L’emploi dans les collectivités territoriales

Dans le cadre du débat sur le transfert de charges et de compétences par l’Etat et pour faire suite à l’article précédent, voici les chiffres officiels publiés par l’INSEE.

« Au cours des années 2006, 2007 et 2008, le nombre d’emplois rémunérés par les collectivités locales s’est accru de 214 000 personnes passant ainsi à plus de deux millions au 31 décembre 2008.

Les principaux bénéficiaires de la hausse des effectifs sont les conseils généraux et régionaux : + 147 000 emplois sur cette même période. La loi de décentralisation de 2004, dont la mise en application débute en 2006, est la première cause de cette progression. Les agents des directions départementales de l’équipement et les techniciens, ouvriers et personnels de service de l’éducation nationale ont massivement fait valoir leur droit d’option afin de dépendre désormais des conseils généraux et des conseils régionaux.

Si l’on ne tenait pas compte de ces transferts de gestion de personnel entre l’Etat et les régions et départements, la croissance des effectifs territoriaux tomberait à 61 000 emplois en trois années, soit un taux moyen de 1,1 % par an, inférieur à celui des années précédentes.

Les organismes communaux et intercommunaux, qui représentent trois emplois sur quatre, évoluent beaucoup moins vite. Leur progression annuelle est de seulement 0,4 % en 2008. Le dynamisme dû à l’intercommunalité lancée il y a dix ans se stabilise. Les commune stricto sensu emploient plus de 1,1 million de salariés. On constate une légère baisse de leurs effectifs en 2008 (- 5 000). Cette baisse s’explique principalement par la baisse du nombre d’emplois aidés (emplois jeunes, contrat accompagnement dans l’emploi, contrat d’avenir. »

Un commentaire pour “L’emploi dans les collectivités territoriales”

  1. 29 avril 2010 à 14:50
    Pierre GODOT dit :

    Monsieur le Maire,

    Votre souci de justifier vos décisions vous honore.
    Ainsi expliquez-vous avec force détails pourquoi les collectivités territoriales se trouvent dans l’obligation de recruter de nouveaux agents et d’intégrer ceux qui leur sont « cédés » par l’Etat.
    Le ministre de l’intérieur prendra-t-il autant de précautions pour expliquer la nomination en qualité de sous-préfet de Bruno Beschizza, conseiller régional UMP d’Ile-de-France et son placement immédiat en position « hors cadre » (rémunéré mais sans affectation), ce qui lui permettra de toucher à la fois son traitement de sous-préfet et ses indemnités d’élu…
    Il faut dire que l’intéressé, commandant de police de son état et secrétaire général du syndicat « synergie officiers » a du rendre de multiples « services » pour accéder à 42 ans à une telle promotion…
    Il est donc tout à votre honneur de vous « excuser » de nommer et de payer légalement des fonctionnaires utiles à l’intérêt général.
    Le tournant bananier de notre République conduit en effet plus à la promotion des « porte serviettes » ou des « porte flingues » qu’à celle des lauréats des concours…
    « Dis moi qui tu fréquentes et je te dirai ce que tu deviendras »… Dans ce genre de rôles, je préférais Francis Blanche ou Lino Ventura !!!

    Pierre Godot
    (à titre personnel et non ès-qualités)

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