Le nouveau député de la 15e circonscription
- Par Hervé Chérubini » 17 juin 2007 » Mémoire des élections 2007
D’après les informations que je peux avoir, qui ne sont pas des résultats officiels, Bernard Reynès serait élu député avec 61,6 % des voix.
Manifestement, le fait d’arriver en tête au premier tour et le désir de renouvellement ont fortement joué, puisque le candidat élu progresse de 34 % alors que le député sortant de seulement 12 à 13 %.
On savait malheureusement depuis dimanche dernier qu’il y aurait un député UMP dans cette circonscription. Au vu des résultats nationaux, on regrette d’autant plus l’absence d’un candidat de gauche au second tour. J’adresse mes félicitations les plus républicaines au vainqueur de ce duel particulier… et je donne rendez-vous à toutes les électrices et à tous les électeurs pour les prochaines élections municipales. Il est certain au vu de ce que j’ai pu entendre au cours de cette journée électorale que les divisions au sein du clan UMP laisseront des traces, nous en reparlerons…
Participation – 10 %, nuls 14,68 %, Reynès 67,42 %, Vachet 32,57 %
- Par Hervé Chérubini » 17 juin 2007 » Mémoire des élections 2007
Dans la 15e circonscription des Bouches-du-Rhône, ce deuxième tour était particulier, puisqu’il opposait deux candidats UMP.
Alors qu’au premier tour, on a dénombré 61,19 % de votants, ils n’étaient plus que 51,82 % au second tour, soit une augmentation de près de 10 points de l’abstention. On assiste également à une augmentation (très prévisible !) des bulletins nuls qui passent de 2,18 % à 14,68 %.
Concernant les deux candidats UMP, nous retrouvons à un point près les proportions du premier tour :
- lors du premier tour, M. Vachet a obtenu 844 voix et M. Reynes 1645 soit 33,9 % pour le premier et 66,1 % pour le second,
- au deuxième tour, les résultats sont 32,57 % pour Léon Vachet et 67,42 % pour Bernard Reynès.
L’écart est donc sensiblement le même.
A l’heure où j’écris ces lignes, il paraît à peu près certain que M. Bernard Reynès sera le futur député de la 15e circonscription des Bouches-du-Rhône.
A 20 h 05, il semblerait également que Michel Vauzelle soit élu député et qu’au niveau national, il y ait environ 200 députés socialistes. La vague bleue est moins importante que prévu.
Les résultats du second tour des élections législatives à Saint-Rémy
- Par Hervé Chérubini » 17 juin 2007 » Mémoire des élections 2007
Je vous livre les chiffres de la commune de Saint-Rémy, fournis par les services municipaux.
Inscrits : 7728
Votants : 4005 soit 51,82 %
Abstentions : 48,18 %
Blancs/Nuls : 14,68 %
Bernard REYNES : 2304 voix
soit 67,42 % des suffrages exprimés et 29,81 % des inscrits
Léon Vachet : 1113 voix
soit 32,57 % des suffrages exprimés et 14,4 % des inscrits
Si j’avais été candidat
- Par Hervé Chérubini » 15 juin 2007 » Mémoire des élections 2007
Beaucoup de gens me disent que j’aurais dû être candidat, que cela aurait permis d’avoir une triangulaire et de gagner la circonscription.
Soyons clair, il n’en est rien.
Tout d’abord, si j’avais été candidat dans les mêmes conditions que Jacky Gérard (avec 4 semaines de campagne), je n’aurais certainement pas fait mieux que lui.
Et quand bien même un autre candidat ou moi-même aurait été candidat avec plusieurs mois pour se préparer, il n’y aurait pas eu de toute façon de triangulaire. En effet, Jean-Claude Gaudin et les responsables de l’UMP n’auraient pas abandonné à la gauche une circonscription naturellement à droite. L’un des deux candidats UMP à la députation aurait été poussé au retrait ou au désistement. Nous nous serions retrouvés dans le schéma que nous avons connu en 2002 : UMP 58 % et PS 42 % au second tour.
En conclusion, il n’y a pas de regret à avoir, particulièrement dans le contexte actuel de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence et de la vague bleue qui s’ensuit. Cette circonscription était ingagnable (voir à ce sujet mon commentaire sur les réactions à mon dernier billet).
Pourquoi Jacky Gérard n’est pas au second tour ?
- Par Hervé Chérubini » 11 juin 2007 » Mémoire des élections 2007
Le code électoral prévoit que pour figurer au second tour un candidat doit remplir l’une des conditions suivantes :
- soit réunir un nombre de voix supérieur ou égal à 12,5 % des inscrits,
- soit être classé second, si un seul candidat répond au critère indiqué ci-dessus.
La 15e circonscription des Bouches-du-Rhône compte 100 081 inscrits. Il faut donc réunir au moins 12 510 voix pour être présent au second tour.
Léon Vachet, avec 16 524 voix, et Bernard Reynès, avec 16 658 voix, sont les seuls candidats qui répondent au critère des 12,5 %.
Jacky Gérard totalise 10 965 voix, soit 10,96 % des inscrits. Il lui manque donc 1546 voix pour être présent au second tour.
Un vote territorialisé
- Par Hervé Chérubini » 11 juin 2007 » Mémoire des élections 2007
La 15e circonscription des Bouches-de-Rhône compte 35 communes et s’étend d’est en ouest sur plus de 80 km, le long de la vallée de la Durance, traversant 6 cantons.
L’immensité de ce territoire a provoqué un éclatement des votes qui a abouti à des résultats « territorialisés », avec un bonus certain aux élus et aux maires en particulier dans leur commune ou leur zone d’influence. Sur le plan politique, cette circonscription confirme son ancrage très à droite puisque, comme en 1993, il n’y aura malheureusement pas de candidat de gauche au second tour.
Le député sortant Léon Vachet est en tête dans 12 communes de la circonscription, principalement dans les cantons « centraux » de Mallemort et de Pélissanne. Bernard Reynès arrive premier dans 18 communes du Pays d’Arles, cantons de Châteaurenard, d’Orgon et de Saint-Rémy (sauf dans la commune du Paradou). Jacky Gérard, quant à lui, fait le plein des voix dans son canton, où il devance tous les autres candidats dans 5 des 6 communes de l’est de la circonscription. Malheureusement, ce très bon score obtenu dans la zone où il est élu conseiller général ne compense pas les très mauvais scores réalisés en Pays d’Arles.
Les deux candidats UMP arrivent aux deux premières places dans toutes les communes du canton de Châteaurenard : Barbentane, Châteaurenard, Eyragues, Graveson, Noves et Rognonas ; Jacky Gérard se classe dans ce canton à la 3e ou 4e place.
Les deux candidats UMP sont également en tête dans 7 des 8 communes du canton d’Orgon : Cabannes, Eygalières, Mollégès, Orgon, Plan d’Orgon, Sénas, ainsi que Verquières. Seul dans la commune de Saint-Andiol, où Michèle Allard, maire, était suppléante de Jacky Gérard, celui-ci arrive en seconde position.
Même chose dans le canton de Saint-Rémy, où les deux candidats UMP sont en tête partout, sauf dans la commune de Saint-Rémy-de-Provence, où Jacky Gérard se place en seconde position.
Dans un prochain billet, dès que j’aurai reçu les résultats commune par commune, j’apporterai d’autres commentaires.
Jacky Gérard ne sera pas au second tour
- Par Hervé Chérubini » 10 juin 2007 » Mémoire des élections 2007
Je vous confirme que Jacky Gérard est éliminé dès le premier tour, car il n’a pas recueilli les nombre de voix nécessaires (12,5 % des inscrits) pour accéder au second tour. Bien évidemment, je suis particulièrement déçu tant pour l’homme et ses qualités que pour les valeurs qu’il représente.
J’apporterai ici d’autres commentaires demain quand j’aurai pris connaissance des résultats détaillés des 35 communes de la circonscription.
Résultat en attente sur la circonscription
- Par Hervé Chérubini » 10 juin 2007 » Mémoire des élections 2007
A l’heure où j’écris ces lignes, 20h50, il est très difficile de donner les résultats sur la circonscription car les scores sont très disparates. Jacky Gérard est en tête dans son canton (partie Est de la circonscription) ; Bernard Reynès est en tête sur les cantons de Châteaurenard et Saint-Rémy ; Léon Vachet, quant à lui, est en tête dans la partie centrale de la 15e circonscription (Mouriès, Lamanon, Mallemort).
Au vu de la faible participation (à Saint-Rémy, nous avons constaté une baisse de la participation de près de 25 % par rapport aux deux tours de la présidentielle !), il semblerait, mais cela reste à confirmer, que l’on puisse avoir un 2e tour opposant les deux candidats UMP…
Je vous donne rendez-vous dans quelques dizaines de minutes.
Les résultats du premier tour des législatives à Saint-Rémy
- Par Hervé Chérubini » 10 juin 2007 » Mémoire des élections 2007
Je vous livre les chiffres de la commune de Saint-Rémy, fournis par les services municipaux.
Inscrits : 7728
Votants : 4729 soit 61,19 %
Abstentions : 38,81 %
Blancs/Nuls : 2,17 %
Bernard REYNES : 1645 voix soit 35,55 %
Jacky GERARD : 929 voix soit 20,08 %
Léon VACHET : 844 voix soit 18,24 %
Caroline REYRE : 228 voix soit 4,92 %
Jacques ROUSSET : 213 voix soit 4,60 %
Françoise JUPITER : 205 voix soit 4,43 %
Francis MAURIN : 191 voix soit 4,12 %
Audrey MACHART : 110 voix soit 2,37 %
David GOURBEAULT : 100 voix soit 2,16 %
Pierre VIDAL : 70 voix soit 1,51 %
Jocelyne GAYVALLET : 36 voix soit 0,77 %
Marc-Antoine SEYMARD : 35 voix soit 0,75 %
Michel POZZETTO : 20 voix soit 0,43 %
Mireille BARTHELEMY : 0 voix
Elvire DEBUTTE : 0 voix
Jacky Gérard, un nécessaire équilibre démocratique
- Par Hervé Chérubini » 5 juin 2007 » Mémoire des élections 2007
Au premier tour des élections présidentielles, Nicolas Sarkozy a capté un peu moins d’un tiers des voix, Ségolène Royal un peu plus d’un quart, et François Bayrou un peu moins d’un cinquième. A eux trois, ces « gros » candidats représentaient les trois quarts des Français.
Au vu de ces résultats, il serait anormal que les élections législatives dotent l’UMP de 450 fauteuils sur 577 à l’Assemblée nationale, soit 77 % des députés, comme les sondages récents le laissent présager. Nous aurions alors un Président UMP, un premier ministre UMP, un gouvernement très largement UMP, une Assemblée nationale UMP, un Sénat UMP… et je ne parle même pas du soutien implicite de nombreux grands médias.
Que l’UMP puisse rafler plus des trois quarts des fauteuils pose donc un grave problème de démocratie et de représentativité. On l’a bien vu lors des décennies passées : une majorité écrasante au pouvoir a toujours entraîné de graves crises, notamment sociales – on ne citera que les grèves de 1995 sous le gouvernement Juppé et la crise du CPE en 2006.
Pour la vitalité de la démocratie, il est indispensable que face à l’UMP une opposition conséquente puisse jouer un rôle de garde-fou et ne pas se cantonner à de la figuration. Les lois que l’UMP veut faire voter dès cet été, augurant des conséquences inquiétantes pour le pays, l’imposent également.
La gauche peut tenir ce rôle-là. Dans notre circonscription, elle est représentée par Jacky GERARD, maire de Saint-Cannat et conseiller général des Bouches-du-Rhône, et sa suppléante Michèle ALLARD, maire de Saint-Andiol. Je vous invite à découvrir leur site Internet officiel www.jackygerard.info.

Jacky Gérard, lors de l’inauguration de son local de campagne, avec Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, et moi-même.
Lettre ouverte au candidat Bernard Reynès
- Par Hervé Chérubini » 31 mai 2007 » Mémoire des élections 2007
J’ai lu avec attention ton deuxième journal de campagne.
Je lis, page 2, concernant ta décision de te présenter aux élections législatives : « J’ai été spontanément suivi dans cette démarche par plus de 15 maires UMP et divers droite de la circonscription. » « plus de 15 » signifie au moins 16 ! Etant moi-même maire de la circonscription et soutenant un autre candidat, je souhaiterais savoir, au-delà du soutien des maires des Baux, de Cabannes, d’Eyragues, de Rognes, de la Roque d’Anthéron et de Verquières, soit 6 maires, qui sont les 10 autres maires qui te « suivent dans cette démarche ».
D’autre part, on peut découvrir, toujours page 2 de ce document, un texte signé par Mme Cecchi qui nous dit que : « nous, les Saint-Rémois, pour n’avoir pas eu le courage de résister et de s’opposer à la pression politique, nous avons perdu les élections municipales. » La formule étant obscure, elle mérite pour le moins quelques explications. Cela signifie-t-il que, lors des élections municipales perdues par l’UMP en 2005 à Saint-Rémy, le choix de la tête de liste (ou de la liste), en l’occurrence Jean-Luc Chanéac, effectué par le député Léon Vachet et les instances de l’UMP, n’était pas le bon ? Merci de nous fournir des explications.
Dernière chose, la réponse apportée à ma question sur mon blog concernant la date des élections municipales me semble insuffisamment précise. Je me permets donc de la reformuler : en cas d’élection à l’Assemblée, si un texte de loi prévoyant l’avancée des élections municipales est soumis au vote, est-ce que tu le voteras ?
Merci d’avance pour tes réponses.
A très bientôt.
Jacky Gérard sur le plateau de la Petite Crau
- Par Hervé Chérubini » 30 mai 2007 » Mémoire des élections 2007
Comme chaque lundi de Pentecôte a eu lieu à Saint-Rémy la traditionnelle Transhumance, événement incontournable de notre commune. Les innombrables moutons qui défilent sur le Cours attirent des milliers de spectateurs et offrent à Saint-Rémy une visibilité médiatique considérable.
Le candidat pour la 15e circonscription, Jacky Gérard, était présent pour le repas en plein air sur le plateau de la Petite Crau. Il a à cette occasion à nouveau rencontré les Saint-Rémois et évoqué avec eux les grands sujets qui leur tiennent à cœur.


Jacky Gérard viendra à nouveau à Saint-Rémy le jeudi 7 juin à 19h, salle Jean-Macé, pour une réunion publique, à laquelle je vous invite chaleureusement.
Jacky Gérard inaugure son local de campagne
- Par Hervé Chérubini » 24 mai 2007 » Mémoire des élections 2007
Plus de 200 personnes se sont rassemblées lundi soir à Châteaurenard, lors de l’inauguration du local qui sera la permanence du candidat Jacky Gérard pendant toute la campagne électorale.
De nombreux élus étaient présents : Jean-Noël Guérini, sénateur et président du Conseil général, Daniel Conte, premier vice-président du Conseil général et maire de Mallemort, André Guinde, président du groupe socialiste au Conseil général, ainsi que les maires de Plan d’Orgon, Saint-Andiol, Noves, Saint-Rémy, Charleval. M. Darrouzes, président de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône et maire de Lamanon et M. Pélissier, maire d’Eygalières étaient excusés.
Jacky Gérard nous a détaillé les raisons pour lesquelles il a souhaité s’engager dans cette campagne législative. Maire de sa commune depuis 1983, il est un élu local de proximité qui connaît parfaitement le terrain et les problèmes liés à la vie quotidienne de ses concitoyens. Conseiller général depuis près de 10 ans, délégué à l’environnement, il a à ce titre sillonné l’ensemble du département et plus particulièrement les zones rurales des 35 communes qui composent la 15e circonscription. Il a entre autres une parfaite connaissance du massif des Alpilles, ce qui lui a permis d’agir avec efficacité pour favoriser la création du PNR. Pour toutes ces raisons, il pense pouvoir s’engager avec efficacité au service des communes et des habitants de la circonscription.
Ensuite, Michèle Allard, maire de Saint-Andiol, nous a fait part des raisons qui l’ont poussée à s’engager en tant que suppléante aux côtés du candidat Jacky Gérard.
Enfin, pour clôturer ces interventions, Jean-Noël Guérini a lancé un vibrant appel au rassemblement de toutes les forces progressistes derrière Jacky Gérard. Le président du Conseil général, fort de 30 ans d’expérience et de vie politique, est persuadé que la division de l’UMP peut réserver de bonnes surprises pour le candidat socialiste. Il imagine Jacky Gérard en tête le 10 juin, jour du premier tour, et pense qu’ensuite, s’appuyant sur cette dynamique, il pourra réussir à être élu le 17 juin.
Cette soirée s’est conclue par un apéritif bien mérité au vu de la chaleur étouffante qui régnait dans le local.
Echos de campagne
J’ai souhaité m’engager fortement aux côtés de mon ami Jacky Gérard.
Les militants saint-rémois ont commencé à distribuer dans toutes les boîtes aux lettres de la ville un appel à voter pour notre candidat que vous trouverez ici.
Mercredi 23, le candidat Jacky Gérard et sa suppléante Michèle Allard étaient présents sur le marché entre 10h et 12h accompagnés par les élus municipaux, Yves Faverjon, Maria Calot et moi-même. L’accueil des Saint-Rémois a été sympathique et chaleureux. Les questions, remarques, interpellations auprès des candidats ont concerné prioritairement les problèmes de logement, d’emploi et de pouvoir d’achat.
Nous donnons rendez-vous aux personnes intéressées le 7 juin pour une grande réunion publique, salle Jean Macé à Saint-Rémy.
Nouveau revirement sur le calendrier des élections municipales ?
- Par Hervé Chérubini » 16 mai 2007 » Mémoire des élections 2007
Le calendrier des élections municipales, cantonales et sénatoriales a été modifié en 2005 (lois publiées au JO du 16 décembre). En 2005, majorité et opposition s’étaient alors accordé sur la nécessité de reporter certaines élections pour éviter une concentration de scrutins en 2007.
Les municipales, qui auraient dû avoir lieu en 2007, ont ainsi été repoussées d’un an. Alors que plusieurs proches du président de l’UMP se prononçaient fin 2006 pour un avancement à l’automne 2007 de ces élections, Nicolas Sarkozy a assuré devant le 89e congrès des maires de France : « Après avoir mûrement réfléchi, j’ai décidé que le calendrier des élections municipales, cantonales et sénatoriales ne sera pas modifié ». Cette déclaration date de novembre 2006, il y a six mois !
Une dépêche de l’AFP nous informe maintenant de la possibilité de décaler ces élections à l’automne. Les dates sont d’ailleurs déjà données, 20 et 27 octobre, c’est dire si ce projet est déjà avancé !
Les faits parlent d’eux-mêmes, je ne commenterai donc pas ces revirements incessants, ces engagements qui ne peuvent jamais être crus, qui laissent, vous l’imaginez bien, les élus locaux dans de grandes difficultés, lorsqu’ils gèrent des collectivités, des budgets, des projets, qui, eux, ne changent pas au gré des saisons…
J’interpelle ici publiquement les candidats à la députation de la 15e circonscription. La question est simple : êtes-vous, oui ou non, favorable à un nouveau changement de la date des élections municipales ? Votre réponse intéresse les 700 élus municipaux qui représentent les 35 communes de la circonscription. Avec votre accord, je diffuserai sur mon blog les réponses reçues, afin que chaque citoyen puisse en prendre connaissance.
« Je vais réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect. »
- Par Hervé Chérubini » 9 mai 2007 » Mémoire des élections 2007
« Le peuple français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les habitudes et les comportements du passé. Je vais donc réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect. » (discours de Nicolas Sarkozy, le 6 mai au soir.)
Le lendemain de cette déclaration, Nicolas Sarkozy est parti en croisière sur un yacht à 200 000 € la semaine. Il a souhaité ainsi « prendre du recul pour habiter la fonction présidentielle » !
Cette croisière luxueuse a inspiré un certain nombre de commentaires. Au-delà des journaux habituellement critiques : le Canard enchaîné « Ca commence Malte !« , Libération « Boat people« , des médias plus proches du Président ont fait des commentaires peu amènes. La Provence : « c’est au minimum une faute de goût, et au pire une erreur politique« . Et Gilles Dauxerre, éditorialiste de la Provence, de poursuivre : « Dans un pays qui a toujours un problème avec l’argent et qui soupçonne facilement les élus de toutes les collusions, la croisière de Nicolas Sarkozy, au large de Malte, sur un yacht appartenant au groupe Bolloré fait désordre (…). Le discours sur le travail, l’effort, la morale, cadre mal avec ce début de quinquennat trop clinquant« .
Concernant Nicolas Sarkozy, François Bayrou (voir billet du 27/04) s’inquiétait « de sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques”. Voici donc le premier geste de Nicolas Sarkozy, qui confirme cette collusion. Il part en croisière sur le yacht de M. Bolloré, propriétaire, entre autres, du groupe Havas et de l’institut de sondage CSA…
Quand on est élu à des postes de responsabilité, il me semble qu’il faut avoir un minimum de rigueur. Maire d’une commune soumise à une très forte pression foncière, que penseraient les Saint-Rémois si j’acceptais tels ou tels avantages en nature de la part de promoteurs ou d’entrepreneurs du BTP (ces propositions sont fréquentes : invitations à des concerts, des spectacles, des opéras, des « séminaires » prétextes à des voyages luxueux) ? Les habitants, et en particulier ceux qui sont à la recherche d’un emploi ou d’un logement, pourraient légitimement s’interroger. De la même façon, en tant que rapporteur du budget au Conseil général, je reçois de multiples propositions de la part des banques. Personnellement, je me suis donné comme ligne de conduite de n’accepter que les déjeuners de travail, et si possible à Saint-Rémy, de façon à faire travailler les commerces locaux. Petite anecdote sur ce sujet : en 2005, un promoteur immobilier m’a fait déposer une caisse de champagne sur mon bureau. Je l’ai faite porter à l’hôpital local et ai répondu (par écrit, afin qu’il en reste une trace…) à ce promoteur que les résidents de l’hôpital le remerciaient de la délicate attention qu’il avait eue à leur égard !
Car évidemment, lorsque l’on accepte des avantages, des cadeaux, il est bien difficile de refuser ensuite un service demandé par le donateur de la veille. Si des privatisations sont, par exemple, réalisées dans les prochains mois et que Bolloré fait partie des bénéficiaires, nous pourrons très légitimement nous interroger sur d’éventuels services rendus !
Nicolas Sarkozy est un homme politique qui n’a jamais caché ses relations étroites avec les médias, les grandes entreprises, les people, qui gravitent autour de la politique avec le risque plus ou moins consenti (et mutuel) de s’y confondre. Berlusconi, qui a toujours ignoré les frontières saines et morales, qui doivent exister entre le monde de l’entreprise, les médias et la politique, constate lui-même : « Il m’a pris comme modèle. Comme moi, il veut changer la vieille politique« .
Nicolas Sarkozy a parlé de la France qui souffre, qui se lève tôt, qui travaille dur, de la France « exaspérée ». Je ne crois pas que cet épisode renverse la tendance, et permette à la France de reprendre espoir. Bien au contraire !
Les résultats dans le triangle Rhône-Durance-Alpilles
- Par Hervé Chérubini » 7 mai 2007 » Mémoire des élections 2007
Dans le triangle Rhône-Durance-Alpilles, sur les 22 commmunes que compte cette zone, Nicolas Sarkozy franchit la part des 60 % dans l’ensemble des communes. Il dépasse même les 70 % dans cinq d’entre elles. Il se situe entre 65 et 70 % dans dix autres et réalise un score inférieur à 65 % dans les six dernières. Les scores les moins importants ont été obtenus dans les communes de Noves (60,74 %) et Saint-Rémy-de-Provence (62,75 %).
La Provence, dans son édition du 7 mai, constate ainsi « la résistance de Saint-Rémy » à la vague bleue qui a déferlé dans le Pays d’Arles. Avec un score de plus de 62 %, ce commentaire peut paraître surprenant. Mais à la lecture des chiffres, ce sont bien dans les deux communes de gauche que les scores du candidat de l’UMP sont les plus faibles.
Tous les chiffres :
Noves 60,94 %
Saint-Rémy-de-Provence 62,75 %
Tarascon 63,13 %
Sénas 63,84 %
Mas-Blanc 64,10 %
Cabannes 64,37 %
Eygalières 64,94 %
Plan d’Orgon 65,55 %
Saint-Andiol 65,74 %
Châteaurenard 66,16 %
Barbentane 66,26 %
Graveson 66,80 %
Eyguières 66,91 %
Saint-Etienne-du-Grès 68,05 %
Eyragues 68,31 %
Verquières 68,44 %
Mollèges 68,47 %
Maillane 70,13 %
Boulbon 71,51 %
Rognonas 72,21 %
Les Baux-de-Provence 73,05 %
Mezoargues 80 %
Deux décennies d’élections à Saint-Rémy
- Par Hervé Chérubini » 6 mai 2007 » Mémoire des élections 2007
Elu municipal à Saint-Rémy depuis près de 20 ans, j’ai archivé les résultats électoraux de tous les scrutins sur cette période. L’analyse de ces deux décennies me conduit à plusieurs constats :
1°) Depuis 1988, les Saint-Rémois votent à droite aux élections présidentielles, sans exception au 1er et au 2e tour (1988, 1995, 2002, 2007).
2°) Ils font de même aux élections législatives (1988, 1993, 2002), à l’exception de 1997 (cas particulier, le maire de la commune étant candidat, il a bénéficié des traditionnelles « voix du maire » : électeurs qui votent la proximité, en faveur du candidat qu’ils connaissent ; même si le candidat PS a été battu sur la circonscription).
3°) Ils votent plutôt à gauche aux élections locales : aux municipales (1989 : Pampaloni, 1995 : Chérubini, 2001 : Palix, 2005 : Chérubini), aux régionales et cantonales (en 1992 : Gaudin / Pampaloni, en 1998 et 2004 : Vauzelle / Chérubini). Depuis 1995, six des sept consultations locales ont été remportées par des candidats de gauche.
4°) Sur la période (à une exception près, les années 2001-2004, mandat de M. Palix), les Saint-Rémois ont toujours choisi un maire « en opposition » au Président de la République. De 1989 à 1995, M. Pampaloni a effectué son mandat pendant la présidence de M. Mitterrand. En 1995, alors que la présidence basculait à droite en mai avec l’élection de M. Chirac, Saint-Rémy faisait l’inverse en juin, un mois plus tard !, en choisissant la liste Chérubini. Début 2005, les Saint-Rémois ont à nouveau voté aux élections municipales, a contrario de ce qu’ils avaient choisi aux présidentielles de 2002.
5°) Concernant les élections européennes, le choix des Saint-Rémois est particulièrement surprenant et complètement disparate. Ils ont placé en tête : la droite (Baudis) et les divers gauche (Tapie) en 1994, les chasseurs (CPNT) et le PS en 1999, le PS et l’UMP en 2004 !!!
En résumé, on peut dire que depuis 20 ans, les électeurs saint-rémois votent à droite aux élections nationales (présidentielles, législatives), de manière très diverse aux élections européennes et plutôt à gauche (surtout depuis 1995) aux élections locales.
Nicolas Sarkozy est donc élu président de la République. Il réalise un très bon score à Saint-Rémy (62,75 %) se rapprochant ainsi des 63,28 % que j’avais obtenus au cantonales 2004 !!…
Résultats du second tour
- Par Hervé Chérubini » 6 mai 2007 » Mémoire des élections 2007
A 20h ce soir, les médias ont annoncé les premières estimations du second tour de l’élection présidentielle, confirmant la victoire annoncée de Nicolas Sarkozy.
Je vous livre les chiffres de la commune de Saint-Rémy, fournis par les services municipaux :
Inscrits : 7675
Votants : 6643
Exprimés : 6349
Ségolène Royal : 2365 voix, soit 37,25 %
Nicolas Sarkozy : 3984 voix, soit 62,75 %
Je donne rendez-vous aux électeurs les 10 et 17 juin pour le scrutin législatif. Je vais m’engager fortement aux côtés de Jacky GERARD, conseiller général et maire de Saint-Cannat. Nous avons été candidats ensemble lors des législatives de 2002, j’ai pu apprécier alors son esprit de responsabilité, sa gentillesse et sa compétence.
Je ferai tout pour qu’il arrive en tête lors du premier tour à Saint-Rémy.
« L’étoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles » J’avoue ne plus me rappeler s’il s’agit de Rimbaud ou de Verlaine.
Les évêques s’expriment sur la présidentielle
- Par Hervé Chérubini » 2 mai 2007 » Mémoire des élections 2007
Les évêques ont souhaité attiré l’attention sur un certain nombre de valeurs essentielles dans le débat démocratique en élaborant deux documents, Qu’as-tu fait de ton frère ? et Perspectives pour une société plus juste et fraternelle.
A propos de l’ouvrage Qu’as-tu fait de ton frère ?, Mgr Pontier, évêque de Marseille et vice-président de la Conférence des évêques de France, explique : « Nous voulons réveiller le sens humain et spirituel de la fraternité. Pour cela, nous avons retenu cette interrogation fondamentale pour nous. La Bible s’ouvre rapidement sur cette question et, si aujourd’hui nous la redisons, c’est pour réveiller les consciences humaines dans une humanité où chacun est toujours tenté de penser à lui-même avant les autres. C’est une question fondatrice qui signifie : « Réveille en toi le sens de la fraternité ». C’est tellement difficile de faire place aux idées et aux besoins de l’autre. Pourtant, on devient humain les uns avec les autres, les uns pour les autres, jamais les uns contre les autres. Bien d’autres interrogations sous-tendent cette question : « Que fais-tu de cette démocratie ? Que fais-tu de ton pays ? Que fais-tu des autres pays ? Que fais-tu de ta famille ? »"
L’archevêque-évêque de Lille, Mgr Gérard Defois, explique que le texte « a rencontré des attentes et le besoin de situer le politique sur un autre plan que la seule prise du pouvoir, en le centrant sur des questions fondamentales comme la famille, l’emploi, l’accueil de l’étranger.«
Gabriel Nissim, dominicain, ancien producteur de l’émission le Jour du Seigneur, fait encore plus clairement le choix de Ségolène Royal en affirmant qu’ »on ne fait pas campagne contre une partie de la population. Nicolas Sarkozy a désigné un certain nombre d’immigrés comme cause de tous les maux, et ce qu’il a dit sur les dispositions génétiques à la pédophilie ou au suicide est inadmissible de mon point de vue de catholique. Un postulant à la magistrature suprême ne peut pas stigmatiser de cette façon-là des catégories de la population. Personnellement, je ne vois pas comment un catholique, même de droite, pourrait voter pour quelqu’un qui exprime des positions d’exclusion. Pour cette raison, le texte de évêques sur le devoir de fraternité envers les frères et soeurs venus d’ailleurs m’a paru très opportun. Malheureusement je pense que ce message n’a été entendu que par un petit groupe de catholiques.«
Il n’est donc pas vain de le rappeler…
Eric Besson, l’otage phagocyté
- Par Hervé Chérubini » 2 mai 2007 » En débat, Mémoire des élections 2007
Le revirement de l’ancien socialiste Eric Besson, pour lequel on peut parler d’apostasie, me laisse perplexe à plusieurs égards.
En l’espace de trois mois, le député PS (2e circonscription de la Drôme), membre du comité de campagne de Ségolène Royal, a démissionné de son poste de secrétaire national, quitté le PS, publié un livre assassin sur la candidate socialiste, épithalame anticipé de sa mésalliance, et finalement rallié le camp de Nicolas Sarkozy (après l’annonce des résultats du premier tour…) en devenant le coordonnateur du « pôle de gauche » (?!) de l’UMP.
Eric Besson est le maire de Donzère-sur-Drôme, une commune de 4700 habitants. Je m’interroge aujourd’hui sur la réaction des citoyens de gauche qui l’ont réélu maire en 2001 et député en 2002, sur le regard qu’ils lui adressent dans les rues de son village. Je me demande aussi comment la propre majorité municipale de M. Besson, de gauche elle aussi, considère l’allégeance soudaine de celui-ci au chef de file de l’UMP.
Je reste perplexe également devant la façon dont M. Sarkozy exhibe le transfuge, comme par exemple lors de son premier meeting du second tour à Dijon. Acclamé par les militants UMP, Eric Besson m’a rappelé un de ces malheureux otages hagards qui assurent aux télés du monde entier que leurs ravisseurs sont des gens dignes et corrects.
Au-delà du petit jeu des trahisons et des ralliements, somme toute classique, le plus regrettable est que cette alliance contre-nature discrédite la politique, en cédant à un opportunisme peu glorieux au détriment des idées et des convictions. Se prétendre de gauche et rallier ainsi la droite brouille les frontières entre les formations et le message envoyé aux citoyens.
M. Sarkozy lui-même souhaite réhabiliter le débat entre la droite et la gauche et prône une vraie confrontation des idées. Pourtant, avec ce phagocytage d’un homme de gauche, le candidat UMP fait preuve une nouvelle fois de la contradiction éclatante entre ses paroles et ses actes, et jette encore de la poudre aux yeux des électeurs.
Ce dimanche 6 mai, seront-ils dupes ?
François Bayrou sait pour qui il ne votera pas
- Par Hervé Chérubini » 27 avril 2007 » Mémoire des élections 2007
« Je ne sais pas pour qui je voterai, mais je commence à savoir pour qui je ne voterai pas. »
Ces propos de François Bayrou sont explicites lorsqu’on écoute son discours du 25 avril : « Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisi d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment conduisant une politique d’avantages aux plus riches. (…) Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social ».
Sans commentaire…
Pour Ségolène Royal et contre Nicolas Sarkozy
- Par Hervé Chérubini » 27 avril 2007 » Mémoire des élections 2007
Voici le texte que m’ont fait passer des Saint-Rémois, je l’ai trouvé intéressant et pertinent.
Le 6 mai, nous voterons pour Ségolène Royal et contre Nicolas Sarkozy.
Pour, parce que Ségolène Royal porte la parole et la promesse d’une gauche qui a appris de ses échecs et de ses divisions, qui s’est remise en cause, réinventée et renouvelée. Son pacte présidentiel, sa campagne participative et ses engagements socialistes l’ont montré : elle incarne une France qui ne renonce ni à ses valeurs sociales ni à ses ambitions démocratiques, une France en mouvement, ouverte et créative.
Pour, parce qu’elle place la question sociale au centre de ses préoccupations, soucieuse du sort des travailleurs et opposée à l’oligarchie financière. Parce qu’elle s’engage sur une rénovation profonde de nos institutions, mettant fin à l’abus de pouvoir présidentiel et restaurant la démocratie parlementaire. Parce qu’elle représente une France nouvelle, féministe et écologiste, métissée et universaliste, protectrice et dynamique. Parce qu’elle veut une République de tous et de chacun(e), associant l’intérêt général au droit des minorités, combattant toutes les formes de discrimination, soucieuse du sort des autres et de la paix du monde.
Contre, parce que Nicolas Sarkozy incarne une droite durcie et radicalisée, sous le poids de l’extrême droite, de ses peurs et de ses haines. Sa campagne, ses excès et ses provocations l’ont montré, comme l’avait déjà illustré sa virulence au sein de son propre camp face à ses rivaux. Ses discours opportunistes et ses promesses fallacieuses ne sauraient faire illusion : tout lui est bon pour conquérir le pouvoir. Et tout lui sera bon pour le garder. Car nous le savons d’expérience : tant que nos institutions n’auront pas changé, l’Elysée restera un fortin inexpugnable. Confier la présidence de la République à un tel démagogue, c’est donc prendre le risque d’une confiscation durable du pouvoir au profit d’une caste, d’une bande ou d’un clan.
Contre, parce que, loin d’apaiser les crises dont souffre la France, l’élection de Nicolas Sarkozy les aggraverait. La crise sociale d’abord, parce qu’il entend donner beaucoup plus à ceux qui ont déjà trop, augmenter les privilèges privés et réduire les solidarités publiques. La crise politique ensuite, parce qu’il veut renforcer le pouvoir présidentiel, se donner les pleins pouvoirs au détriment de tous les contre-pouvoirs. La crise identitaire enfin, parce qu’il a une vision ethnique, communautariste, voire religieuse, de la politique, celle-là même qui nourrit le désastreux choc des civilisations.
Aux électeurs du Parti communiste et de l’extrême gauche, qui portent une exigence sociale et internationaliste, aux électeurs des Verts et de José Bové, qui portent une exigence écologiste et altermondialiste, aux électeurs de François Bayrou, qui portent une exigence démocratique et éthique, aux électeurs de droite et du centre, qui portent une exigence de sérieux et de modération, nous disons que seule l’élection de Ségolène Royal peut garantir l’ouverture de ces possibles et le dialogue de ces espérances, dans le respect de leur diversité.
Voter contre Nicolas Sarkozy, c’est éviter le péril d’une France en guerre contre elle-même, en conflit et en crise, divisée et déchirée.
Voter pour Ségolène Royal, c’est faire le pari d’une France réconciliée avec elle-même, en dialogue et en ouverture, élevée et apaisée.
Questions d’entre 2 tours
- Par Hervé Chérubini » 26 avril 2007 » Mémoire des élections 2007
En réponse aux questions d’un internaute sur ce blog (Que pensez-vous de l’attitude de Ségolène Royal demandant une alliance avec F. Bayrou ? Estimez-vous que les électeurs de gauche puissent approuver une telle démarche alors que quelques jours auparavant F. Hollande expliquait que F. Bayrou était un candidat de droite ? Doit-on se parjurer et renier ses idées pour gagner ?)
Ségolène Royal a proposé une rencontre et un débat à François Bayrou. Il n’a jamais été question d’alliance, notre candidate propose de rassembler au 2e tour tous les démocrates qui ne veulent pas du modèle de société souhaité par le candidat UMP.
Il est en effet exact de dire que François Bayrou est un candidat issu des rangs de la droite, à laquelle il a toujours appartenu et avec laquelle il a gouverné. Ceci étant dit, le ton de la campagne de M. Bayrou et le programme qu’il a défendu font qu’aujourd’hui, son
positionnement politique paraît plus proche de Ségolène Royal que de Nicolas Sarkozy. Tous ceux qui ont eu l’occasion de suivre la conférence de presse qu’il a organisée hier auront constaté qu’il a attaqué de manière très virulente le candidat de l’UMP et ses méthodes. Ont été évoqués « la resssemblance avec Silvio Berlusconi », « les pressions, le chantage exercés sur les élus UDF comme dans les Hauts-de-Seine… », et la fameuse phrase : « je ne sais pas encore ce que je ferai lors du 2e tour, mais je sais ce que je ne ferai pas », allusion très claire à son refus de voter pour Nicolas Sarkozy.
Pour gagner une élection présidentielle, il est nécessaire de rassembler sur son nom et son programme plus de la moitié des Français. Je ne vois pas en quoi, faire cela aboutirait à renier ses idées. Ségolène Royal s’est présentée au premier tour en proposant aux français un « pacte présidentiel ». Ce pacte est toujours le socle de ses propositions entre les 2 tours, rien n’a été renié. Il pourra éventuellement être enrichi suite à des discussions avec tous ceux qui souhaitent apporter leur soutien à la candidate.
Je crois que l’on se renierait plus en laissant élire Sarkozy, qu’en acceptant de débattre avec François Bayrou.
Dernier point, l’exemple de Saint-Rémy est là pour démontrer que l’on peut gérer (et bien gérer, je crois !) une collectivité en s’appuyant sur une majorité très large et très diverse. Parmi les 23 élus de la majorité municipale, plusieurs ont voté Buffet, Besancenot ou Bové, d’autres Voynet ou Royal, et certains Bayrou…
Je ne vois pas pourquoi il n’en serait pas de même au niveau national.
Non aux machines à voter
- Par Hervé Chérubini » 24 avril 2007 » Mémoire des élections 2007
Plusieurs Saint-Rémois dont de nombreux amis, férus de nouvelles technologies, m’ont interpellé le jour de l’élection concernant la mise en place de machines à voter dans notre commune. Avant d’avoir pris connaissance des commentaires relatifs au fonctionnement de ces machines, parus dans la presse du lendemain de l’élection, je m’étais permis de leur faire savoir que je n’étais pas favorable à l’installation de ce type de matériel à Saint-Rémy et ce pour les raisons suivantes :
- premièrement, la fiabilité des machines n’est pas encore assurée,
- deuxièmement, la convivialité de l’acte civique du vote ainsi que du dépouillement disparaîtrait en cas d’installation de ce matériel,
- troisièmement, il est important d’avoir à l’esprit que nombre de personnes âgées ont des difficultés pour lire et reconnaître les bulletins, elles préparent donc à l’avance le bulletin du candidat de leur choix parmi ceux qui leur sont adressés dans l’enveloppe électorale ; idem, pour les personnes qui ne savent pas lire, cette partie de la population se retrouverait en grande difficulté face aux machines à voter,
Par ailleurs, contrairement aux idées reçues, la machine à voter remplace l’isoloir et évite la procédure de dépouillement le soir, mais ne supprime évidemment ni les bureaux de vote, ni les opérations de contrôle de l’identité et de l’inscription sur les listes électorales assurées par les président, vice-président, assesseur, délégué, ni la signature de la liste d’émargement.
Voilà pour les réponses apportées dimanche.
Nous avons tous appris par la suite qu’il y a eu, dimanche, de nombreuses difficultés de fonctionnement avec ces machines. Certaines communes ont terminé leurs opérations de vote plus d’une heure après la fermeture des bureaux. Cela ne fait que me conforter dans mon refus d’installer ce type de machines à Saint-Rémy pour les futurs scrutins. Nous verrons dans quelques années si des systèmes plus fiables, plus accessibles et plus conviviaux sont proposés aux collectivités. Il sera alors peut-être temps de revoir ma position…
Les résultats dans le Pays d’Arles
- Par Hervé Chérubini » 24 avril 2007 » Mémoire des élections 2007
Après la publication des résultats de l’élection présidentielle sur le Pays d’Arles, on constate que le candidat de l’UMP est arrivé largement en tête dans toutes les communes de la zone sauf à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Dans la moitié des communes du Pays d’Arles, le candidat du Front national est en deuxième position, Ségolène Royal est en second dans l’autre moitié.
Concernant le score de Ségolène Royal, elle obtient son maximum à Arles : 24,91 % et ne dépasse la barre des 20 % que dans 7 des 31 communes du Pays d’Arles : Arles, Saint-Martin-de-Crau 24,3 %, Port-Saint-Louis 22,5 % (communes qui votent traditionnellement à gauche pour les élections nationales), Orgon 21,43 %, Fontvieille 21,5 %, Saint-Rémy-de-Provence 20,18 %, Eygalières 20,01 %.
Je constate donc avec plaisir que le score de Ségolène Royal à Saint-Rémy-de-Provence est tout à fait honorable, dans le contexte particulier du Pays d’Arles qui a connu une forte poussée en faveur de Nicolas Sarkozy.
