Les résultats du premier tour des législatives à Saint-Rémy

Je vous livre les chiffres de la commune de Saint-Rémy, fournis par les services municipaux.

Inscrits : 7728
Votants : 4729 soit 61,19 %
Abstentions : 38,81 %
Blancs/Nuls : 2,17 %

Bernard REYNES : 1645 voix soit 35,55 %
Jacky GERARD : 929 voix soit 20,08 %
Léon VACHET : 844 voix soit 18,24 %

Caroline REYRE : 228 voix soit 4,92 %
Jacques ROUSSET : 213 voix soit 4,60 %
Françoise JUPITER : 205 voix soit 4,43 %
Francis MAURIN : 191 voix soit 4,12 %
Audrey MACHART : 110 voix soit 2,37 %
David GOURBEAULT : 100 voix soit 2,16 %
Pierre VIDAL : 70 voix soit 1,51 %
Jocelyne GAYVALLET : 36 voix soit 0,77 %
Marc-Antoine SEYMARD : 35 voix soit 0,75 %
Michel POZZETTO : 20 voix soit 0,43 %
Mireille BARTHELEMY : 0 voix
Elvire DEBUTTE : 0 voix

Jacky Gérard, un nécessaire équilibre démocratique

Au premier tour des élections présidentielles, Nicolas Sarkozy a capté un peu moins d’un tiers des voix, Ségolène Royal un peu plus d’un quart, et François Bayrou un peu moins d’un cinquième. A eux trois, ces « gros » candidats représentaient les trois quarts des Français.
Au vu de ces résultats, il serait anormal que les élections législatives dotent l’UMP de 450 fauteuils sur 577 à l’Assemblée nationale, soit 77 % des députés, comme les sondages récents le laissent présager. Nous aurions alors un Président UMP, un premier ministre UMP, un gouvernement très largement UMP, une Assemblée nationale UMP, un Sénat UMP… et je ne parle même pas du soutien implicite de nombreux grands médias.

Que l’UMP puisse rafler plus des trois quarts des fauteuils pose donc un grave problème de démocratie et de représentativité. On l’a bien vu lors des décennies passées : une majorité écrasante au pouvoir a toujours entraîné de graves crises, notamment sociales – on ne citera que les grèves de 1995 sous le gouvernement Juppé et la crise du CPE en 2006.

Pour la vitalité de la démocratie, il est indispensable que face à l’UMP une opposition conséquente puisse jouer un rôle de garde-fou et ne pas se cantonner à de la figuration. Les lois que l’UMP veut faire voter dès cet été, augurant des conséquences inquiétantes pour le pays, l’imposent également.

La gauche peut tenir ce rôle-là. Dans notre circonscription, elle est représentée par Jacky GERARD, maire de Saint-Cannat et conseiller général des Bouches-du-Rhône, et sa suppléante Michèle ALLARD, maire de Saint-Andiol. Je vous invite à découvrir leur site Internet officiel www.jackygerard.info.

Jacky Gérard, lors de l’inauguration de son local de campagne, avec Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, et moi-même.

Lettre ouverte au candidat Bernard Reynès

J’ai lu avec attention ton deuxième journal de campagne.

Je lis, page 2, concernant ta décision de te présenter aux élections législatives : « J’ai été spontanément suivi dans cette démarche par plus de 15 maires UMP et divers droite de la circonscription. » « plus de 15 » signifie au moins 16 ! Etant moi-même maire de la circonscription et soutenant un autre candidat, je souhaiterais savoir, au-delà du soutien des maires des Baux, de Cabannes, d’Eyragues, de Rognes, de la Roque d’Anthéron et de Verquières, soit 6 maires, qui sont les 10 autres maires qui te « suivent dans cette démarche ».

D’autre part, on peut découvrir, toujours page 2 de ce document, un texte signé par Mme Cecchi qui nous dit que : « nous, les Saint-Rémois, pour n’avoir pas eu le courage de résister et de s’opposer à la pression politique, nous avons perdu les élections municipales. » La formule étant obscure, elle mérite pour le moins quelques explications. Cela signifie-t-il que, lors des élections municipales perdues par l’UMP en 2005 à Saint-Rémy, le choix de la tête de liste (ou de la liste), en l’occurrence Jean-Luc Chanéac, effectué par le député Léon Vachet et les instances de l’UMP, n’était pas le bon ? Merci de nous fournir des explications.

Dernière chose, la réponse apportée à ma question sur mon blog concernant la date des élections municipales me semble insuffisamment précise. Je me permets donc de la reformuler : en cas d’élection à l’Assemblée, si un texte de loi prévoyant l’avancée des élections municipales est soumis au vote, est-ce que tu le voteras ?

Merci d’avance pour tes réponses.
A très bientôt.

Jacky Gérard sur le plateau de la Petite Crau

Comme chaque lundi de Pentecôte a eu lieu à Saint-Rémy la traditionnelle Transhumance, événement incontournable de notre commune. Les innombrables moutons qui défilent sur le Cours attirent des milliers de spectateurs et offrent à Saint-Rémy une visibilité médiatique considérable.

Le candidat pour la 15e circonscription, Jacky Gérard, était présent pour le repas en plein air sur le plateau de la Petite Crau. Il a à cette occasion à nouveau rencontré les Saint-Rémois et évoqué avec eux les grands sujets qui leur tiennent à cœur.

Jacky Gérard viendra à nouveau à Saint-Rémy le jeudi 7 juin à 19h, salle Jean-Macé, pour une réunion publique, à laquelle je vous invite chaleureusement.

Jacky Gérard inaugure son local de campagne

Plus de 200 personnes se sont rassemblées lundi soir à Châteaurenard, lors de l’inauguration du local qui sera la permanence du candidat Jacky Gérard pendant toute la campagne électorale.

De nombreux élus étaient présents : Jean-Noël Guérini, sénateur et président du Conseil général, Daniel Conte, premier vice-président du Conseil général et maire de Mallemort, André Guinde, président du groupe socialiste au Conseil général, ainsi que les maires de Plan d’Orgon, Saint-Andiol, Noves, Saint-Rémy, Charleval. M. Darrouzes, président de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône et maire de Lamanon et M. Pélissier, maire d’Eygalières étaient excusés.

Jacky Gérard nous a détaillé les raisons pour lesquelles il a souhaité s’engager dans cette campagne législative. Maire de sa commune depuis 1983, il est un élu local de proximité qui connaît parfaitement le terrain et les problèmes liés à la vie quotidienne de ses concitoyens. Conseiller général depuis près de 10 ans, délégué à l’environnement, il a à ce titre sillonné l’ensemble du département et plus particulièrement les zones rurales des 35 communes qui composent la 15e circonscription. Il a entre autres une parfaite connaissance du massif des Alpilles, ce qui lui a permis d’agir avec efficacité pour favoriser la création du PNR. Pour toutes ces raisons, il pense pouvoir s’engager avec efficacité au service des communes et des habitants de la circonscription.

Ensuite, Michèle Allard, maire de Saint-Andiol, nous a fait part des raisons qui l’ont poussée à s’engager en tant que suppléante aux côtés du candidat Jacky Gérard.

Enfin, pour clôturer ces interventions, Jean-Noël Guérini a lancé un vibrant appel au rassemblement de toutes les forces progressistes derrière Jacky Gérard. Le président du Conseil général, fort de 30 ans d’expérience et de vie politique, est persuadé que la division de l’UMP peut réserver de bonnes surprises pour le candidat socialiste. Il imagine Jacky Gérard en tête le 10 juin, jour du premier tour, et pense qu’ensuite, s’appuyant sur cette dynamique, il pourra réussir à être élu le 17 juin.

Cette soirée s’est conclue par un apéritif bien mérité au vu de la chaleur étouffante qui régnait dans le local.

Echos de campagne

J’ai souhaité m’engager fortement aux côtés de mon ami Jacky Gérard.
Les militants saint-rémois ont commencé à distribuer dans toutes les boîtes aux lettres de la ville un appel à voter pour notre candidat que vous trouverez ici.

Mercredi 23, le candidat Jacky Gérard et sa suppléante Michèle Allard étaient présents sur le marché entre 10h et 12h accompagnés par les élus municipaux, Yves Faverjon, Maria Calot et moi-même. L’accueil des Saint-Rémois a été sympathique et chaleureux. Les questions, remarques, interpellations auprès des candidats ont concerné prioritairement les problèmes de logement, d’emploi et de pouvoir d’achat.

Nous donnons rendez-vous aux personnes intéressées le 7 juin pour une grande réunion publique, salle Jean Macé à Saint-Rémy.

Nouveau revirement sur le calendrier des élections municipales ?

Le calendrier des élections municipales, cantonales et sénatoriales a été modifié en 2005 (lois publiées au JO du 16 décembre). En 2005, majorité et opposition s’étaient alors accordé sur la nécessité de reporter certaines élections pour éviter une concentration de scrutins en 2007.

Les municipales, qui auraient dû avoir lieu en 2007, ont ainsi été repoussées d’un an. Alors que plusieurs proches du président de l’UMP se prononçaient fin 2006 pour un avancement à l’automne 2007 de ces élections, Nicolas Sarkozy a assuré devant le 89e congrès des maires de France : « Après avoir mûrement réfléchi, j’ai décidé que le calendrier des élections municipales, cantonales et sénatoriales ne sera pas modifié ». Cette déclaration date de novembre 2006, il y a six mois !

Une dépêche de l’AFP nous informe maintenant de la possibilité de décaler ces élections à l’automne. Les dates sont d’ailleurs déjà données, 20 et 27 octobre, c’est dire si ce projet est déjà avancé !

Les faits parlent d’eux-mêmes, je ne commenterai donc pas ces revirements incessants, ces engagements qui ne peuvent jamais être crus, qui laissent, vous l’imaginez bien, les élus locaux dans de grandes difficultés, lorsqu’ils gèrent des collectivités, des budgets, des projets, qui, eux, ne changent pas au gré des saisons…

J’interpelle ici publiquement les candidats à la députation de la 15e circonscription. La question est simple : êtes-vous, oui ou non, favorable à un nouveau changement de la date des élections municipales ? Votre réponse intéresse les 700 élus municipaux qui représentent les 35 communes de la circonscription. Avec votre accord, je diffuserai sur mon blog les réponses reçues, afin que chaque citoyen puisse en prendre connaissance.

« Je vais réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect. »

« Le peuple français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les habitudes et les comportements du passé. Je vais donc réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect. » (discours de Nicolas Sarkozy, le 6 mai au soir.)

Le lendemain de cette déclaration, Nicolas Sarkozy est parti en croisière sur un yacht à 200 000 € la semaine. Il a souhaité ainsi « prendre du recul pour habiter la fonction présidentielle » !

Cette croisière luxueuse a inspiré un certain nombre de commentaires. Au-delà des journaux habituellement critiques : le Canard enchaîné « Ca commence Malte !« , Libération « Boat people« , des médias plus proches du Président ont fait des commentaires peu amènes. La Provence : « c’est au minimum une faute de goût, et au pire une erreur politique« . Et Gilles Dauxerre, éditorialiste de la Provence, de poursuivre : « Dans un pays qui a toujours un problème avec l’argent et qui soupçonne facilement les élus de toutes les collusions, la croisière de Nicolas Sarkozy, au large de Malte, sur un yacht appartenant au groupe Bolloré fait désordre (…). Le discours sur le travail, l’effort, la morale, cadre mal avec ce début de quinquennat trop clinquant« .

Concernant Nicolas Sarkozy, François Bayrou (voir billet du 27/04) s’inquiétait « de sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques”. Voici donc le premier geste de Nicolas Sarkozy, qui confirme cette collusion. Il part en croisière sur le yacht de M. Bolloré, propriétaire, entre autres, du groupe Havas et de l’institut de sondage CSA…

Quand on est élu à des postes de responsabilité, il me semble qu’il faut avoir un minimum de rigueur. Maire d’une commune soumise à une très forte pression foncière, que penseraient les Saint-Rémois si j’acceptais tels ou tels avantages en nature de la part de promoteurs ou d’entrepreneurs du BTP (ces propositions sont fréquentes : invitations à des concerts, des spectacles, des opéras, des « séminaires » prétextes à des voyages luxueux) ? Les habitants, et en particulier ceux qui sont à la recherche d’un emploi ou d’un logement, pourraient légitimement s’interroger. De la même façon, en tant que rapporteur du budget au Conseil général, je reçois de multiples propositions de la part des banques. Personnellement, je me suis donné comme ligne de conduite de n’accepter que les déjeuners de travail, et si possible à Saint-Rémy, de façon à faire travailler les commerces locaux. Petite anecdote sur ce sujet : en 2005, un promoteur immobilier m’a fait déposer une caisse de champagne sur mon bureau. Je l’ai faite porter à l’hôpital local et ai répondu (par écrit, afin qu’il en reste une trace…) à ce promoteur que les résidents de l’hôpital le remerciaient de la délicate attention qu’il avait eue à leur égard !

Car évidemment, lorsque l’on accepte des avantages, des cadeaux, il est bien difficile de refuser ensuite un service demandé par le donateur de la veille. Si des privatisations sont, par exemple, réalisées dans les prochains mois et que Bolloré fait partie des bénéficiaires, nous pourrons très légitimement nous interroger sur d’éventuels services rendus !

Nicolas Sarkozy est un homme politique qui n’a jamais caché ses relations étroites avec les médias, les grandes entreprises, les people, qui gravitent autour de la politique avec le risque plus ou moins consenti (et mutuel) de s’y confondre. Berlusconi, qui a toujours ignoré les frontières saines et morales, qui doivent exister entre le monde de l’entreprise, les médias et la politique, constate lui-même : « Il m’a pris comme modèle. Comme moi, il veut changer la vieille politique« .

Nicolas Sarkozy a parlé de la France qui souffre, qui se lève tôt, qui travaille dur, de la France « exaspérée ». Je ne crois pas que cet épisode renverse la tendance, et permette à la France de reprendre espoir. Bien au contraire !

Les résultats dans le triangle Rhône-Durance-Alpilles

Dans le triangle Rhône-Durance-Alpilles, sur les 22 commmunes que compte cette zone, Nicolas Sarkozy franchit la part des 60 % dans l’ensemble des communes. Il dépasse même les 70 % dans cinq d’entre elles. Il se situe entre 65 et 70 % dans dix autres et réalise un score inférieur à 65 % dans les six dernières. Les scores les moins importants ont été obtenus dans les communes de Noves (60,74 %) et Saint-Rémy-de-Provence (62,75 %).
La Provence, dans son édition du 7 mai, constate ainsi « la résistance de Saint-Rémy » à la vague bleue qui a déferlé dans le Pays d’Arles. Avec un score de plus de 62 %, ce commentaire peut paraître surprenant. Mais à la lecture des chiffres, ce sont bien dans les deux communes de gauche que les scores du candidat de l’UMP sont les plus faibles.

Tous les chiffres :
Noves 60,94 %
Saint-Rémy-de-Provence 62,75 %
Tarascon 63,13 %
Sénas 63,84 %
Mas-Blanc 64,10 %
Cabannes 64,37 %
Eygalières 64,94 %
Plan d’Orgon 65,55 %
Saint-Andiol 65,74 %
Châteaurenard 66,16 %
Barbentane 66,26 %
Graveson 66,80 %
Eyguières 66,91 %
Saint-Etienne-du-Grès 68,05 %
Eyragues 68,31 %
Verquières 68,44 %
Mollèges 68,47 %
Maillane 70,13 %
Boulbon 71,51 %
Rognonas 72,21 %
Les Baux-de-Provence 73,05 %
Mezoargues 80 %

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