Rencontre avec deux sommités du monde médical
- Par Hervé Chérubini » 8 mai 2010 » Vie saint-rémoise, Vue sur le CG 13
Coïncidence de calendrier, j’ai pu assister coup sur coup à deux événements relatifs à la santé, l’un en tant que maire et l’autre en tant que conseiller général.
Jeudi soir à Saint-Rémy a eu lieu une conférence passionnante sur le don d’organes, donnée par une sommité en la matière : le professeur Jacques Rottembourg, néphrologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Celui-ci a fait le point sur ce sujet très important, en commençant avec un historique de la greffe d’organes, une discipline qui a fait des progrès considérables depuis les années 60. Le docteur a décrit les principes du don, expliqué le processus entre médecins, donneurs et familles, et fait état de la baisse des dons observée actuellement alors que les besoins augmentent.

À l’issue de la conférence, convaincu, j’ai demandé ma carte de donneur.
Vendredi après-midi, le Conseil général recevait la visite du professeur Dominique Maraninchi, cancérologue marseillais qui fut pendant plus de quinze ans le directeur de l’Institut Paoli-Calmettes (centre régional de lutte contre le cancer), avant de devenir en 2006 le président de l’Institut national du cancer, à la tête duquel il dirige le Plan cancer lancé par Nicolas Sarkozy.
M. Maraninchi nous a fait part des dernières avancées dans la lutte contre le cancer et j’ai ainsi pu découvrir les perspectives enthousiasmantes du « séquençage du génome » (l’amateur de poésie que je suis apprécie tout particulièrement cette dénomination).
La médecine n’est pas le domaine que je connais le mieux (et c’est un euphémisme !). Grâce à ces deux personnalités du monde médical, j’ai plus appris en deux jours que ces dernières années !
Une semaine dans les budgets
- Par Hervé Chérubini » 2 avril 2010 » Vie saint-rémoise, Vue sur le CG 13
Période très chargée, essentiellement consacrée au vote du budget primitif (BP) 2010 du Conseil général, puis au vote du BP 2010 de Saint-Rémy.
Ainsi, j’ai passé la journée de mercredi 24 mars à travailler en commission sur ce BP. Jeudi 25 après-midi, je suis retourné au Conseil général pour la traditionnelle conférence de presse que nous donnons la veille du vote ; c’est pour cette raison que j’ai dû annuler, exceptionnellement, ma permanence à Saint-Rémy.
Vendredi après-midi a eu lieu, de 14h à 20h, le vote en question. Vous pouvez visionner un résumé de la séance dans la vidéo ci-dessous ; j’interviens entre 2’00 et 3’00.
Vendredi matin, j’ai assisté à l’élection de Michel Vauzelle à la présidence du Conseil régional. Sensation étrange pendant ce moment surréaliste où Jean-Marie Le Pen, en tant que doyen de l’assemblée, a ouvert la séance.
Samedi 27 mars, je me suis rendu le matin à Paris pour participer au rassemblement des élus pour défendre une vraie réforme territoriale. Je vous invite à aller voir sur le site www.defendonsnosterritoires.fr le bilan de cette journée et les vidéos des tables rondes. J’importe ci-dessous la vidéo de l’étonnante intervention de Jean-Michel Ribes, très applaudi, qui a fustigé de façon jubilatoire le rapport à la culture de Nicolas Sarkozy – culture que la réforme des collectivités risque de toucher de façon catastrophique (voir de 3’05 à 11’50). Voyez également celle de Laurent Fabius, qui comme d’habitude a excellemment dominé la question avec des arguments chocs.
J’ai repris le TGV l’après-midi, pour assister le soir à Saint-Rémy à la soirée du carnaval, et avant ça à un sympathique et convivial apéritif de mariage.
J’ai rencontré là de nombreux Saint-Rémois qui m’ont beaucoup parlé de l’état des routes et de la voirie rurale.
Budget communal
À ce sujet, je tiens à vous dire que mardi soir, le conseil municipal de Saint-Rémy a voté le budget primitif 2010, qui comprend 800 000 euros exclusivement consacrés à la réfection de la voirie, sur un budget d’investissement de 7 millions d’euros en dépenses réelles.
Il ne vous aura bien sûr pas échappé que, comme je l’avais déjà annoncé ces derniers mois, nous sommes contraints d’augmenter la fiscalité pour compenser la chute de nos recettes, dues à la chute des droits de mutation, ainsi qu’à la baisse ou la stagnation des dotations d’État alors que celui-ci continue de transférer des charges aux communes.
L’opposition UMP a désormais beau jeu de nous le reprocher, dénonçant que nous augmentons les impôts pour financer des projets « pharaoniques » (voir La Provence du 1er avril)… projets que cette même opposition approuve quand ils sont proposés.
Laissez-moi rétablir les chiffres, la vérité : l’augmentation des impôts apportera en tout et pour tout, et c’est très peu, 187 000 euros à la commune.
187 000 euros, c’est moitié moins que la chute des droits de mutation constatée en 2009 (370 000 euros). 187 000 euros, c’est à peine la part que la commune supportera sur les 800 000 euros de réfection de voirie, le reste étant subventionné par le Conseil général et le Conseil régional.
Vous le voyez, cette augmentation, très mesurée par rapport au déséquilibre constaté depuis le début de la crise, témoigne au contraire d’une grande rigueur dans la gestion du budget communal.
Interview sur France 3 Méditerranée
- Par Hervé Chérubini » 29 mars 2010 » Vue sur le CG 13
Vendredi soir, France 3 Méditerranée a consacré dans son 19/20 un reportage sur le vote du budget 2010 au Conseil général, reportage dans lequel j’ai été interviewé.
Vous pouvez le visionner en cliquant ici (iTunes nécessaire). Le sujet commence vers 4′40″.
Un budget voté à l’unanimité
- Par Hervé Chérubini » 16 décembre 2008 » Vue sur le CG 13
Vous l’avez sûrement appris dans la presse : le Conseil général a voté, vendredi dernier, le budget 2009, qui comprend notamment une enveloppe de 1 milliard d’euros consacrée à la lutte contre les effets de la crise économique.
C’est un événement quasi historique, puisque c’est la première fois que le budget est voté à l’unanimité depuis la Libération !
Vous pouvez visionner en cliquant ici le journal télévisé de France 3 Méditerranée (édition 12/13 du vendredi 12 décembre), dans lequel j’ai été interviewé (5′40″). Après ce reportage, Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, nous a adressé ses félicitations ; cela fait toujours plaisir, pour une équipe de gauche, de la part d’une personnalité UMP !
Quoi de neuf sur ce blog ?
- Par Hervé Chérubini » 28 mars 2008 » Vie saint-rémoise, Vue sur le CG 13
Vous avez été plusieurs à me faire part de votre souhait de lire plus de nouveaux billets sur ce blog.
A vrai dire, la période est assez chargée !
Les résultats des élections municipales à Saint-Rémy ont été connus le 9 mars au soir.
Le 15 mars, se tenait le conseil municipal d’investiture des élus.
Le 20 mars, a eu lieu l’élection du président du Conseil général.
Le 27 mars, hier soir, se réunissait à nouveau le conseil municipal. Pas moins de 47 délibérations ont été présentées et votées, ainsi que le débat d’orientation budgétaire, une étape particulièrement importante de l’élaboration du budget 2008.
Deux autres conseils municipaux sont encore prévus dans les tous prochains jours, les 15 et 29 avril.
Au Conseil général, une séance publique est prévue le 4 avril pour les nominations aux postes de représentation du Département. La réunion de la Commission permanente (équivalent du Conseil municipal) est programmée le 30 avril.
Ces temps forts de la démocratie nécessitent un travail préparatoire important, et un certain nombre de réunions, tant avec les élus qu’avec les services. C’est pourquoi je ne peux actuellement dégager beaucoup de temps pour écrire. Cependant, je vous tiendrai naturellement informés des dossiers majeurs de la vie communale, et notamment du budget en cours de finalisation.
Concernant l’actualité de la ville, je vous renvoie au site internet de la mairie de Saint-Rémy-de-Provence (www.mairie-saintremydeprovence.fr), dont la mise à jour avait dû être réduite durant la période électorale. Ce site, géré par la direction de la communication de la mairie, fonctionnera de manière plus intensive et plus complète au fil des prochaines semaines.
N’hésitez pas, comme certains d’entre vous l’ont fait, à évoquer des sujets qui vous préoccupent. Même si je n’y apporte pas toujours de réponse immédiate sur ce blog, ces sujets sont transmis aux élus concernés qui les intègrent dans leur réflexion et apporteront des réponses dans les prochaines semaines.
Réélection sans surprise de Jean-Noël Guérini au Conseil général
- Par Hervé Chérubini » 21 mars 2008 » Vue sur le CG 13
Hier matin, l’ensemble des conseillers généraux du département se sont réunis pour la première séance de la mandature à l’hôtel du département. Contrairement à ce qui s’est passé dans une dizaine de départements en France, dans lesquels la majorité a basculé, le département des Bouches-du-Rhône a vu sa majorité renforcée à l’issue de ce renouvellement cantonal, qui portait sur la moitié des cantons de notre département (celui de Saint-Rémy n’étant pas renouvelable).
Le groupe socialiste, radicaux de gauche et apparentés auquel j’appartiens, a gagné quatre sièges, passant de 29 à 33 membres. Il conforte donc la majorité absolue qu’il détient depuis de longues années. Ces résultats sont pour nous un encouragement à poursuivre l’action que nous menons au service des habitants des Bouches-du-Rhône. Au vu de ces résultats, il paraît difficile un changement de majorité départementale avant de nombreuses années… Mes collègues m’ayant élu à l’unanimité, j’aurai l’honneur et le plaisir de présider ce groupe.
Le président sortant Jean-Noël Guérini a logiquement été reconduit à son poste, par 40 voix contre 17 au candidat UMP. Elu pour la première fois en 1998, il n’a cessé depuis lors, grâce à un travail acharné et ambitieux, de conforter sa majorité.
A titre personnel, j’ai le plaisir d’être reconduit dans mes fonctions de vice-président. Jean-Noël Guérini s’est donné quelques jours avant d’attribuer les délégations aux différents conseillers généraux.
Finances du département : une capacité d’action renforcée
- Par Hervé Chérubini » 19 décembre 2007 » Vue sur le CG 13
La journée de vendredi dernier a été consacrée à l’un des moments-clés de la vie du département : le vote de son budget. En tant que vice-président du Conseil général, rapporteur du budget, j’ai eu le plaisir de soumettre au vote de mes collègues élus un budget particulièrement ambitieux.
D’un montant de 2 milliards 150 millions d’euros, c’est l’un des plus importants budgets de collectivités locales de France. Les frais de fonctionnement sont quasiment stables (+2,9 %), ce qui nous permet d’augmenter considérablement la section investissement : + 20 %, un record !
Au niveau des recettes, nous avons choisi de ne pas augmenter la fiscalité, dans un contexte où la baisse du pouvoir d’achat concerne de plus en plus de foyers. Nous relevons le défi de boucler le budget, bien que l’aide de l’état ne cesse de diminuer, et que l’état, en sus, ne cesse de transférer des compétences aux départements, sans en compenser le coût.
Les chiffres en détail :
• insertion : 391 millions d’euros (en baisse de 4% grâce à une diminution de 16% du nombre de RMIstes du fait de l’action menée par le Conseil général depuis trois ans)
• collèges : 140 millions d’euros
• aide aux communes : 113 millions (+10%)
• routes : 113 millions dont 25 pour les aménagements induits par ITER
• transports : 36 millions
• enseignement supérieur et recherche : 26 millions
• développement économique : 12 millions
Au total, l’action sociale et la solidarité constituent 60% du budget du Conseil général. Les frais d’administration générale, stables, s’élèvent à 70 millions d’euros.
Je pense pouvoir dire qu’un tel budget relève presque de la prouesse, au vu de la conjoncture actuelle. Même l’opposition départementale a eu du mal à (se) convaincre du contraire, empêtrée notamment dans les dettes et les investissements non-réalisés ou non-financés à Marseille.
La presse a relayé les points forts de ce budget, en particulier la Marseillaise qui reprend la conclusion de mon intervention « Malgré les contraintes et les difficultés de toutes sortes, notre budget 2008 concrétise des choix politiques dont nous pouvons être fiers ».
Pour ceux qui souhaitent avoir plus de détail sur ce sujet, je vous invite à consulter le site du Conseil général www.cg13.fr particulièrement le film de la séance publique de vendredi dernier.
Le Conseil général sur tous les fronts à Saint-Rémy
- Par Hervé Chérubini » 5 décembre 2007 » Vie saint-rémoise, Vue sur le CG 13
Lors de la Commission permanente (équivalent du Conseil municipal) du 30 novembre dernier, deux des 187 décisions prises par l’assemblée départementale concernent plus particulièrement Saint-Rémy-de-Provence.
Ces deux décisions permettront d’illustrer le rôle essentiel de cette institution, souvent méconnue de nos concitoyens.
Première décision, concernant les transports interurbains.
Le Conseil général a notamment pour compétence la mise en place et la gestion des transports, notamment scolaires. Pour faire face aux difficultés rencontrées sur la ligne Saint-Rémy-Avignon, le Conseil général a décidé d’inclure au marché passé avec le société de transport, une clause concernant la mise en place d’un médiateur, ce qui représente un coût mensuel de 1580 € TTC. Ce médiateur aura pour tâche de faire respecter les règles de civisme et de prendre en charge d’éventuels débordements.
Ce dispositif, espérons-le, permettra d’améliorer le confort de tous les voyageurs utilisateurs de la ligne.
Seconde décision, dans un tout autre domaine, celui du développement économique.
La communauté de communes de la vallée des Baux a notamment pour compétence l’aménagement de zones d’activités. Elle a décidé d’étendre celle de La Massane sur 5 hectares supplémentaires, afin de favoriser l’implantation d’entreprises et ainsi la création d’emplois. Le Conseil général a décidé d’apporter son soutien à cette opération et de façon conséquente, puisqu’il apporte une aide de 732 000 € à l’acquisition de terrains ayant coûtés 1 220 000 € (soit 60 %).
Yves Faverjon, premier adjoint en charge de l’économie, peut en témoigner : cette extension est attendue et nécessaire : nous sommes en train de signer les dernières ventes pour les lots encore disponibles à La Massane et la liste d’attente est encore longue.
Ces deux décisions sont emblématiques, je trouve, de l’action du Conseil général : d’un côté, le souci de faciliter la vie des habitants des Bouches-du-Rhône, au plus près de leur quotidien, de l’autre, une démarche d’investissements destinée à construire et préparer l’avenir.
Quelle place pour les personnes âgées ?
- Par Hervé Chérubini » 23 novembre 2007 » En débat, Vue sur le CG 13
1628 places pour les personnes âgées sont compromises.
23 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes sont susceptibles d’ouvrir prochainement dans les Bouches-du-Rhône.
Ils sont le résultat de l’engagement fort du Conseil général. En effet, malgré l’absence de crédits de la DDASS, le Conseil général a pris, en lien avec la Préfecture, les arrêtés permettant d’engager les travaux de construction.
Aujourd’hui, pour permettre l’ouverture de ces structures d’accueil, l’Etat doit financer une partie du fonctionnement. Or, la DDASS ne dispose par des crédits nécessaires pour ce faire.
Nous risquons donc d’être dans la situation absurde où ces places existent mais ne peuvent être ouvertes.
Les élus du Conseil général ont adopté à l’unanimité une motion adressée au Président de la République, à la ministre de la santé et au gouvernement. Ils demandent à l’Etat de débloquer des crédits à la DDASS afin qu’elle puisse assurer sa part dans le financement de ces 1628 places essentielles pour répondre aux besoins de nos aînés.
Selon Nicolas Sarkozy, la prise en charge des personnes âgées dépendantes est une priorité nationale. Encore une fois, les élus locaux attendent que M. Sarkozy traduise en acte ses promesses.
… une partie des 15 milliards du « paquet fiscal » aurait sans doute pu être consacrée à cette problématique !
Réduire la fracture numérique
- Par Hervé Chérubini » 19 novembre 2007 » En débat, Vue sur le CG 13
Dans un article du 26 octobre paru dans le quotidien « Le Monde », Valérie Pécresse, propose aux sociétés de faire don à leurs salariés de leurs vieux ordinateurs. Par cette initiative, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche souhaite réduire la fracture numérique en équipant en priorité les « familles de travailleurs non cadre ayant des enfants et ne disposant pas d’ordinateur ».
Cette proposition est pour le moins surprenante.
Tout d’abord, elle témoigne de la démission de l’Etat dans la problématique de la fracture numérique en reportant sur les entreprises la mission de faciliter l’accès à l’équipement informatique.
Ensuite, elle est inadaptée : les familles les plus éloignées du monde de l’informatique et des nouvelles technologies sont bien sûr celles qui n’ont pas affaire à ces outils dans leur vie professionnelle. Et je ne vois pas bien quels vieux ordinateurs pourraient offrir les entreprises, qui ne sont pas des sociétés de service dans lesquelles l’ordinateur est omniprésent.
Enfin, cette proposition est irréaliste parce que l’on sait pertinemment que la fracture ne réside pas tant dans un problème d’équipement, que dans l’appropriation des outils informatiques.
Dans les Bouches-du-Rhône, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler sur ce blog, le Conseil général a fait le choix d’une politique moins incantatoire. Chaque collégien de 4e et de 3e reçoit un ordinateur performant et non un ordinateur de rebut (on sait d’ailleurs que dans ce domaine, les équipements évoluent très vite). Grâce au partenariat étroit avec l’Education nationale, il bénéficie d’un accompagnement pour se familiariser avec cet outil.
Bref, des actes et non des paroles.
Un département bien géré aux finances saines
- Par Hervé Chérubini » 9 novembre 2007 » Vue sur le CG 13
Le Conseil général a débattu récemment des orientations budgétaires pour l’année 2008. En tant que rapporteur du budget, j’ai présenté à grands traits les orientations envisagées : « Les investissements vont augmenter de près de 20 %, passant de 450 millions d’euros cette année à 540 millions, avec un autofinancement à hauteur de 65 %, sans que les dépenses de fonctionnement ne dépassent les 3 % et sans aggraver la fiscalité ni l’emprunt. Et il n’y aura pas d’augmentation des impôts l’année prochaine». Ceci malgré la situation nationale et le désengagement de l’Etat : comme la rappelle La Marseillaise, le 27 octobre : « en 2008, les collectivités locales perdront environ le quart de la croissance de leurs dotations » !
Dans un article du 27 octobre, le journaliste de la Provence rendant compte de la séance budgétaire pendant laquelle a été proposée la DM2 (décision modificative n° 2 du budget 2007) indique : « l’opposition a été bien molle sur les bancs UMP-UDF », « La droite n’a pu qu’approuver ». En effet, faute d’argument réel pour voter contre cette DM, l’opposition s’est abstenue. Cela montre que le Conseil général ne doit pas être si mal géré !
Dans un article du 5 novembre 2007, le journal La Provence dans son édition de Marseille faisait le même constat : « Ses investissement font des pas de géants : 350 millions d’euros en 2006, 450 cette année et probablement 540 l’an prochain… un record en France. »
Ce constat d’une bonne gestion est confirmé par une personne extérieure et digne, je pense, de confiance : Gilles Nancy, professeur d’économie et de finances à l’Université de la Méditerrannée – que je ne connais pas personnellement -, indique « Le Département est bien géré, il finance ses dépenses par l’impôt et non avec l’emprunt ». (A titre d’information, l’endettement est de 121 euros en euros et par habitant, contre une moyenne nationale de 264 euros pour les départements dépassant le million d’habitants).
Vice-président chargé des finances depuis 4 ans, j’avoue être touché par de tels commentaires de la part de personnes aussi différentes que des journalistes, des élus UMP ou un professeur d’université. Au-delà de cette petite satisfaction personnelle, cette situation saine est un atout incontestable pour notre département, ses communes et ses habitants puisqu’elle permet de mener une politique ambitieuse au service de notre territoire.
125 ordinateurs pour les collégiens
- Par Hervé Chérubini » 21 octobre 2007 » Vue sur le CG 13
Lundi dernier, je suis allé au collège Glanum assister à la remise des ordinateurs portables aux élèves de quatrième, dans le cadre du dispositif Ordina13. Ce dispositif du Conseil général des Bouches-du-Rhône vise à lutter contre la fracture numérique.
125 ordinateurs ont été distribués aux élèves de quatrième (répartis en 6 classes), et 35 pour les adultes travaillant au collège (principalement les enseignants).
Les élèves de troisième ont déja leur ordinateur, il leur a été remis l’année dernière en quatrième.
Par ailleurs, 300 clés USB ont également été distribuées aux élèves de quatrième et troisième.
Ce sont des ordinateurs flambants neufs, très rapides, avec écran large, graveur DVD, wi-fi


Un soutien unanime du Conseil général au Tribunal de Tarascon
- Par Hervé Chérubini » 1 octobre 2007 » En débat, Vue sur le CG 13
Depuis plusieurs mois, les avocats et les acteurs locaux se battent pour faire valoir l’importance du maintien du Tribunal de grande instance de Tarascon. En effet, celui-ci est menacé par le projet de remaniement de la carte judiciaire initié par le gouvernement.
En mars dernier, le conseil municipal de Saint-Rémy-de-Provence avait voté à l’unanimité une motion en faveur du maintien de ce tribunal.
Vendredi, les 70 avocats du barreau de Tarascon ont engagé dix jours de grève pour défendre cette institution. Sur leur invitation, de nombreux élus locaux s’étaient déplacés en mairie de Tarascon pour apporter leur soutien, notamment Charles Fabre, maire de Tarascon, et Michel Vauzelle, député de Tarascon et président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Jean-Louis Turcan, maire de la Roque-d’Anthéron, suppléant du député Bernard Reynès, était également présent. Je suis d’ailleurs curieux de savoir quelle sera la position du député de la 15e circonscription, lorsque le projet de loi sera présenté au vote à l’Assemblée nationale : défendra-t-il les intérêts unanimement reconnus de notre territoire ou sera-t-il un fidèle soutien du gouvernement ?


Hasard du calendrier, vendredi se réunissait également la commission permanente du Conseil général (équivalent du Conseil municipal pour le département). J’ai donc proposé le vote d’une motion de soutien au tribunal. Cette motion porte sur deux points principaux : d’une part l’accroissement des inégalités entre les citoyens du département du point de vue de l’accès à la justice et d’autre part la remise en cause de la mise en œuvre de la cité judiciaire de Tarascon.
Je tiens à souligner que cette motion a été votée à l’unanimité : outre la majorité, elle a été votée non seulement par les membres de l’UMP, mais aussi par les élus aixois et marseillais, alors que ces villes bénéficieraient par contre-coup de cette fermeture. Qu’ils en soient tous ici chaleureusement remerciés.
Je continuerai à suivre ce dossier avec toute l’attention qu’il mérite.
