Lecture du week-end

Le très attendu et déjà très commenté rapport du Comité pour la réforme des collectivités locales, présidé par M. Balladur est en ligne sur internet (notamment sur le site de Gazette des communes).

Je le lis ce week-end afin de vous faire part de mes réactions en début de semaine prochaine.

« Lolo » Mauron donnera le Mas de la Pyramide à la ville

Avec la projection du film consacré à « Lolo » Mauron, l’information est devenue publique : Lolo Mauron, Saint-Rémois bien connu, a décidé de donner sa propriété à la ville.

Lors d’un déjeuner avec Martine Lagrange, il y a quelques mois, Lolo Mauron nous avait fait part de son intention. Dans l’attente de la finalisation des démarches officielles, nous étions restés discrets sur cette information.

En en parlant devant la caméra, durant le tournage du documentaire qu’il lui est consacré, Lolo Mauron a décidé de rendre l’information publique. Je la partage donc avec ceux qui n’auraient pu assister à la projection du film de Gautier Isambert, jeudi dernier au cinéma.

Depuis des dizaines d’années, le Mas de la Pyramide est un lieu bien connu des Saint-Rémois, mais aussi de nos visiteurs. Ceci, à un double-titre. Tout d’abord pour le site exceptionnel : un petit morceau d’Alpilles, où se conjuguent nature et histoire ; la Pyramide témoigne de l’activité humaine dans les Alpilles depuis l’Antiquité et de l’énorme quantité de pierre extraite. Mais aussi, pour le mas troglodyte, ses collections d’anciens engins et d’outils agricoles, et surtout leur propriétaire, qui incarnent une image caractéristique de la Provence traditionnelle.

Ayant eu la chance d’hériter seul de cette propriété, Lolo Mauron a veillé toute sa vie à l’intégrité du mas de la Pyramide, refusant même d’en vendre des petites parcelles extrêmes pour des opérations immobilières. En décidant de transmettre son bien à la ville, Lolo Mauron confirme sa volonté de préserver cette propriété familiale.

Je remercie très vivement Lolo Mauron qui, par ce geste, affectera son bien personnel à la collectivité publique, c’est-à-dire à tous les Saint-Rémois et Saint-Rémoises, et plus largement à tous les visiteurs. Le moment venu, la ville devra relever le défi de conserver l’âme de ce lieu et de continuer à le faire vivre.

Deux mots sur la soirée de jeudi soir : le Ciné-Palace diffusait le documentaire que Gautier Isambert a consacré à Lolo Mauron, grâce notamment au soutien de la ville de Saint-Rémy-de-Provence, du Conseil général et du Crédit agricole. Incontestablement, le public était ravi, ravi de retrouver une figure bien connue de Saint-Rémy, de revoir des paysages, des rues, des gestes, qui caractérisent Saint-Rémy et ses habitants. Le DVD du film est en vente à la Maison de la Presse. J’ai aussi suggéré à Christian Billon, président du Ciné-Palace, si cela est possible pour son association, d’organiser de nouvelles projections de ce film.

Réforme des collectivités locales

Le sujet, et le titre de ce billet, peuvent paraître assez arides et administratifs ; la réforme des collectivités locales est pourtant un sujet essentiel qui concerne, beaucoup plus qu’on ne le croit, le quotidien de chacun d’entre nous.

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône vient de voter à l’unanimité (les membres du groupe UMP n’ayant pas pris part au vote) la motion dont vous pouvez prendre connaissance ici.

J’attire votre attention sur le fait que cette motion a été élaborée et adoptée par l’ensemble des Présidents de Conseils généraux : il ne s’agit donc pas d’un texte de gauche contre une réforme de droite, mais bien d’un texte consensuel de dirigeants de collectivités de tous bords, qui sont sur le terrain et confrontés au quotidien aux mêmes problématiques.

Au sujet de la petite enfance

Je suis régulièrement interrogé à propos de l’accueil des enfants de 0 à 3 ans dans notre commune. La création de places supplémentaires d’accueil est évidemment une priorité à Saint-Rémy.

Sans l’autorisation et le soutien de la CAF, il est impossible d’envisager la construction d’une nouvelle structure.

Or, avant tout nouveau projet, la Caisse d’allocations familiales nous a demandé de réaliser un taux de remplissage à 90 % (termes utilisés par la CAF) dans la crèche existante. Alors que ce taux était de 70-75 %, grâce à la volonté de notre majorité et à l’implication forte du personnel, nous atteignons aujourd’hui un taux de 85 %, ce qui nécessite de la part de la directrice de la crèche une organisation des plannings très minutieuse et une relation téléphonique très fréquente avec les parents, pour permettre d’accueillir un enfant dès qu’un autre est absent même pour 2 ou 3 heures.

Par ailleurs, on dénombre aujourd’hui 28 assistantes maternelles sur Saint-Rémy, ce qui met à la disposition des parents un potentiel de 84 places d’accueil sans compter les assistantes maternelles des communes proches qui peuvent intéresser les parents travaillant à proximité d’autres collectivités. Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille, autorise en outre un quatrième agrément pour les assistantes maternelles qui le souhaitent, ce qui augmente d’autant les places.

Pour répondre au plus vite à la demande des familles, nous envisageons, avec l’accord de la CAF, la création d’un Relais Assistantes Maternelles (RAM) en partenariat avec les communes environnantes. Le RAM est aussi un lieu pour recevoir et informer les parents sur ce mode de garde insuffisamment utilisé et pourtant aussi professionnel et aussi intéressant quant à la dépense occasionnée. Il proposera par exemple une liste avec les coordonnées et les possibilités de temps d’accueil de chaque professionnel et sera à la disposition des parents en recherche de place (information actuellement difficile à se procurer).
Un RAM est également chargé d’organiser et de suivre les formations obligatoires des assistantes maternelles, et de créer de nouvelles vocations qui viendront allonger la liste déjà en place.

Sachez que nous sommes conscients des difficultés rencontrées par les parents et qu’il nous tient à cœur de satisfaire leur demande. C’est pourquoi nous nous attelons à la réalisation du RAM sans négliger pour autant notre projet de voir construire une nouvelle crèche.

Contre une fermeture de classe

La rumeur, dont certains internautes m’avaient fait part, s’est malheureusement confirmée : nous avons reçu mercredi en mairie un courrier de l’Education nationale nous faisant part du projet de fermeture d’une classe maternelle à l’école Marie Mauron à la rentrée prochaine.

Avec Michel Bonet et le directeur de l’action éducative, nous avons évoqué cette question avec M. Trève, inspecteur d’académie, et Mme Vandendriessche, inspectrice de l’Education nationale, lors d’un rendez-vous prévu de longue date, ce jeudi. M. Trève nous a indiqué que cette fermeture semblait cependant peu probable au vu des effectifs dont l’Education nationale a connaissance.

Malgré ces propos rassurants, nous demeurons extrêmement vigilants sur cette question. J’ai souhaité que nous en discutions lundi soir lors d’une réunion de majorité. J’aborderai également ce sujet durant le Conseil municipal de mardi soir (je rappelle que les séances sont publiques…).

Je vous tiendrai au courant de l’évolution de ce dossier.

Une semaine comme une autre

Un récent commentaire sur ce blog laisse entendre que je suis peu présent à Saint-Rémy et me repose trop sur les adjoints de la majorité.

Je me permets donc de vous faire un petit compte-rendu de cette semaine, une semaine de travail à Saint-Rémy.

Lundi
9h Rencontre, en présence du responsable du service urbanisme, avec des habitants de Saint-Rémy qui souhaitent un changement de statut du chemin privé dont ils sont riverains.
10 h Rencontre – avec Michel Giovannetti et Martine Lagrange, le directeur général des services et la directrice de la culture et de la communication de la ville – de Gaëlle Gueguen, directeur général adjoint au Conseil régional, accompagnée des directeurs de l’éducation, du sport et de culture, pour envisager des partenariats entre nos deux collectivités.
12 h Déjeuner au café Riche (j’ai salué les nouveaux gérants, dont l’un que je connais bien, puisqu’il a déjà été gestionnaire de cet établissement à la fin des années 90).
14 h Rendez-vous avec les maires d’Orgon et de Plan d’Orgon, en compagnie du maire d’Eygalières afin de discuter de la future organisation intercommunale du nord du département.
17h30 Réunion au collège avec la principale, Mme Roure, les représentants du personnel, des enseignants et des parents d’élève, en compagnie de Michel Bonet et Fatiha Zoioui, et en présence des services du Conseil général, pour travailler sur l’extension future du collège.
19 h Conseil des adjoints de la majorité.

Mardi
9h Réunion avec Jean-Claude Viguier, le directeur général des services et la directrice des finances pour finaliser le document de présentation du Débat d’orientation budgétaire (pour le prochain conseil municipal).
10h30 Rendez-vous avec M. Burroni, conseiller général délégué aux routes et les techniciens du Conseil général et de la ville pour faire le point sur la réflexion menée pour réaménager l’entrée de ville, actuellement très dangereuse, sur la route d’Avignon.
11h30 Même rendez-vous à Paradou, avec le maire de la commune, concernant un autre aménagement routier.
12h30 Déjeuner au bistrot du Paradou, à l’invitation du maire de Paradou.
15 h Réunion avec Mme Cholet, responsable de la Caisse d’allocations familiales pour l’arrondissement d’Arles, en compagnie de Patricia Laubry et le directeur de l’action éducative, pour évoquer la question de la petite enfance à Saint-Rémy (un point spécifique sur cette question sera fait dans le cadre de l’analyse en cours des besoins sociaux, conduite par le CCAS), notamment la mise en place d’un Relais assistantes maternelles et l’extension éventuelle de la crèche (voir billet spécifique sur ce sujet).
17h Réunion avec la Fédération française d’escalade, le Parc naturel régional des Alpilles, le club d’escalade de Saint-Rémy, en compagnie de Michel Giovannetti et de la responsable du service des sports, pour travailler sur la remise à jour des conventions liant la ville et la fédération au sujet des sites d’escalade saint-rémois.
19h Réunion de travail avec Jacques Guénot, pour faire le point sur les dossiers urbanisme.

Mercredi
Rencontre des forains sur le marché
10h Rendez-vous (en tant que président de la communauté de communes et que maire ; le sujet intéressant les deux collectivités) avec le maire des Baux, la DDE et les responsables de la SPA des Baux, au sujet de l’extension du refuge SPA – actuellement, faute de place aux Baux, la ville de Saint-Rémy est conventionnée avec la SPA de Salon ; le recueil des animaux errants est l’une des compétences de la communauté de communes.
12h30 Déjeuner dans un restaurant de la rue Carnot.
Après-midi Travail au bureau en Mairie de Saint-Rémy-de-Provence.
20h Accueil républicain à Saint-Rémy de Nicolas Dupont-Aignan, leader du mouvement « Debout la République ».

Jeudi
10h Rencontre avec un ostéopathe qui vient de s’installer à Saint-Rémy et souhaitait se présenter en mairie.
11h30 Réunion avec M. Trève, inspecteur d’académie, et Mme Vandendriessche, inspectrice de l’Education nationale, en compagnie de Michel Bonet et du directeur de l’action éducative (voir billet spécifique).
12h30 Déjeuner de travail avec la présidente de l’Office culturel, dans un restaurant du tour du Cours.
Après-midi : Permanence : j’ai reçu 15 personnes, puis trois employées municipales concernant leur évolution de carrière
19h réunion de travail des élus et militants du Parti socialiste du nord du département à Saint-Cannat.

Vendredi
8h-10h Traitement des demandes formulées par les quinze personnes que j’ai reçues la ville à ma permanence.
10h30 Rendez-vous avec une personne en difficulté sociale.
11h Rendez-vous avec le président départemental de la prévention routière.
12h Déjeuner en famille, dans un restaurant saint-rémois.
Après-midi Assemblée générale de l’Agence technique départementale à Marseille.

Samedi
Matin Travail sur les dossiers en mairie.
Je vous laisse compter le nombre de Saint-Rémois que j’ai rencontrés cette semaine, le nombre de rendez-vous, déjeuners (précision : aucun à la charge de la ville) et réunions de travail. Difficile me semble-t-il de dire que je ne suis pas à Saint-Rémy, que je ne prends pas en charge directement les dossiers municipaux, que je ne suis pas disponible pour mes concitoyens.

Lecture du week-end

Dans une ville comme Saint-Rémy-de-Provence, on ne peut être que sensible à tout ce qui touche à l’archéologie. Par leur travail sur le passé, les archéologues ont de fait un regard qui met en perspective le passé, le présent et l’avenir.

Je vous propose de découvrir un texte de Fred Vargas, une femme de talent, archéologue de métier, écrivain par passion et femme engagée sur des problématiques qui nous concernent tous.

J’attends votre avis.

« Nous y sommes « 

Nous y voilà, nous y sommes.

Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.

Certes.

Mais nous y sommes.

A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Pas d’échappatoire, allons-y.

Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas

Un mois de bons vœux

Le mois de janvier est traditionnellement pour les élus un mois chargé en cérémonies officielles du fait de la nouvelle année : vœux à la population, vœux des communes voisines, vœux des institutions (sous-préfecture, chambres de commerce, etc.).

En ce qui me concerne, c’est au titre de mes différentes casquettes que j’ai été amené à assister aux cérémonies de nombreux autres villages de la région.

Ainsi, en tant que président de la communauté de communes Vallée des Baux – Alpilles, je me suis rendu dans les villages suivants :
• Eygalières le 7 janvier
• Maussane et Le Paradou le 9 janvier
• Saint-Étienne-du-Grès le 12 janvier
• Les Baux le 15 janvier
• Mouriès le 16 janvier
• Aureille le 21 janvier
• Fontvieille le 23 janvier
• Mas-Blanc le 31 janvier

Cérémonie des vœux à Fontvieille le 23 janvier dernier
(photo service communication | mairie de Fontvieille)

Je suis également allé aux cérémonies suivantes :
• Maillane le 15 janvier (en tant que conseiller général)
• Noves le 17 janvier
• Chambre de commerce et d’industrie du Pays d’Arles le 19 janvier
• Orgon le 24 janvier

Vous pouvez le constater, c’est à un véritable « marathon des vœux » que nous sommes soumis chaque début d’année. Des cérémonies parfois perçues comme « mondaines » mais qui sont en réalité autant d’occasions de rencontrer la population, de resserrer les liens entre élus, d’en apprendre sur leurs projets respectifs et de découvrir des points de vue différents de problématiques communes.

Page suivante »