Dernière étape de la campagne de Vincent Peillon à Saint-Rémy

Vincent Peillon à Saint-Rémy

Ce vendredi matin salle Henri Rolland entre 9 et 11h, la section saint-rémoise du Parti socialiste a organisé une réunion électorale autour de Vincent Peillon, tête de liste PS pour les élections européennes. L’heure inhabituelle pour une réunion politique n’était pas la seule originalité de cette assemblée, puisque pour sortir du cadre habituel du meeting politique, j’ai souhaité réunir autour de Vincent Peillon 10 ressortissants de 10 pays de la communauté européenne résidant à Saint Rémy ou dans les environs.

Vincent Peillon à Saint-Rémy

Ainsi, un Espagnol, une Allemande, un Chypriote, une Belge, une Roumaine, un Luxembourgeois, une Suédoise, un Italien, une Autrichienne et un Hollandais ont pu tour à tour prendre la parole, et interpeler le député européen sortant, sur la construction européenne, sur ce qui fonctionne aujourd’hui et ce qu’il faudrait améliorer pour les générations futures. Vincent Peillon, en européen convaincu et en orateur convaincant, a apporté un éclairage sur le fonctionnement de la communauté européenne.

Comme il le précise, l’Europe, « dont l’idée même a germé sur les décombres de la seconde guerre mondiale, a fonctionné au cours de ses cinquante premières années d’existence sur l’idée fondatrice de créer un espace de paix de prospérité et de démocratie, par la seule volonté politique après de nombreux soubresauts de l’histoire. Aujourd’hui, pour continuer le rêve initial des pères fondateurs il faut donner un nouveau souffle à la construction européenne en intégrant plus de démocratie, plus de transparence et d’échanges entre tous les pays membres ». Il a tenu à rappeler que « l’Europe est le produit de débats et d’échanges entre des groupes de pensées différents, avec pour simplifier d’une part les « libéraux » qui ambitionnent d’apporter des solutions économiques à tout un chacun via la croissance et la dérégulation (suppression des services publics, nivellement des minimas sociaux et des politiques fiscales…) et d’autre part les sociaux démocrates qui sont partisans de plus de services publics, d’une protection sociale renforcée pour tous, d’une politique fiscale et de redistribution des richesses…« 

Vincent Peillon à Saint-Rémy

Les deux courants de pensée sont portés par les députés européens, d’où l’importance de notre participation et de notre choix ce dimanche 7 juin. Car les urnes ce dimanche donneront la couleur politique de la future assemblée et donc la tonalité des prochains textes votés par le parlement européen.

Vincent Peillon à Saint-Rémy

La réunion de ce vendredi matin à une heure où beaucoup d’entre nous travaillent a rassemblé plus de 150 personnes, preuve que le désintérêt souvent annoncé pour ce scrutin est tout relatif.

2 commentaires pour “Dernière étape de la campagne de Vincent Peillon à Saint-Rémy”

  1. 5 juin 2009 à 23:01
    tjebbe zijlstra dit :

    Fils d’un des premiers fonctionaires de la SECA, ancètre de la communauté européenne d’aujourdhui, né au luxembourg et ayant fait une bonne partie de sa scolarité à l’école européenne au luxembourg je me suis retrouvé dans le discours de Vincent et Karim, Le réve européen de mes parents a parcouru un énorme chemin depuis c’est pas fini mais on va y arrriver…

  2. 6 juin 2009 à 11:42
    Sylvain Weschler dit :

    En France, les dirigeants de la campagne socialiste le promettent, le cœur sur la main. Avec eux, cette fois ci, ça va changer au Parlement européen. Ils seraient mêmes, à les entendre et à les lire, le seul « vote efficace pour changer l’Europe et le vote utile pour changer en France ». Leurs tracts l’affirment : « Voter socialiste, c’est voter utile. Le Parti socialiste est le seul à pouvoir changer la majorité au Parlement européen pour changer le cours de l’Europe, parce qu’il est uni avec les 27 autres membres du PSE ».

    Parallèlement, le vote « Front de Gauche » est même montré du doigt et dénoncé par plusieurs responsables socialistes comme faisant le jeu de la droite.

    Quel est donc le bilan durant la précédente mandature des votes de ces élus du PSE qui seraient, à les en croire, le seul vote possible « pour changer le cours de l’Europe » ? Premier constat, choquant en soi, il est extrêmement difficile de répondre à la question, pourtant élémentaire : que votent nos élus ? On est loin de la « transparence » tant de fois vantée du fonctionnement de l’UE. Toutefois, en se plongeant dans les sites du Parlement européen (europarl.eu) et de l’ONG votewatch.eu, on arrive à se faire une idée assez précise et on a quelques drôles de surprises. Selon votewatch.eu, au fonctionnement complexe et exclusivement en anglais, il apparait que le groupe PPE (Droite dont UMP) et le PSE ont voté ensemble dans 69,70 % des cas durant la mandature ! On y voit également que le groupe PPE vote dans 77,13 % des cas avec le groupe ALDE (dont font partie les élus Modem), mais que le PSE vote aussi dans 75,44 % des situations comme le groupe ALDE. On est loin de la fable assurant que la majorité du Parlement européen repose sur une alliance exclusive PPE / ALDE. On constate également que la petite musique de certains socialistes français visant à faire croire que les élus PS votent différemment que les autres du PSE est mise à mal. Dans 88 % des cas le groupe PSE est resté homogène dans ces votes (à l’image de tous les autres groupes du PE).

    L’hebdomadaire, Le Nouvel Observateur, pour son blog « Européennes 2009 » a lu lui aussi les conclusions de votewatch.eu, sans doute plus en détails que nous, et constate que « le PSE et le PPE ont approuvé ensemble 90% des textes finalement adoptés ».

    Enfin un autre site, « l’Observatoire de l’Europe », animé par des proches de Philippe de Villiers avance des chiffres encore plus éloquents. Pour la seule année 2008 le groupe PPE et le PSE aurait voté 97 % des fois dans le même sens lors des votes par appel nominal, c’est-à-dire les rapports et les résolutions. Cela représenterait pour cette dernière année 535 votes. Concernant les 3 % de différences, c’est à dire 18 votes, sur 7 d’entre eux l’un des deux groupes aurait préféré s’abstenir. Dans un huitième cas, l’un des deux groupes n’aurait pas pris part au vote. Donc, au final, pour seulement 10 votes par appel nominal sur 535 (soit 1,9 %) on pourrait considérer que les deux groupes ont été en totale opposition ! Ces 10 votes concerneraient 9 affaires. 7 d’entre elles releveraient de l’initiative propre et non de la procédure législative, un seul cas était de nature législative.

    Le journaliste de Libération, M. Jean Quatremer, spécialiste du fonctionnement de l’UE et pugnace défenseur du vote « Oui » en 2005, s’indigne sur son blog de l’utilisation de cette étude, et assure sans détours, que c’est la preuve « d’alliances politiques surprenantes » entre le « Front de Gauche » et l’extrême droite. Rien que ça. En réaction, il invite à aller consulter « un site infiniment plus sérieux (..) votewatch.eu. » Qui franchement, on l’a expliqué plus haut, dit sensiblement la même chose.

    70 %, 90 % ou 97 %… Quel que soit le chiffre que l’on retient, on est là face à une pratique parlementaire qui mériterait, au minimum, que les électeurs en soit informés. Jusqu’à présent aucun des élus PPE ou PSE n’en avaient fait état publiquement. Elus concernés et journalistes approbateurs, ripostent qu’il faut accepter que Bruxelles soit une « machine à consensus », c’est même selon certains un « idéal de démocratie ». Il faudrait comprendre et défendre cette culture du compromis plutôt que de la dénoncer car il faut tenir « compte des conditions d’élaborations de la loi européenne ». C’est ainsi que les choses fonctionnent au Parlement européen, répètent-ils.

    Cette ligne de défense est grotesque, car fondamentalement, si cela est possible à Bruxelles, pourquoi cela ne serait-il possible à Paris ? Et dans ces conditions comment s’opposer au discours « d’ouverture » cher à Sarkozy ? En réalité les « consensus » obtenus avec la droite détruisent généralement nombre d’acquis sociaux obtenus dans notre pays. L’exemple récent de deux grands services publics, la Poste et EDF, démantelé au nom de la construction de l’UE, illustre tristement les résultats négatifs de cette « cogestion » entre PPE et PSE.

    M. Schulz, Président du groupe PSE à Strasbourg ne l’entend pas ainsi. Le plus sérieusement du monde, sur son blog, il affirme : « De même, les services dont nous dépendons tous verront bientôt leurs prix baisser parce que l’équilibre entre la libre concurrence et la protection des employés du secteur que professe le Groupe socialiste a remporté l’adhésion de la plupart des partis représentés au Parlement. »

    Fortiche le PSE ! Il aurait réussi a remporté l’adhésion de l’UMP et ses amis pour défendre les services publics. Et si hélas, ce n’était pas plutôt l’inverse ?

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