Réponse à PePo

Monsieur,

Je vous remercie des précisions que vous apportez sur les deux articles de la Provence mentionnés dans mon billet précédent, qui comportaient deux erreurs à mon goût dommageables. Permettez-moi néanmoins d’apporter un autre éclairage sur les points que vous soulevez, et notamment aujourd’hui sur la question des déchets et sur les formations aux élus.

• Concernant le centre d’enfouissement des déchets :
Vous avez raison, la carte des projets de traitement des déchets ménagers faisait davantage allusion à l’installation du successeur du centre d’enfouissement technique (CET) de Maussane – le Paradou dans la communauté de communes Vallée des Baux – Alpilles qu’à l’installation d’une décharge (nom d’usage assez négatif donné aux CET) à Saint-Rémy même. Un raccourci bien malheureux de la part de la rédaction de la Provence, tant la question des déchets est toujours très sensible à Saint-Rémy.
Compte tenu de la promptitude de certains à échafauder des procès d’intention à notre égard ou à tenter des « buzz » improbables pour susciter le scandale, j’ai préféré rappeler immédiatement la réalité des faits, que je complète aujourd’hui par les informations suivantes.

Si le transfert actuel des déchets de Saint-Rémy n’est pas menacé, celui des déchets des six communes du sud des Alpilles (Fontvieille, Maussane, les Baux, le Paradou, Mouriès et Aureille) a dû être repensé depuis que l’État a ordonné la fermeture du CET de Maussane – Le Paradou le 31 décembre prochain.
La communauté de communes Vallée des Baux – Alpilles a donc lancé un appel d’offres pour trouver une nouvelle solution pour les déchets concernés. Les plis ont été ouverts le 24 novembre dernier, et la commission d’appel d’offres s’est réunie aujourd’hui (2 décembre) pour déterminer la meilleure offre ; le marché sera approuvé au prochain conseil communautaire, le 9 décembre. Un ordre de service sera alors donné à la mi-décembre en vue de la redirection, dès le 1er janvier 2009, des déchets actuellement envoyés sur le CET de Maussane – Le Paradou.

Il s’agit d’une solution purement technique auprès de centres d’enfouissement privés, relativement facile à mettre en œuvre, mais plus coûteuse. Pour une solution « publique », mieux conçue financièrement et écologiquement, il faudra d’abord traiter l’aspect politique du dossier, qui passe notamment par un rapprochement des trois communautés de communes du secteur (Arles-Crau-Camargue-Montagnette, Vallée des Baux – Alpilles, Rhône-Alpilles-Durance) et même des communes « indépendantes » de Plan d’Orgon et Orgon. On le devine, ce rapprochement sera le fruit d’un travail complexe qui durera sans doute plusieurs mois. Le lieu même (si toutefois un nouveau lieu est nécessaire) d’un centre de traitement répondant à cette nouvelle donne géographique est donc loin d’être encore envisagé.

Concernant les formations aux élus :
J’ai écrit à Didier Maurin à propos de la formation de l’Agence technique départementale pour nous en expliquer.
Évidemment, je regrette que l’opposition n’ait pas reçu d’invitation ; il faut savoir néanmoins que L’ATD n’en envoie pas toujours en mairie pour les formations qu’elle dispense, et l’assemblée communale n’est jamais informée formellement de la réservation d’une salle par les associations ou par un organisme public.
La liste des formations dispensée par l’ATD est consultable sur son site internet et il convient à tous les élus de s’y reporter régulièrement.

J’espère que ce billet répondra à vos premières interrogations, et vous rassurera quant à la bonne volonté de la majorité municipale.

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