Une semaine de rencontres à Saint-Rémy

Les fonctions de maire permettent d’effectuer des rencontres de tous ordres. La semaine passée fut particulièrement chargée en rencontres passionnantes.

Samedi dernier, je me suis rendu avec Yves Faverjon, premier adjoint, au pot organisé par l’équipe de Daniel Auteuil. Celui-ci a en effet commencé le tournage de son premier long métrage cette semaine à Saint-Rémy. La municipalité a apporté son concours à cette opération, en prêtant les locaux de l’ancienne gendarmerie et en apportant une aide logistique (matériel, recrutement des figurants, arrêtés de voirie…).

Le même soir, nous sommes allés à la soirée de fin de campagne des Restos du cœur. Autour de Katie Ost, la présidente de l’antenne saint-rémoise, plusieurs dizaines de bénévoles font un travail remarquable et essentiel : ils ont servi cet hiver entre 150 et 200 repas par semaine.

Dimanche midi, passage au foyer paroissial pour saluer le Père Chautard, curé de Saint-Rémy avant l’arrivée du Père Richard à la fin des années 1990, dont on fêtait le 86e anniversaire.

Mardi soir, toujours en compagnie d’Yves Faverjon, premier adjoint, en charge du personnel, j’ai tenu à remercier Evelyne Duret, lors de son départ à la retraite. Grâce à sa ténacité et à la qualité de son travail, Saint-Rémy dispose aujourd’hui d’un équipement moderne et attractif, bien différent du musée qu’elle avait trouvé à son arrivée. Lucien Palix, mon prédécesseur, qui s’était beaucoup investi sur ce projet, était également présent.

Mercredi, nous avons finalisé, avec Chico, Mme Rottembourg, les services municipaux, les gendarmes et les pompiers, les aspects matériels du concert que l’association Mosaïque Gitane a souhaité organiser à Saint-Rémy-de-Provence, le 29 mai prochain, au bénéfice de la cause du don d’organes et de l’association Rêves. Ce concert gratuit sera précédé par une conférence sur le don d’organes donnée par le professeur Rottembourg au Ciné-Palace, le 6 juin.

Mardi soir, j’avais participé au dîner qui suivait la conférence de Robert Vigouroux, ancien maire de Marseille, organisée par le Rotary Club. Rappelons, pour ceux qui ne s’en souviennent pas, que Robert Vigouroux et Michel Pezet s’étaient affrontés… rudement… lors des élections municipales à Marseille en 1989.

Hasard du calendrier, 48 heures plus tard, je recevais Michel Pezet à Saint-Rémy, en compagnie de Martine Lagrange, adjointe à la culture, afin de travailler sur les dossiers et projets culturels de la ville et des communes de notre communauté. Cette rencontre a permis de présenter en détail les principaux enjeux culturels, que nous portons pour ce territoire.

Avec Michel Pezet et Martine Lagrange

Le soir, M. Chalançon et moi avons accueilli la princesse Caroline de Hanovre au Ciné-Palace ; celle-ci est venue spécialement de Monaco pour écouter la conférence organisée par la Société d’histoire et d’archéologie (présidée par M. Chalançon) sur les liens existant entre notre commune et la famille princière de la Principauté.

Vendredi, théâtre à Saint-Rémy ! Grâce à la programmation Culture « Hors saison », les Saint-Rémois ont à nouveau la possibilité d’aller au théâtre à Saint-Rémy-même (j’en reparlerai dans un prochain billet).

Samedi, j’ai eu le plaisir de célébrer le mariage de la fille d’un ancien élu municipal, avant de me rendre au vernissage d’une exposition de photographies de Jacques Durand et Ludivine Thiot, que je tiens à féliciter : les clichés sont remarquables.

L’emploi dans les collectivités territoriales

Dans le cadre du débat sur le transfert de charges et de compétences par l’Etat et pour faire suite à l’article précédent, voici les chiffres officiels publiés par l’INSEE.

« Au cours des années 2006, 2007 et 2008, le nombre d’emplois rémunérés par les collectivités locales s’est accru de 214 000 personnes passant ainsi à plus de deux millions au 31 décembre 2008.

Les principaux bénéficiaires de la hausse des effectifs sont les conseils généraux et régionaux : + 147 000 emplois sur cette même période. La loi de décentralisation de 2004, dont la mise en application débute en 2006, est la première cause de cette progression. Les agents des directions départementales de l’équipement et les techniciens, ouvriers et personnels de service de l’éducation nationale ont massivement fait valoir leur droit d’option afin de dépendre désormais des conseils généraux et des conseils régionaux.

Si l’on ne tenait pas compte de ces transferts de gestion de personnel entre l’Etat et les régions et départements, la croissance des effectifs territoriaux tomberait à 61 000 emplois en trois années, soit un taux moyen de 1,1 % par an, inférieur à celui des années précédentes.

Les organismes communaux et intercommunaux, qui représentent trois emplois sur quatre, évoluent beaucoup moins vite. Leur progression annuelle est de seulement 0,4 % en 2008. Le dynamisme dû à l’intercommunalité lancée il y a dix ans se stabilise. Les commune stricto sensu emploient plus de 1,1 million de salariés. On constate une légère baisse de leurs effectifs en 2008 (- 5 000). Cette baisse s’explique principalement par la baisse du nombre d’emplois aidés (emplois jeunes, contrat accompagnement dans l’emploi, contrat d’avenir. »

Départements : « On suivra le mouvement en cas de rébellion »

Je vous invite à lire deux articles à propos de la réforme territoriale vue depuis les départements.

Le premier, paru dans le Monde du 7 avril, est visible ici. Il relate la procédure que souhaitent engager sept présidents de conseils généraux sur les transferts sociaux.

Le second, paru dans la Provence du même jour, évoque le même sujet, avec un focus sur le département des Bouches-du-Rhône et une interview de votre serviteur. À lire en cliquant ici.

Une semaine dans les budgets

Période très chargée, essentiellement consacrée au vote du budget primitif (BP) 2010 du Conseil général, puis au vote du BP 2010 de Saint-Rémy.

Ainsi, j’ai passé la journée de mercredi 24 mars à travailler en commission sur ce BP. Jeudi 25 après-midi, je suis retourné au Conseil général pour la traditionnelle conférence de presse que nous donnons la veille du vote ; c’est pour cette raison que j’ai dû annuler, exceptionnellement, ma permanence à Saint-Rémy.

Vendredi après-midi a eu lieu, de 14h à 20h, le vote en question. Vous pouvez visionner un résumé de la séance dans la vidéo ci-dessous ; j’interviens entre 2’00 et 3’00.


Vendredi matin, j’ai assisté à l’élection de Michel Vauzelle à la présidence du Conseil régional. Sensation étrange pendant ce moment surréaliste où Jean-Marie Le Pen, en tant que doyen de l’assemblée, a ouvert la séance.

Samedi 27 mars, je me suis rendu le matin à Paris pour participer au rassemblement des élus pour défendre une vraie réforme territoriale. Je vous invite à aller voir sur le site www.defendonsnosterritoires.fr le bilan de cette journée et les vidéos des tables rondes. J’importe ci-dessous la vidéo de l’étonnante  intervention de Jean-Michel Ribes, très applaudi, qui a fustigé de façon jubilatoire le rapport à la culture de Nicolas Sarkozy – culture que la réforme des collectivités risque de toucher de façon catastrophique (voir de 3’05 à 11’50). Voyez également celle de Laurent Fabius, qui comme d’habitude a excellemment dominé la question avec des arguments chocs.



J’ai repris le TGV l’après-midi, pour assister le soir à Saint-Rémy à la soirée du carnaval, et avant ça à un sympathique et convivial apéritif de mariage.

J’ai rencontré là de nombreux Saint-Rémois qui m’ont beaucoup parlé de l’état des routes et de la voirie rurale.

Budget communal

À ce sujet, je tiens à vous dire que mardi soir, le conseil municipal de Saint-Rémy a voté le budget primitif 2010, qui comprend 800 000 euros exclusivement consacrés à la réfection de la voirie, sur un budget d’investissement de 7 millions d’euros en dépenses réelles.

Il ne vous aura bien sûr pas échappé que, comme je l’avais déjà annoncé ces derniers mois, nous sommes contraints d’augmenter la fiscalité pour compenser la chute de nos recettes, dues à la chute des droits de mutation, ainsi qu’à la baisse ou la stagnation des dotations d’État alors que celui-ci continue de transférer des charges aux communes.

L’opposition UMP a désormais beau jeu de nous le reprocher, dénonçant que nous augmentons les impôts pour financer des projets « pharaoniques » (voir La Provence du 1er avril)… projets que cette même opposition approuve quand ils sont proposés.

Laissez-moi rétablir les chiffres, la vérité : l’augmentation des impôts apportera en tout et pour tout, et c’est très peu, 187 000 euros à la commune.
187 000 euros, c’est moitié moins que la chute des droits de mutation constatée en 2009 (370 000 euros). 187 000 euros, c’est à peine la part que la commune supportera sur les 800 000 euros de réfection de voirie, le reste étant subventionné par le Conseil général et le Conseil régional.

Vous le voyez, cette augmentation, très mesurée par rapport au déséquilibre constaté depuis le début de la crise, témoigne au contraire d’une grande rigueur dans la gestion du budget communal.