Parlons d’intercommunalité
- Par Hervé Chérubini » 21 juin 2010 » Vie saint-rémoise
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Le commentaire de Bernard Dupuy à propos de l’intercommunalité est l’occasion pour moi de vous parler du devenir de la Communauté de communes Vallée des Baux – Alpilles (CCVBA), qui a été évoqué lors de la réunion publique du 8 juin et également dans la presse.
Je tiens au passage à remercier M. Dupuy pour ses remarques pertinentes ; je ne suis pas toujours d’accord avec lui, mais il a au moins le mérite de les écrire « à visage découvert ».
Concernant l’avenir de la CCVBA, vous savez que nous sommes au début d’une réflexion pour une éventuelle fusion avec la communauté d’agglomération Arles – Crau – Camargue – Montagnette (ACCM), qui comprend actuellement les communes d’Arles, Boulbon, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Pierre-de-Mézoargues, Tarascon.
Cette ouverture de discussions est tout sauf le fruit d’une décision autoritaire.
Le 17 mai dernier, les 10 maires de la CCVBA se sont réunis lors d’un dîner de travail et chacun a exprimé sa position sur le sujet. La quasi-unanimité des maires de la CCVBA (9 sur 10) s’est prononcée pour un rapprochement avec l’ACCM.
Il y avait cinq possibilités :
• ne rien faire et laisser la CCVBA telle qu’elle est. Cette option a été rejetée par tous les maires. La CCVBA est la plus petite intercommunalité du département et également la plus pauvre ; elle ne peut faire le poids face aux grands regroupements dans les prises de décisions qui la concernent.
• Intégrer la communauté d’agglomération du Grand Avignon.
• Intégrer la communauté urbaine de Marseille (CUM) ou future métropole.
Ces deux options ont été rejetées pour des raisons évidentes ; nos communes rurales n’ont pas vocation à se dissoudre dans des grands ensembles urbains éloignés.
• Intégrer la communauté de communes Rhône – Alpilles – Durance (CCRAD) : un seul des 10 maires souhaite que l’on envisage cette possibilité.
• Intégrer la communauté d’agglomération ACCM : c’est là où va la préférence des neuf autres maires, dont je suis.
Pourquoi ce choix ?
D’abord pour une raison géographique. 6 des 10 communes de la CCVBA sont limitrophes de l’ACCM, contre 2 de la CCRAD. Les deux restantes, les Baux et Mas-Blanc, sont « enclavées » dans la CCVBA.
Ensuite, il y a la crainte, en rejoignant la CCRAD, d’être à terme phagocytés par le Grand Avignon, qui lorgne du côté de celle-ci.
Enfin, plus prosaïquement, les conséquences financières pour nos communes semblent plus intéressantes avec l’ACCM qu’avec la CCRAD (sous réserve d’analyses et d’études plus approfondies).
À l’issue de cette rencontre du 17 mai, la seule décision qui a été prise a été celle d’ouvrir des discussions avec l’ACCM, à propos des compétences du nouvel ensemble, de ses finances et de sa gouvernance. La première réunion avec l’ACCM aura lieu début juillet.
Si ces discussions s’avèrent fructueuses et avancent dans le bon sens, si nous trouvons un point d’équilibre avantageux pour tout le monde, alors, et alors seulement, l’ensemble des conseils municipaux de la CCVBA seront saisis et amenés à se prononcer sur la fusion des deux communautés.
Évidemment, si entre temps d’autres propositions sont formulées, plus avantageuses, nous saurons les prendre en compte.
Enfin, avant la réunion du conseil municipal, j’organiserai une réunion publique avec les Saint-Rémois, comme je l’ai toujours fait sur les dossiers importants, pour les informer des tenants et des aboutissants d’un regroupement. Les Saint-Rémois pourront s’exprimer à leur tour.
Vous voyez donc que rien n’est encore décidé, et encore moins de façon unilatérale.


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