Hommage à Jean-Claude Viguier
- Par Hervé Chérubini » 19 novembre 2009 » Vie saint-rémoise
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Hier matin, la quasi totalité des élus municipaux, une grande partie du employés communaux, de nombreux membres du Foyer des Anciens, tous ceux qui ont participé avec lui à des activités associatives, philosophiques et politiques, et de très nombreux Saint-Rémois ou amis venus des alentours, étaient aux côtés de l’épouse et du fils de Jean-Claude Viguier et de tous leurs proches et ont participé à l’hommage rendu à notre regretté collègue et ami.
Ce fut un moment particulièrement émouvant car Jean-Claude était unanimement apprécié par toutes les personnes qu’il a côtoyées tout au long de sa vie. Il était chaleureux, humain, convivial et élégant, avec une qualité supplémentaire que, pour ma part, j’appréciais beaucoup : son éclectisme. En effet, on pouvait avec lui échanger sur des sujets extrêmement divers et variés, de la mythologie grecque à l’évolution du cours du CAC 40, de l’art de la mosaïque à l’histoire de la philosophie. Jean-Claude va cruellement nous manquer.
Conseiller municipal chargé des finances depuis 2005, il a énormément œuvré, entre autres, sur la rationalisation des dépenses de fonctionnement, la renégociation de la dette et la mise en place de lignes de trésorerie auprès d’organismes bancaires. Je rendrai hommage à son action d’élu en ouverture du prochain conseil municipal, le 24 novembre à 19 heures.
Je renouvelle mes plus sincères condoléances à son épouse Fernande, à qui je souhaite beaucoup de courage en ces moments douloureux, à son fils François ainsi qu’à tous ses proches.
Plusieurs collègues élus municipaux ont souhaité témoigner de leur amitié et de leur estime pour Jean-Claude :
« Jean Claude, sa place à mes cotés au Conseil Municipal, va me manquer. Son départ m’attriste beaucoup, c’est une des plus belles rencontres de ma vie. » Denise Vidal
« Un sourire, un accueil chaleureux, une écoute attentive : c’était Jean-Claude. Son regard reflétait la générosité de son cœur et son humour, son égalité d’humeur, tenaient à distance tous les soucis de la maladie et du quotidien. J’admirais sa force de caractère, son courage, son investissement dans sa mission. J’appréciais sa compagnie. Je l’aimais beaucoup. » Danielle Saury
« Etre le gardien d’une gestion rigoureuse des fonds publics tout en étant à l’écoute des besoins de nos concitoyens : voilà, je crois, ce qui dirigeait Jean-Claude dans son engagement citoyen et militant au sein de notre équipe. Puisse son exemple, avec ses excès et ses faiblesses inhérentes à notre mission d’élus, inspirer notre action. » Jacques Guénot
Merci à Bernard Lecointe pour ce magnifique portrait.



Gisèle Perrot-Ravez dit :
Au revoir Jean-Claude et Merci.
Merci pour ta générosité, ton écoute, ta présence.
Ton combat silencieux, courageux, humble contre la maladie doit nous rappeler à quel point nos petits tracas du quotidien sont bien peu de choses.
Ta disparition laisse un grand vide et je partage la peine de tes proches.
Mais, pour reprendre les propos de Jean-Lou Brun lors de l’hommage qui t’as été rendu hier, « ton souvenir reste toujours vivant ». « Ce n’est parce que tu es hors de notre vue que tu n’es plus là. »
Chacun d’entre nous te garde une place dans son cœur.
Gisèle Perrot-Ravez
MG dit :
Lors de ma promenade quotidienne, je suis passé cet après midi au Jardin des Souvenirs pour retrouver Jean Claude Viguier.
Il était là, à coté de Roger Berthon.
Humanisme, humilité et discrétion étaient les principales qualités humaines de mon ami et de votre collègue Jean Claude Viguier.
Persévérance, intégrité et souci constant de servir l’intérêt général guidaient son engagement d’homme public.
Infatigable curieux et disert sur des sujets divers et variés pour la recherche, sinon de la vérité, du moins d’une certaine perception de celle-ci, Jean Claude était un infatigable « emmerdeur » au sens où il nous renvoyait toujours à nos convictions afin que nous les interrogions pour qu’elles ne deviennent pas des certitudes.
Comme hommage, j’aimerais lui dédier cet extrait sur le doute constructif dans un article de François Fourquet dont nous avions parlé ensemble de nombreuses fois qui évoque l’indispensable engagement politique et citoyen sans occulter la non moins incontournable remise en question permanente des choix et des décisions pris.
…Notre scepticisme est radical : socialement, nous ne connaîtrons jamais la vérité. Pourtant, cela ne doit pas nous empêcher de prendre position et de nous situer, d’affirmer une vérité tout en la mettant en doute : il y a une contradiction existentielle entre l’impossibilité pour la raison de percer l’opacité du présent, de le connaître vraiment, et la nécessité immanente de faire comme si nous y comprenions quelque chose et de nous engager dans un choix. Ce paradoxe est celui de la vie même, et l’assumer fait partie de la condition humaine.
MG
Sylvain Weschler dit :
J’ai été conquis et animé d’une profonde sympathie à l’encontre de Jean Claude dès nos premiers échanges durant la campagne électorale de 2008. Ses idéaux de justice et de solidarité ainsi que l’amour de son prochain étaient la base même de son engagement et même si aujourd’hui je dois faire le deuil d’une relation amicale naissante et injustement avortée par la maladie, son souvenir quand à lui, reste bien vivant, ainsi que ses précieux conseils. Il restera pour moi un modèle de générosité, de courage et d’humilité. Merci Jean Claude.
zoioui fatiha dit :
Vole mon ami,
puisque rien ne te soulage
quitte ton corps et laisse nous
que ta souffrance cesse
vole à ton dernier voyage
Deviens souffle,
retrouve la lumière
qui à travers toi, a illuminé nos vies.
Va t’en serein.
je remercie la vie de notre rencontre
je t’aime et te regrette
fatiha.
je tiens à présenter mes condoléances à sa famille.
Laubry Patricia dit :
Jean-Claude, mon très très cher ami, je souhaite évoquer le Conseil municipal du jeudi 1er octobre 2009, où tu as tenu à présenter la décision modificative du budget. Elle était très longue, plusieurs pages à consulter en même temps, des chiffres, encore des chiffres et des lignes très serrées.
Tu étais extrêmement fatigué, tu avais très mal, ta souffrance était indicible, mais ta volonté, ta ténacité, ta rage d’aller au bout, comme dans tout ce que tu entreprenais ont été les plus fortes et tu es allé jusqu’au bout de la décision modificative.
Ma peine était immense de te sentir si épuisé, mais j’étais aussi tellement heureuse et admirative de ta force car tu as réussi et tu es allé jusqu’à la fin de la délibération.
Le Conseil municipal dans son ensemble t’a admiré et remercié en silence pour ton courage.
Je savais, que tu savais, que tu assistais sans doute à ton dernier Conseil municipal ; et en effet, à peine 15 jours plus tard, tu entrais en Unité de Soins Palliatifs. On ne peut que te rendre hommage et te saluer.
Tu vas énormément nous manquer,mais tu es un peu en chacun de nous, tu nous as beaucoup donné, beaucoup appris, et surtout, tu nous a beaucoup aimés. Je t’aime aussi et je crois pouvoir dire que nous t’aimons tous.
Patricia Laubry, le 20 novembre 2009.
Mireille Raybaud dit :
J’ai découvert JC (pas Jésus Christ… mais notre Jean-Claude à nous) quand j’ai intégré l’équipe municipale. Je crois que grâce à lui j’ai pu me sentir moins « imposée ». Pour moi il restera celui qui savait tout à la fois être très sérieux mais aussi tourner en dérision certaines situations ou déclarations. Il était très efficace mais refusait de se mettre en avant, il était au service des autres et jusqu’au bout il a été là pour répondre au mieux aux objectifs qu’il s’était fixé. Ses yeux étaient souvent pétillants de malices mais malheureusement je l’ai cotoyé à travers sa maladie et j’ai vu aussi ses yeux tristes et mélancoliques, quelques fois j’avais l’impression qu’il partait dans ses pensées car il ne pouvait pas forcément les exprimer. Ce que je veux garder de Jean-Claude c’est surtout sa gentillesse, son sourire, son dévouement envers les autres mais aussi sa rigueur lorsqu’il disait qu’on allait droit dans le mur. En tout cas il était un rassembleur au sein de l’équipe et il me manque beaucoup.
Yves Faverjon dit :
Au cours de ces 5 années partagées au sein de l’équipe municipale avec Jean-Claude, j’ai appris à le connaître et l’apprécier. Dans le cadre de son mandat d’élu sa discrétion n’avait d’égale que sa volonté de participer à la dynamique pour qu’avancent les projets. Plus récemment, même dans les moments où la maladie lentement faisait son oeuvre destructrice, il ne se départissait pas d’une certaine sérénité pour aborder l’épreuve physique qu’il subissait. Sans doute sa philosophie humaniste l’aidait dans cette période. Cette philosophie qu’il savait opportunément nous faire partager au cours de nos débats parfois animés, pour nous rappeler le sens de notre action et de notre engagement collectif public. Si quelques mots pouvaient résumer l’esprit constructif qui guidait son action, je pense à un vers du poète René Char « l’impossible nous ne l’atteignons pas, mais il nous sert de lanterne ».
Agnès Paradas dit :
Jean Claude était un Homme. Avec un grand H.
Avec toute son humilité, son honneur d’Homme, sa dignité.
Avec cette douceur dans le regard et cette force dans la volonté.
Avec cette chaleur dans la voix et cette fermeté dans l’affirmation.
Jean Claude était précieux.
Il est toujours là, présent, laissant une trace indélébile dans nos souvenirs.
Et comme un Homme, il laisse sa marque dans nos vies.
Il est parti beaucoup trop tôt.
Comme tout Homme dont on apprend et dont on sait que l’on a encore beaucoup à apprendre. Comme tout Homme qui sait rencontrer l’autre, sans compromis, certainement, mais sans jugement non plus.
Jean Claude, tu es encore là. J’admire ton courage, j’admire ton Humanité.
Ce souvenir si présent et ces empreintes en chacun de nous sont ta plus belle réalisation d’Homme, ta plus belle oeuvre.
le petit canard dit :
Juste parce qu’aujourd’hui, un an aprés tu me manques encore .
je t embrasse .
une petite fille qui pense à toi.
MG dit :
Les gens ne sont pas morts tant que vivent ceux qui les ont aimés.
MG dit :
Je lis dans La Provence d’aujourd’hui un article signé MG relatif au projet d’aménagement des arènes Barnier.
Ce n’est pas moi qui l’ai rédigé mais je profite de l’occasion pour avancer une proposition à Monsieur le Maire et à l’ensemble du Conseil Municipal.
Puisqu’il ne se pratique plus d’activités taurines dans ce lieu et qu’il est destiné à se transformer en un parc de détente agréable, pourquoi ne pas l’appeler Parc Jean Claude Viguier.
Il me semble que ce serait un hommage légitime à rendre à cet élu trop tôt disparu qui a œuvré pour St Rémy et pour lequel beaucoup de St Rémois avaient une grande estime et, me concernant, une profonde affection.
N’étant pas un expert en nomination de rues, sites et autres espaces, je ne sais pas si elle cette proposition est recevable.
En tout cas, elle est avancée.