La Provence : deux erreurs le même jour, ça fait beaucoup !

Ce matin, La Provence a publié deux articles à propos de Saint-Rémy qui m’ont particulièrement étonné et même, pour être franc, un peu irrité.
Voici le courrier que j’ai adressé au journal pour en faire part à la rédaction.

« J’ai été très surpris de découvrir ce matin en page 3 de La Provence, une carte provençale des déchets où Saint-Rémy figure avec un projet de décharge.

Or, il n’y a jamais eu, il n’y a pas et il n’y aura pas de projet de décharge à Saint-Rémy-de-Provence !
La seule qui ait existé est fermée depuis 10 ans.

Nous nous sommes effectivement interrogés, en 2005, sur l’éventualité d’installer dans notre commune un centre de tri-méthanisation-compostage ; mais devant l’hostilité des Saint-Rémois, nous avons décidé, fin 2005 – il y a maintenant trois ans – de ne pas donner suite à ce projet.

Par ailleurs, en page 8 de la même édition de La Provence, dans l’article concernant la mutation de l’Office culturel, il y a un intertitre « 125 000 € de subvention », ce qui est totalement faux !

De plus, au cœur de l’article il est dit « Hervé Chérubini a promis de lui accorder la même subvention annuelle que celle accordée à l’ancien Office, soit 25 000 € ».
Le jour où j’ai rencontré les personnes qui souhaitaient s’investir dans la nouvelle association créée « Le Strapontin », je leur ai indiqué la nécessité qu’il y avait pour eux de travailler sur la programmation 2009 et de monter un dossier de subvention en conséquence, qui serait examiné par les élus comme toutes les autres demandes de subvention – sans m’engager sur un montant précis. »

11 novembre : un moment citoyen

Mardi, nous étions très nombreux, pour la cérémonie officielle de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918. Plus de 200 personnes étaient rassemblées à Saint-Rémy à l’occasion de ce 90e anniversaire : des élus, anciens et actuels, les gendarmes, les pompiers en grand nombre, les policiers municipaux, le curé, l’Echo des Alpilles, la Lyre saint-rémoise, les associations patriotiques, les porte-drapeaux, les écoles saint-rémoises, avec leurs directeurs et des écoliers, les enfants de l’école de musique, le colonel Fontaine, le lieutenant Filippini et de nombreuses autres personnes ont suivi le cortège et se sont recueillies.

Cette année, la commémoration a pris une autre dimension. Comme le soulignait le texte officiel transmis par le secrétariat d’Etat à la défense et aux anciens combattants : « Alors que s’en est allé Lazare Ponticelli, dernier représentant de la génération sacrée des Poilus, nous entrons dans le temps de l’Histoire, un temps où nous contemplons désormais ces événements du passé sans le regard des derniers témoins. »

Au moment où la polémique enfle concernant la remise en cause des douze commémorations annuelles instaurées dans le calendrier français, je ne peux que constater que cette cérémonie officielle fut un moment citoyen, au cours duquel des personnes de tous horizons et de tous âges se sont retrouvées pour se souvenir

(photos B. Lecointe)

Diminution des dotations d’Etat – suite -

Nous avons appris par la presse (je vous laisse apprécier la courtoisie des services de l’Etat, qui transmettent des informations aux médias, avant même d’avoir contacté les collectivités concernées) que la commune de Saint-Rémy ne percevrait plus en 2009 la Dotation de solidarité urbaine. Il s’agit de 142 000 euros, une somme conséquente. Pour compenser cette somme, nous devrions augmenter les impôts de 3,5% !

Créée en 1991, cette dotation est une enveloppe distribuée par l’Etat aux communes confrontées à une insuffisance de ressources et supportant des charges élevées.

J’ai immédiatement écrit au Préfet de région pour lui rappeler les difficultés, souvent méconnues, de notre commune. 53,5% des ménages ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu et 483 familles étaient bénéficiaires du RMI au début de l’année 2008, soit plus de 10% des ménages.

Quelques jours plus tard, nous apprenions, toujours par la presse, que cette dotation serait maintenue à ce niveau pour les villes comme Saint-Rémy.

Sur ce dossier, le Président Sarkozy choisit la même stratégie que d’habitude : il commence par annoncer une réforme, qu’il a élaboré seul et sans concertation. Parce que le projet suscite un tollé, il envoie un ministre annoncer que le projet est différé. Nous pouvons d’ores et déjà nous préparer à la dernière étape : la réforme sera ressortie pour 2010, et il n’y aura plus personne pour s’y opposer.

Nous connaissons la tendance : un désengagement massif de l’Etat, qui va placer les collectivités locales dans des situations budgétaires extrêmement délicates. Dès 2008, nous avons dû faire face au gel de la Dotation globale de fonctionnement, alors que justement nos charges de fonctionnement sont en forte augmentation. Pour 2009, nous échappons de justesse à la suppression pure et simple de la Dotation de solidarité urbaine. Mais de nombreuses autres réformes sont dans les cartons. Elles vont toutes dans le même sens et placeront les élus locaux face à un dilemme cornélien : diminuer la qualité du service public ou augmenter les impôts.

Crise financière : un impact mesuré sur la dette de la ville

Depuis quelques temps, les médias nous informent régulièrement des conséquences de la crise financière mondiale sur les collectivités. Mardi, Libération, titrait à la une : « Ces maires piégés par les banques ».

Toutes les collectivités contractent des emprunts afin de financer leurs projets d’aménagement public. Depuis quelques années, les banques leur ont proposé des produits financiers complexes, dits structurés. Ces produits permettaient aux élus de décrocher des conditions de prêts très avantageuses par rapport à des emprunts classiques. Du moins à court terme… Aujourd’hui, on se rend compte que les taux de ces emprunts sont variables et peuvent monter très haut, certains n’étant bordés par aucun plafond !

Chaque collectivité a donc fait le point sur sa dette, pour évaluer la part de ces « emprunts toxiques ». Et certaines ont eu de mauvaises surprises : 62% d’emprunts structurés à Saint-Etienne, 48 % à Marseille et même 98 % pour le Conseil général de Seine-Saint-Denis.

Qu’en est-il à Saint-Rémy ? J’ai demandé à la Direction des finances de faire le point sur la structure de la dette communale. Il apparaît que seuls 23 % de la dette de la ville sont composés de ces produits (à peine plus que le Conseil général des Bouches-du-Rhône, pour lequel le chiffre s’élève à 17%).

Dans la période actuelle, particulièrement difficile pour les finances communales (augmentation des charges de fonctionnement, diminution répétée des dotations d’Etat) – je reviendrai sur ces questions dans d’autres billets -, nous pouvons être rassuré : le poids de la dette ne devrait pas s’alourdir excessivement par le jeu de l’évolution des taux, suite à la crise financière mondiale à laquelle nous assistons.

Signalons en outre, que la ligne de trésorerie que nous avons activée au cours des trois dernières années, pour assurer la transition entre le moment où nous réglons les factures et celui où nous percevons les subventions correspondantes, a été ce jour, lundi 3 novembre, ramenée à zéro. Je ne peux que me réjouir que notre majorité ait choisi cette solution, plutôt d’avoir souscrit des emprunts, dont on découvrirait aujourd’hui leur coût exponentiel. Nous avons pu, grâce à cette ligne de trésorerie, investir 16 millions d’euros en 3 ans, tout en désendettant notre commune et sans augmentation de la fiscalité.