Crise financière : un impact mesuré sur la dette de la ville
- Par Hervé Chérubini » 3 novembre 2008 » Vie saint-rémoise
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Depuis quelques temps, les médias nous informent régulièrement des conséquences de la crise financière mondiale sur les collectivités. Mardi, Libération, titrait à la une : « Ces maires piégés par les banques ».
Toutes les collectivités contractent des emprunts afin de financer leurs projets d’aménagement public. Depuis quelques années, les banques leur ont proposé des produits financiers complexes, dits structurés. Ces produits permettaient aux élus de décrocher des conditions de prêts très avantageuses par rapport à des emprunts classiques. Du moins à court terme… Aujourd’hui, on se rend compte que les taux de ces emprunts sont variables et peuvent monter très haut, certains n’étant bordés par aucun plafond !
Chaque collectivité a donc fait le point sur sa dette, pour évaluer la part de ces « emprunts toxiques ». Et certaines ont eu de mauvaises surprises : 62% d’emprunts structurés à Saint-Etienne, 48 % à Marseille et même 98 % pour le Conseil général de Seine-Saint-Denis.
Qu’en est-il à Saint-Rémy ? J’ai demandé à la Direction des finances de faire le point sur la structure de la dette communale. Il apparaît que seuls 23 % de la dette de la ville sont composés de ces produits (à peine plus que le Conseil général des Bouches-du-Rhône, pour lequel le chiffre s’élève à 17%).
Dans la période actuelle, particulièrement difficile pour les finances communales (augmentation des charges de fonctionnement, diminution répétée des dotations d’Etat) – je reviendrai sur ces questions dans d’autres billets -, nous pouvons être rassuré : le poids de la dette ne devrait pas s’alourdir excessivement par le jeu de l’évolution des taux, suite à la crise financière mondiale à laquelle nous assistons.
Signalons en outre, que la ligne de trésorerie que nous avons activée au cours des trois dernières années, pour assurer la transition entre le moment où nous réglons les factures et celui où nous percevons les subventions correspondantes, a été ce jour, lundi 3 novembre, ramenée à zéro. Je ne peux que me réjouir que notre majorité ait choisi cette solution, plutôt d’avoir souscrit des emprunts, dont on découvrirait aujourd’hui leur coût exponentiel. Nous avons pu, grâce à cette ligne de trésorerie, investir 16 millions d’euros en 3 ans, tout en désendettant notre commune et sans augmentation de la fiscalité.



Michel D.(Eygalières) dit :
La question n’est pas tant le pourcentage du montant par rapport à l’ensemble de la dette, (on doit reconnaître qu’un tel recours est resté limité), mais la « toxicité » de ces montages. En effet, en cas d’évolution contraire aux anticipations initiales, le coût de tels emprunts s’ils n’est pas protégé, peut s’avérer très coûteux, donc à regarder de plus prêt.
Merci