1979 : un crash dans les Alpilles

En promenade dans les Alpilles avec un ami, je suis tombé récemment sur cette stèle posée au sol, en mémoire du crash d’un avion de tourisme, survenu le 20 septembre 1979, dont j’ignorais tout.

« Ici l’avion de Fabienne, Jean-Patrice, Catherine, Nathalie et Carole
a achevé leur course terrestre.
« 

Souhaitant en connaître plus sur cet accident, j’invite les lecteurs de ce blog (et leurs relations !) qui en sauraient plus à me contacter pour essayer d’en retrouver les circonstances.

Parlez-en autour de vous !

Merci d’avance.

Enfin du neuf dans « l’affaire Lidl »

L’affaire Lidl suit son cours, lentement mais sûrement : avec l’ordonnance de la cour administrative d’appel de Marseille, rendue le 3 octobre dernier et rejetant la demande en appel de la société Lidl, nous marquons un nouveau point dans cette bataille juridique qui tourne autour de la grande surface commerciale. La sortie du tunnel paraît à présent imminente et le chantier avorté qui dénature une des entrées de ville les plus fréquentées ne devrait être bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Vous pouvez relire dans ce billet les principales raisons pour lesquelles Serge Pampaloni et moi-même, à titre personnel, avions déposé un recours contre le permis de construire accordé en 2004, que nous avions jugé non conforme.

Le 22 juin 2006, le Tribunal administratif de Marseille avait retenu l’ensemble des points que nous avions soulevés, et annulé le permis de construire. Comme nous le craignions, la SNC Lidl avait fait appel de ce jugement.

L’ordonnance du 3 octobre 2008 est une excellente nouvelle : en considérant la demande en appel de la SNC Lidl comme irrecevable, le juge indique qu’il n’ouvrira même pas le dossier. Le jugement du 22 juin 2006 est donc confirmé, et comme la SNC Lidl n’a désormais plus de recours possible, le permis de construire est définitivement annulé.

Tant que le procès en appel n’avait pas eu lieu, il était impossible de demander la remise en état du terrain concerné. C’est désormais possible. A moins que la SNC Lidl ne se rapproche de la commune pour une solution « à l’amiable », la ville saisira à nouveau le tribunal administratif pour que la société remette le terrain en état, et que cette affaire trouve enfin, près de cinq ans plus tard, une conclusion heureuse.

Le président de la 1re chambre ordonne également que la SNC Lidl verse à chacun des plaignants une somme de 750 euros au titre des frais exposés. Pour ma part, je reverserai l’intégralité de cette somme aux Restos du cœur.

Faire face à la « déraison financière »

Il y a quelques semaines (6 septembre) Lionel Jospin s’est exprimé dans le journal Le Monde, appelant à des « régulations monétaires internationales » pour « réduire l’écart insensé entre la finance et l’économie réelle« .

Dans cet article, il rappelle à juste titre deux faits à faire tourner la tête à la plupart d’entre nous :
• le volume des transactions consacrées à l’économie réelle (biens et services produits pendant une année) est 50 fois inférieur à la totalité des échanges monétaires (2,2 %) ; « les transactions sur produits dérivés, toutes catégories confondues, (…) se montent à 1,406 T$ (soit 1 million quatre cent six mille milliards de dollars !) » (1 406 000 000 000 000 $ !). « L’économie mondiale marche sur la tête, une tête financière hypertrophiée et malade. Le capitalisme, désormais seul mode de production sur la planète, est aspiré et déréglé par sa finance.« 

• l’extrême concentration des richesses : « 95 000 personnes dans le monde possédaient chacune en 2006 un patrimoine supérieur – et pour certains très supérieur – à 30 millions de dollars. Le montant total de leur richesse s’élevait à plus du quart de la richesse produite dans le monde durant toute l’année 2006« .

Lionel Jospin suggère ensuite un certain nombre de mesures pour « rétablir un contre-pouvoir global » : mise en place d’un nouveau système de régulation à la légitimité incontestable, transparent, dans lequel la monnaie serait un bien public mondial, et qui aboutirait à une fiscalité permettant de « taxer les dérives spéculatives, mais aussi de financer des projets pouvant répondre aux enjeux environnementaux de notre planète, aux défis du développement durable, ou encore aux inégalités et à la pauvreté dans le monde.« 

***

Au passage je vous invite à relire trois anciens billets de ce blog, datant d’août 2007, dans lesquels j’évoquais la crise alors limitée aux Etats-Unis, dont la Banque de France disait à l’époque qu’elle ne présentait pas « de risque global pour les banques européennes« .

Episode 1
Episode 2
Episode 3

Un Président visionnaire

La citation est souvent reprise sur Internet, mais elle est tellement édifiante que je ne résiste pas à l’envie de la partager avec vous :

« Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l’Etat intervienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades.

Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.

Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.« 

Nicolas Sarkozy.
(source : Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy, élections présidentielles 2007)

(rappel : crédit hypothécaire = subprime)

Encore une belle fête votive

La Fête votive 2008 s’est terminée dimanche soir avec une dernière bandido, et le bilan de cette édition est comme d’habitude très positif.

Les manifestations se sont déroulées toute la semaine devant un public toujours fidèle, et aucun incident majeur, accident taurin ou violence durant les bals, ne sont venus ternir la fête.

Je suis évidemment ravi par ce nouveau succès du Comité des fêtes. La « gaso » a encore attiré un très grand nombre de spectateurs (près de 3000) ; en trois ans, elle s’est vraiment imposée comme l’événement immanquable du mois de septembre.
Les autres manifestations, bals, concours de boules, bodegas, abrivados, feu d’artifice, et bien sûr le vingtième Tau d’or, ont également rencontré un grand public, et l’on peut se féliciter que le beau temps fut de la partie.

J’adresse un grand bravo et un grand merci aux bénévoles du Comité des fêtes, à Michel Giovannetti et Patrick Gaffet les coprésidents, ainsi qu’aux services municipaux ayant participé à l’organisation.

(photos B. Lecointe)

Les Parcs naturels régionaux en fête

Ce week-end a eu lieu dans notre région la troisième fête des parcs naturels régionaux de Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui pour la première fois associait le tout jeune parc naturel régional des Alpilles, créé en 2007.

Un public très nombreux s’est rendu dans les jardins de la (future) Maison du Parc, où l’ambiance était particulièrement chaleureuse et décontractée, avec notamment les stands pédagogiques « développement durable », les groupes de danse et de musique, et la proximité des animations de la Fête votive.


(photo Albert BLOT pour PNRA)

Les maires des Alpilles étaient bien entendu tous là, dont Gérard Jouve, également président du PNR des Alpilles, ainsi que plusieurs conseillers régionaux et Jacky Gérard, conseiller général. Francis Guillot, président de la CCI, était aussi présent avec son épouse, tout comme la reine d’Arles et ses demoiselles d’honneur.


(photo Annie Berton-Adami pour PNRA)

Michel Vauzelle, président de la région PACA, est venu lancer le concours des « écotrophées », destiné à récompenser des entreprises des 16 communes du Parc mettant un place des projets éco-responsables. Il a même pu accompagner au chant François Baculard à l’interprétation de la Coupo Santo !

Une très belle journée, sous le signe de l’environnement, qui sera renouvelée chaque année.