Une semaine dans les budgets

Période très chargée, essentiellement consacrée au vote du budget primitif (BP) 2010 du Conseil général, puis au vote du BP 2010 de Saint-Rémy.

Ainsi, j’ai passé la journée de mercredi 24 mars à travailler en commission sur ce BP. Jeudi 25 après-midi, je suis retourné au Conseil général pour la traditionnelle conférence de presse que nous donnons la veille du vote ; c’est pour cette raison que j’ai dû annuler, exceptionnellement, ma permanence à Saint-Rémy.

Vendredi après-midi a eu lieu, de 14h à 20h, le vote en question. Vous pouvez visionner un résumé de la séance dans la vidéo ci-dessous ; j’interviens entre 2’00 et 3’00.


Vendredi matin, j’ai assisté à l’élection de Michel Vauzelle à la présidence du Conseil régional. Sensation étrange pendant ce moment surréaliste où Jean-Marie Le Pen, en tant que doyen de l’assemblée, a ouvert la séance.

Samedi 27 mars, je me suis rendu le matin à Paris pour participer au rassemblement des élus pour défendre une vraie réforme territoriale. Je vous invite à aller voir sur le site www.defendonsnosterritoires.fr le bilan de cette journée et les vidéos des tables rondes. J’importe ci-dessous la vidéo de l’étonnante  intervention de Jean-Michel Ribes, très applaudi, qui a fustigé de façon jubilatoire le rapport à la culture de Nicolas Sarkozy – culture que la réforme des collectivités risque de toucher de façon catastrophique (voir de 3’05 à 11’50). Voyez également celle de Laurent Fabius, qui comme d’habitude a excellemment dominé la question avec des arguments chocs.



J’ai repris le TGV l’après-midi, pour assister le soir à Saint-Rémy à la soirée du carnaval, et avant ça à un sympathique et convivial apéritif de mariage.

J’ai rencontré là de nombreux Saint-Rémois qui m’ont beaucoup parlé de l’état des routes et de la voirie rurale.

Budget communal

À ce sujet, je tiens à vous dire que mardi soir, le conseil municipal de Saint-Rémy a voté le budget primitif 2010, qui comprend 800 000 euros exclusivement consacrés à la réfection de la voirie, sur un budget d’investissement de 7 millions d’euros en dépenses réelles.

Il ne vous aura bien sûr pas échappé que, comme je l’avais déjà annoncé ces derniers mois, nous sommes contraints d’augmenter la fiscalité pour compenser la chute de nos recettes, dues à la chute des droits de mutation, ainsi qu’à la baisse ou la stagnation des dotations d’État alors que celui-ci continue de transférer des charges aux communes.

L’opposition UMP a désormais beau jeu de nous le reprocher, dénonçant que nous augmentons les impôts pour financer des projets « pharaoniques » (voir La Provence du 1er avril)… projets que cette même opposition approuve quand ils sont proposés.

Laissez-moi rétablir les chiffres, la vérité : l’augmentation des impôts apportera en tout et pour tout, et c’est très peu, 187 000 euros à la commune.
187 000 euros, c’est moitié moins que la chute des droits de mutation constatée en 2009 (370 000 euros). 187 000 euros, c’est à peine la part que la commune supportera sur les 800 000 euros de réfection de voirie, le reste étant subventionné par le Conseil général et le Conseil régional.

Vous le voyez, cette augmentation, très mesurée par rapport au déséquilibre constaté depuis le début de la crise, témoigne au contraire d’une grande rigueur dans la gestion du budget communal.

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