No comment

« Ces mouvements de marché ne sauraient affecter durablement la croissance de nos économies, qui est robuste.« 
Nicolas Sarkozy, 16 août 2007

« Il faut raison garder, ce n’est pas un krach.« 
Christine Lagarde, ministre de l’économie, 17 août 2007

« Il y a décalage entre une morosité des commentaires et la réalité du moral des entreprises et des ménages.« 
François Fillon, 21 août 2007

« L’Insee prévoit une croissance faible au deuxième trimestre. Nous, nous disons que l’Insee est pessimiste.« 
Éric Woerth, ministre du budget, 24 juin 2008

« Je pense qu’on a le gros de la crise derrière nous.« 
Christine Lagarde, 20 août 2008

« Nous avons la chance d’avoir un système bancaire sain.« 
Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, 17 septembre 2008

« Le gros risque systémique craint par les places financières est derrière nous.« 
Christine Lagarde, 20 septembre 2008

« Récession longue et douloureuse… » ; « D’autres banques pourraient faire faillite, la valeur des maisons pourrait péricliter, le chômage augmenter.« 
George Bush, 24 septembre 2008

« La crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat…« 
Nicolas Sarkozy, 25 septembre 2008

(citations pertinemment rapportées le 26 septembre par le journal Libération)

2 commentaires pour “No comment”

  1. 1 octobre 2008 à 11:37
    MG dit :

    L’Economie Sociale et Solidaire comme réponse à la crise financière.

    Comme le disait récemment Patrick VIVERET (auteur du fameux rapport « Reconsidérer la richesse » paru en 2002) lors du 2e Forum AGIR qui s’est tenu à la Région le 22 septembre dernier, il faut instaurer de nouvelles règles au niveau international pour arrêter l’économie spéculative de plus en plus déconnectée de l’économie réelle et cela ne pourra se faire que par un retour du politique, à condition que celui-ci ne soit pas, lui aussi, déconnecté des réalités et des demandes de terrain…
    S’il faut modifier le modèle productif pour réduire la prédation des ressources de la planète, il faut aussi modifier les rapports sociaux.
    La nouvelle économie politique sociale et écologique que j’ai déjà évoquée sur ce blog, la décroisssance, prolongement de l’Economie Sociale et Solidaire constituent les fondements de la réforme d’une politique de transformation sociale et écologique à travers une vision territoriale respectueuse des écosystèmes, qui relocalise l’économie tant pour la production que pour la consommation.
    Il convient de remplacer progressivement la logique concurrentielle de l’économie classique par la coopération de l’Economie Sociale et Solidaire.
    Des actions et projets locaux issus des préoccupations des citoyens, la réponse à des besoins de proximité non satisfaits que ne remplissent ni le secteur marchand classique ni le secteur publique, en passant par l’Economie Sociale et Solidaire à l’échelon européen pour réguler les marchés financiers en folie, telles sont les défis que relèvent chaque jour les acteurs engagés dans ce secteur de l’économie qui apparaît de plus en plus comme la seule alternative crédible au capitalisme et aux ravages humains, sociaux, économiques, culturels et écologiques qu’il génère.

    MG

  2. 9 octobre 2008 à 23:58
    PePo dit :

    En ces jours de crise financière omniprésente , je me pose souvent – comme beaucoup d’autres – la question suivante :

     » vivons-nous un moment historique qui va nous inciter à repenser nos modes de consommation ou s’agit-il plus simplement d’une purge salutaire au capitalisme avant que les dérives de nos économies occidentales ne reprennent plus fort encore ?  » .

    Certes, le citoyen que je suis reçois avec bienveillance les « réflexions pleines de bon sens » qui incitent d’abord à vouloir s’attaquer à la globalité des problèmes posés en repensant l’économie dans laquelle nos pays occidentaux évoluent aujourd’hui, mais en même temps je ne peux m’empêcher de souhaiter la construction d’une économie de proximité qui démontre aussi qu’il est possible de réintroduire de la Solidarité et du lien Social dans le secteur marchand local !

    A Saint-Rémy-de-Provence, lors de la dernière campagne pour les élections municipales, le Programme ( page 19 ) de la liste conduite par Hervé Chérubini portait pourtant déjà cette volonté de réintroduire ces valeurs dans notre environnement immédiat pour le bien être de nos concitoyens.
    Depuis, l’ équipe de la Majorité Municipale n’a guère eu l’occasion de démontrer son implication pour l’ économie Sociale et Solidaire par des réalisations concrètes ( ou alors, celles-ci n’ont pas marquées nos mémoires ! ) .
    L’un des premier pas – qui consiste en la création d’ une Commission Extra-Municipale à l’ Economie Sociale et Solidaire ( CEM E.S.S. ) – n’est même plus à l’ordre du jour .

    Nos premières réactions pourraient donc être de penser que  » les autres  » – et notamment les responsables politiques que nous élisons pour  » résoudre  » nos problèmes ( comme s’ils possédaient, eux, une baguette magique ! ) n’en font pas assez .

    Mais nous-mêmes, dans nos actes quotidiens, adoptons nous toujours une démarche en accord avec nos principes de Solidarité et nos souhaits .

    Ainsi, je pense qu’il est peut-être temps de demander  » haut et fort  » à la municipalité que nous avons élue, la création de cette CEM à l’ E.S.S. et de nous impliquer plus encore dans la réalisation de projets locaux concrets .

    Attendrons nous la prochaine crise pour Agir Ensemble ?

    http://saintremydetoutesnosforces.over-blog.com

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