équivalent du Conseil municipal pour le Département) s’est réunie pour voter 187 décisions, dont deux entre autres concernent directement Saint-Rémy (j’y reviendrai).
Le soir, vivement sollicité par Yves Boussin, ancien adjoint à la culture de notre ville entre 1995 et 2001, j’ai assisté, avec Martine Lagrange, actuelle adjointe à la culture, à la conférence donnée par Alexandre Adler ; de ce fait, je n’ai pu me rendre (hélas !) au repas des mouliniers de la vallée des Baux. Véritable orateur, Alexandre Adler est une encyclopédie vivante et a présenté un panorama historique très intéressant, rendu vivant par sa manière de citer les protagonistes comme des personnes qu’il a connues ou côtoyées. En cela, il m’a rappelé le style oratoire de Marcel Bonnet qui illustrait ses propos en citant des personnages d’une façon qui les rendait particulièrement vivants et réels.
Samedi, j’ai endossé un rôle bien connu du maire : celui de célébrer un mariage. C’était toutefois un peu particulier, puisqu’il s’agissait d’une des employées municipales que je côtoie le plus puisqu’elle gère notamment le courrier et mes rendez-vous.
Enfin samedi, je me suis rendu au vin chaud offert par les commerçants situés en face de la piscine puis au loto des jeunes de l’ASSR.

Cette énumération est sans doute un peu fastidieuse, mais elle vous permettra, je l’espère, de voir un peu plus concrètement, mon activité de maire et de vice-président du Conseil général. Une activité variée, où l’on passe des jeunes aux plus anciens, de l’économie à l’urbanisme, du budget (2 milliards d’euros) et de la Commission permanente du Département au Conseil municipal de Saint-Rémy, des chantiers à la gestion des services, des CAO aux inaugurations, des événements culturels aux manifestations festives…
Une petite précision encore. Cette énumération ne mentionne pas le travail courant : les rencontres informelles avec les élus, les responsables de services et le Directeur général des services… et les 15 à 20 parapheurs qui arrivent quotidiennement sur mon bureau.
Hommage à Henri Richaud
- Par Hervé Chérubini » 14 novembre 2007 » Général, Vie saint-rémoise
Henri Richaud nous a quittés hier après-midi.
Inutile de rappeler aux Saint-Rémois qu’il fut maire de notre ville pendant 18 ans de 1971 à 1989 et conseiller général de 1973 à 1985. Pendant ses trois mandats, de nombreuses réalisations ont permis à notre ville de se développer dans nombre de secteurs (voir ci-dessous).
Au-delà de ses qualités de gestionnaire, Henri Richaud était surtout un homme agréable, discret, affable et pour tout dire attachant.
Avant d’être élu, les Saint-Rémois le connaissaient déjà puisqu’il a été directeur pendant de longues années de l’école de la République. Tous les habitants de cette ville qui ont eu le privilège d’avoir Henri Richaud comme enseignant en ont gardé un souvenir marquant.
Depuis 1989, date à laquelle il a quitté la mairie, Henri Richaud s’était retiré de la vie politique « active ». Il a néanmoins continué à s’intéresser de près à la vie de sa ville. Un exemple parmi tant d’autres, en 2003, il avait souhaité être symboliquement le millième signataire de la pétition citoyenne demandant l’organisation d’un référendum afin de conserver et réhabiliter cette école de la République à laquelle l’ancien directeur, qu’il était, était tant attaché.
C’est d’ailleurs à l’occasion du départ en retraite d’une employée de l’école de la République que beaucoup de Saint-Rémois, cet été, ont eu le plaisir de voir pour la dernière fois Henri Richaud lors d’une manifestation publique.
Je n’ai pas eu la chance d’avoir Henri Richaud comme instituteur, mais il m’a néanmoins beaucoup appris. J’ai toujours en mémoire, pour y avoir assisté parmi le public, la manière dont il présidait le conseil municipal lors de son dernier mandat. Impassible et bonhomme, je l’ai rarement vu hausser le ton face à une opposition pourtant extrêmement pugnace.
En 1989, Henri Richaud m’a fait l’honneur de me demander de figurer sur sa liste : par le biais du système électoral à la proportionnelle (instauré en 1983), la liste emmenée par Henri Richaud, minoritaire, a obtenu six élus. C’est suite aux démissions de Messieurs Richaud et Bachini que je me suis retrouvé conseiller municipal d’opposition entre 1989 et 1995.
Elu maire en 1995, j’ai toujours été très attentif aux conseils que pouvait me prodiguer mon illustre prédécesseur. En voici deux à titre d’exemple. « Rappelle-toi que l’intérêt public prime toujours sur l’intérêt privé.» « Quand tu accordes un droit ou un avantage particulier à quelqu’un, n’oublie pas de faire preuve d’équité, il faut que tous ceux qui sont dans la même situation soient traités de la même manière »
Il écrivait également dans le bulletin municipal de février 1985 : « Pour le Maire de tous les Saint-Rémois, cette démocratie au quotidien se fonde sur des valeurs acceptables pour tous, celles du libéralisme intellectuel, moral, politique qui suppose le respect mutuel, la compréhension des autres, la prise en compte des différences et conduit à la nécessaire solidarité. »
A quelques semaines d’intervalle, la ville de Saint-Rémy a perdu deux de ses plus grands serviteurs : Marcel Bonnet et Henri Richaud. Ils se connaissaient, se côtoyaient, s’appréciaient et ont travaillé main dans la main de nombreuses années au service de Saint-Rémy et des Saint-Rémois. Ce sont deux pages de la vie de Saint-Rémy qui se sont tournées et elles formeront à jamais un des chapitres les plus marquants de son histoire.
Henri Richaud, comme René Char, était originaire du département des Alpes-de-Haute-Provence.
« Le réel quelquefois désaltère l’espérance.
C’est pourquoi, contre toute attente, l’espérance survit.»
René Char
Réalisations de Henri Richaud
Je me suis replongé dans les archives municipales et j’ai redécouvert l’ampleur des réalisations du maire Henri Richaud.
Son action a tout d’abord porté sur la création d’équipements publics toujours essentiels :
- Des équipements sportifs : notamment le COSEC, la salle Jean-Macé, l’ensemble sportif Sans-Souci, les terrains de tennis,
- Des équipements pour les services publics : l’école Mas Nicolas, la caserne des Sapeurs-forestiers, et une collaboration à la création du collège (en tant que maire et conseiller général).
Il a également participé au développement urbain de la ville telle que nous la connaissons aujourd’hui :
- par la valorisation du centre ancien : mise en place de l’OPAH, aménagement de la place Favier et la rue du Parage,
- par la création de nouveaux quartiers et de logements : lotissements (Bannieux, Blanchin, le Vert village), espaces dédiés aux logements sociaux (la Petite Crau, le Pré des vergers), et zone d’aménagement concerté Mas Nicolas.
Henri Richaud s’est enfin attaché à donner une place réelle à l’éducation et à la culture dans notre ville :
- dans le domaine du patrimoine : en initiant la restauration de la collégiale (toiture et clocher), en soutenant la création du Centre d’art Présence Van Gogh (achat de l’hôtel Estrine par la Ville),
- pour la jeunesse : en structurant les transports scolaires, en mettant en place le centre aéré, - en faveur de la culture : en créant l’Ecole de musique, en aidant au maintien d’un cinéma, en permettant l’ouverture de la bibliothèque municipale,
- du côté des traditions : par la création du rendez-vous annuel de la Transhumance.
Et beaucoup d’autres actions encore menées au quotidien.
Question ouverte sur les régimes spéciaux
Depuis plusieurs semaines, la réforme des régimes spéciaux de retraite est portée par le gouvernement actuel et suscite une opposition importante.
J’ai lu attentivement la presse, écouté de multiples interventions à la radio et à la télévision.
Et pourtant, je n’ai jamais eu la réponse à une question essentielle.
Afin de comprendre l’intérêt de cette réforme, il me semble qu’il faudrait évoquer son intérêt financier. Il faudrait donc répondre à la question suivante : Qu’est-ce que représente financièrement la remise en cause des régimes spéciaux de retraites, au regard du budget de la Sécurité sociale et plus particulièrement de celui des retraites ?
Malgré tout l’intérêt que je porte à ce sujet, je n’ai jamais entendu d’élément de réponse à cette question de la part d’aucun des protagonistes du débat. Je pose donc la question ouvertement et invite ceux qui en sauraient plus à nous apporter des éléments d’information.
Plus de 11 000 visites sur ce blog !
- Par Hervé Chérubini » 7 novembre 2007 » Général
Après une montée en puissance entre février et mai, ce blog a atteint son rythme de croisière durant les 5 derniers mois avec une moyenne de 2000 visites mensuelles (hormis le creux de l’été, commun à tous les sites internet).
Je le disais dans l’édito : j’ai lancé cette aventure avec quelques réserves en début d’année. Il m’était alors difficile de me faire une idée précise sur l’outil : les blogs personnels d’élus sont-ils un simple effet de mode ou peuvent-ils permettre un échange direct et constructif entre un élu et des citoyens ?
Je ne tirerai pas de conclusions générales et hâtives. Concernant ce blog personnel, je suis tout d’abord frappé de voir qu’il jouit d’une fréquentation respectable et régulière. Je lis avec intérêt les commentaires et les questions. De fait, je constate que ce blog est un lieu de communication pour poser ouvertement certaines questions délicates (indemnités d’un élu, point de vue sur une candidate…), commenter positivement ou négativement (c’est plus rare) certains billets, et enfin interroger un élu sur un dossier ou une problématique. J’observe surtout avec plaisir que c’est un lieu de dialogue pour tous, qu’ils soient proches de la majorité que je représente, ou représentants d’autres sensibilités politiques : cela témoigne de la richesse des échanges que cet outil permet.
Finalement, je crois que l’aventure du blog méritait amplement d’être tentée. Je vous invite tous à participer à la vie de ce lieu d’échanges et à le faire connaître autour de vous.
Rapport Attali
- Par Hervé Chérubini » 4 novembre 2007 » Général
La presse a rapporté quelques préconisations élaborées par la « Commission Attali pour la croissance ».
Comment un aéropage de personnalités aussi brillantes peuvent-elles proposer des mesures aussi farfelues (et le mot est faible….) ?
Si ce n’est précisément parce que leur supposée infinie compétence les a complétement déconnectées du monde réel…
Trois exemples :
1°) La commssion propose la suppression des droits de mutation (taxe additionnelle perçue par les collectivités lors de la vente d’un bien; 1,2% du montant pour les communes).
On la supprime : Manque à gagner pour une ville de la taille de Saint-Rémy : Environ 650.000 Euros. (Pour mémoire, celà correspond à peu prés à ce que la commune verse aux associations locales…). Celà correspond également à 10 points d’impôts locaux !
Pour Saint-Rémy, la suppression des droits de mutation équivaudrait donc à l’augmentation des impôts locaux de 10%, si on veut conserver les mêmes recettes ou, à titre d’exemple, à la suppression des subventions aux associations, si l’on veut diminuer les dépenses d’autant !
Pour le Département 13, c’est pire : La recette des droits de mutation est égale au total des dépenses de l’aide aux communes et de la construction des collèges ! ou, à budget constant, à plus de 20 points d’ impôts !!
On me rétorquera que les collectivités n’ont qu’à se débrouiller et trouver des économies. Malheuresement, celà a été fait par l’immense majorité d’entre elles, et depuis longtemps ! Aujourd’hui, plus aucune marge n’existe nulle part.
Autant dire, dans ces conditions, que cette suppression est irréalisable, à moins de la remplacer par autre chose. Auquel cas, ou est l’intérêt ?
2°) La commission propose de permettre aux grandes surfaces de vendre à perte.
Réponse de Mr Mongereau, Président de la CGPME 13 (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises 13): « Il n’est pas possible de laisser dire de telles choses sans réagir. Comment accepter de vendre à perte ? il n’y a qu’un technocrate qui ne s’est jamais soucié de comment on crée de la richesse qui peut proposer ça. C’est un non-sens économique qui ne peut que tirer la France vers le bas ». (La Marseillaise 23/10/07).
Propos tenus à l’occasion d’une rencontre CGPME, CGAD, UPA et FNSEA : Petites entreprises, artisans et agriculteurs.
Rien à rajouter.
3°) Bouquet final (Titre de l’hebdomadaire »Le Point » de cette semaine, page 12) :
ATTALI VEUT SUPPRIMER DEPARTEMENTS ET COMMUNES
Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? On pourrait également supprimer les Régions et la France…
En lisant l’article, on apprend que « les conseils régionaux hériteraient de l’essentiel des compétences des conseils généraux… et les hôtels de départements seraint vendus ».
Aux Régions ?
Supprimer un échelon administratif : L’idée peut paraître séduisante. Mais, dans ces conditions, pourquoi avoir continué à décentraliser en « chargeant » les Départements (APA, RMI, techniciens des collèges, agents de la DDE, etc…). Tout celà est totalement incohérent.
Concernant les communes, on peut lire : « Les 36.000 communes pourraient disparaître au profit de « super-communes », au nombre de 6 ou 7.000, dont les édiles seraient élus au suffrage universel ».
Autant de talents réunis pour réinventer l’intercommunalité, (avec certes,comme nouveauté l’élection directe de leurs représentants, mais cette proposition et ce débat existent depuis que les intercommunalités ont été créées !).
Le but de tout celà : « Faire baisser le taux de prélèvements obligatoires de 0,5 à 1 point ».
Encore une fois, ces propositions sont trop frileuses. On pourrait faire disparaître 100% des prélèvements obligatoires en supprimant les Communes, les Départements, les Régions, l’Etat, les Assedic et la Sécurité Sociale !
Mais qui paierait les émoluments; amplement mérités; des membres de la Commission Attali ?
Saint-Rémy, Van Gogh et Liz Taylor
- Par Hervé Chérubini » 1 novembre 2007 » Général
La star américaine Liz Taylor a acheté en 1963 un tableau de Vincent Van Gogh peint à Saint-Rémy en 1889, pendant son séjour à Saint-Paul, intitulé « Vue de l’asile et de la chapelle à Saint-Rémy ».
Ce tableau, acheté 258.000 dollars, et estimé 40 à 60 fois ce prix aujourd’hui, a valu à l’actrice d’ être accusée de « recel de tableau volé ». Aprés moult péripéties juridiques, la cour suprême américaine a définitivement innocentée Liz Taylor.
Elle pourra donc conserver cette précieuse composition locale !
Amis de ce blog, si l’une ou l’un d’entre vous peut m’envoyer la reproduction de ce tableau (sous réserve que celà soit possible pour des raisons liées aux droits de diffusion…..) pour illustrer ces quelques mots, qu’il en soit remercié !
Saint-Rémy et la réforme des institutions
- Par Hervé Chérubini » 28 octobre 2007 » Général
Le comité présidé par Mr Balladur, chargé de la réforme des institutions, a proposé : chapitre « Des droits nouveaux pour les citoyens » proposition N° 67. Droit d’initiative populaire.
Article 11 …Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa du présent article peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales…… Si la proposition n’a pas été éxaminée par les deux assemblées parlementaires dans le délai d’un an, le président de la République soumet la proposition au référendum.
Le comité « fabrique » un référendum d’initiative populaire (sur le modèle de celui qui a eu lieu à Saint-Rémy en 2004) à l’échelon national !
En pratique, et si cette disposition est adoptée…, 180 parlementaires (1/5 des 577 députés + 320 sénateurs soit environ 900 parlementaires) et 1/10 des français inscrits sur les listes électorales (soit environ 4,6 millions de citoyens électeurs) pourraient initier un référendum à l’échelle nationale.
Aujourd’hui, ce pouvoir n’est dévolu qu’au président de la République et au Parlement.
Saint-Rémy : Une constitution d’avance !
