Romanin 2009 : réservez votre journée du 12 septembre !

Samedi 12 septembre 2009 à midi se tiendra à l’aérodrome de Romanin le traditionnel repas organisé par les élus de la majorité, occasion de nous retrouver de façon festive et conviviale pour parler de l’avenir de notre ville et de l’année écoulée.

Réservez dès à présent cette date sur vos agendas, je vous attends nombreux. Je rappelle que même si vous ne recevez pas une invitation personnelle à votre domicile, tous les Saint-Rémois qui souhaitent venir sont chaleureusement invités.

Vous pouvez télécharger ici le formulaire d’inscription.

Bonne fin de vacances et à très bientôt !

La chaîne des Alpilles abattue

Les appels téléphoniques matinaux sont rarement porteurs de bonnes nouvelles. On m’a appris, ce matin, très tôt, que Gérard Jouve était décédé.

Un Saint-Rémois, croisé dans la rue, a réagi avec ces mots : « C’était une personnalité ! »
Effectivement.

Gérard Jouve

Gérard Jouve était maire des Baux-de-Provence, président du Parc naturel régional des Alpilles et vice-président de la communauté de communes Vallée des Baux – Alpilles. Pour toutes ces raisons, (la commune des Baux, faisant, de plus, partie du canton de Saint-Rémy), Gérard était probablement l’élu local avec qui j’avais le plus de rapports, d’échanges et de réunions de travail.

Efficace, compétent, directif quand cela était nécessaire, excellent orateur, drôle, fin et cultivé, charismatique, apprécié de ses collègues élus comme de ses collaborateurs, Gérard faisait l’unanimité autour de lui.
Comme beaucoup d’autres, j’ai adoré travailler avec lui, dans la complicité et la bonne humeur.

Nous avions réglé une bonne fois pour toutes nos divergences politiques, en décrétant que « nous étions d’accord sur le fait que nous n’étions pas d’accord », et que l’important était de travailler ensemble dans l’intérêt de nos concitoyens.

Une anecdote à ce sujet : après les élections municipales de mars 2008, alors qu’il était question du renouvellement des instances intercommunales, je lui ai dit : « Je vais encore devoir voter pour un candidat UMP à la présidence du Parc ! » Il m’a répondu : « Ça te sera pas plus difficile que, pour moi, de voter socialiste à la présidence de la communauté de communes… » Nous avons été élus tous les deux à l’unanimité.

La disparition de Gérard  Jouve est une immense perte pour la commune des Baux pour laquelle il a beaucoup œuvré. L’attractivité et le rayonnement de cette cité, qu’il représentait, et même « incarnait » à merveille, sont là pour en témoigner.

groupe-pnr

Gérard Jouve, aux côtés d'Hervé Chérubini, Jacques Simonnet (sous-préfet d'Arles), Axel Poniatowski (président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale), Michel Vauzelle (président de la région PACA) et Nelly Olin (ministre de l'écologie et du développement durable)

Concernant le Parc, on peut dire, tout simplement, que sans Gérard Jouve, il n’existerait pas. Il s’est battu,  souvent seul contre tous, pendant de longues années, pour que ce parc soit créé. Ce projet s’est concrétisé début 2007, grâce à la ténacité, la persévérance, la conviction, l’immense réseau relationnel et l’exceptionnelle capacité de persuasion de Gérard. Cet aboutissement, après de longues années de travail, nous le lui devons.

J’adresse mes plus sincères condoléances à Claude, son épouse, courageuse et admirable, qui a accompagné Gérard jusqu’au dernier moment, ainsi qu’à ses enfants, au conseil municipal et à tous les habitants des Baux qui doivent être bouleversés aujourd’hui.

« Adieu la vie, Adieu, la lumière et le vent »

Ces quelques mots d’Aragon, cher Gérard, pour tes Alpilles, encore et toujours.

Et enfin, ceux de Moustaki à Brassens lors de sa disparition, pour toi et mon immarcescible affection :

« Un jour tu es parti, sous terre ou dans le ciel,
pour goûter au repos, que l’on dit éternel,
rejoindre les copains, qui t’avaient précédés…
»

Repose en paix, au pied des grands cyprès.