Saint-Rémy, du hit-parade au box-office

Le film d’Agnès Jaoui, Parlez-moi de la pluie, tourné l’an dernier à Saint-Rémy, à Saint-Etienne-du-Grès et dans les Alpilles, est sorti le 17 septembre (le 24 au Ciné-Palace). Il a pris dès la première semaine la tête du box-office, avec près de 415 000 spectateurs, et semble s’y maintenir la deuxième. Un démarrage très réussi, en somme, qui laisse espérer une longue carrière au film.

Coïncidence amusante, le CD de chanson française le plus vendu la semaine précédente était celui du groupe Tryo, intitulé Ce que l’on sème. Un album qui a été intégralement enregistré… à Saint-Rémy également, dans les locaux de la Fabrique, par Hervé le Guil.

Le film le plus vu et le CD le plus écouté actuellement en France sont donc « made in Saint-Rémy », pour un temps capitale culturelle de notre pays.

En somme, qui sème à Saint-Rémy récolte la pluie… du succès !

No comment

« Ces mouvements de marché ne sauraient affecter durablement la croissance de nos économies, qui est robuste.« 
Nicolas Sarkozy, 16 août 2007

« Il faut raison garder, ce n’est pas un krach.« 
Christine Lagarde, ministre de l’économie, 17 août 2007

« Il y a décalage entre une morosité des commentaires et la réalité du moral des entreprises et des ménages.« 
François Fillon, 21 août 2007

« L’Insee prévoit une croissance faible au deuxième trimestre. Nous, nous disons que l’Insee est pessimiste.« 
Éric Woerth, ministre du budget, 24 juin 2008

« Je pense qu’on a le gros de la crise derrière nous.« 
Christine Lagarde, 20 août 2008

« Nous avons la chance d’avoir un système bancaire sain.« 
Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, 17 septembre 2008

« Le gros risque systémique craint par les places financières est derrière nous.« 
Christine Lagarde, 20 septembre 2008

« Récession longue et douloureuse… » ; « D’autres banques pourraient faire faillite, la valeur des maisons pourrait péricliter, le chômage augmenter.« 
George Bush, 24 septembre 2008

« La crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat…« 
Nicolas Sarkozy, 25 septembre 2008

(citations pertinemment rapportées le 26 septembre par le journal Libération)

Saint-Rémy accueille la Maison de la France

Ce dimanche 21 septembre, nous avons eu le plaisir d’accueillir à Saint-Rémy les directeurs des Maisons de la France.

Installées dans 35 pays différents et sur les 5 continents, les Maisons de la France, sous la houlette du ministère du tourisme, sont chargées de représenter et de promouvoir la France « touristique ». En quelque sorte ce sont des ambassadeurs touristiques de la France à l’étranger.

Chaque année les directeurs se réunissent en congrès annuel. Grâce à la collaboration active du Comité départemental du tourisme et du Comité régional du tourisme, nous avons eu la possibilité de les accueillir avec leurs collaborateurs l’espace d’une journée à Saint-Rémy.

Accueillis en fin de matinée au pied des Antiques par Yves Faverjon, premier adjoint délégué au tourisme, et après une courte présentation de l’arc de triomphe et du mausolée par notre ami Robert Leroy, nous avons partagé un repas convivial dans la quiétude des jardins de l’hôtel des Ateliers de l’image. Ce fut l’occasion d’échanger longuement sur Saint-Rémy et sa région. Ensuite après une promenade dans le centre ancien, nos visiteurs sont repartis pour les Baux-de-Provence puis Fontvieille.

À n’en pas douter ce moment partagé permettra aux directeurs des Maisons de la France d’évoquer avec d’autant plus de conviction et d’enthousiasme Saint-Rémy et sa région.

Une semaine chargée

La semaine dernière fut riche en événements et en manifestations qui ont beaucoup fait courir votre maire. En voici un rapide aperçu.

Lundi 15 septembre : après m’être rendu au départ de la sortie des Anciens pour Aigues-Mortes, offerte par le CCAS (150 Saint-Rémois ont bénéficié de cette belle journée placée sous le signe de la détente et de la convivialité) et à laquelle participaient mes collègues Mireille Wilde, adjointe aux affaires sociales, et Danielle Saury, conseillère municipale, j’ai pris part à une réunion passionnante marquant le démarrage d’une étude sur la suppression de la ligne électrique reliant Valrugues au plateau de la Caume. Avec des représentants du Parc naturel régional, du SMED 13 (Syndicat mixte d’énergie du 13), de l’ERDF (Électricité réseau distribution France), la LPO (Ligue de protection des oiseaux), Frédéric Bouvet, conseiller municipal, et moi-même avons évoqué les différentes solutions envisagées, comme l’enfouissement de la ligne (très coûteux) ou le recours à des panneaux photovoltaïques pour une alimentation « de proximité » (et écologique !) du relais de télédiffusion. Il y a une réelle volonté commune de faire disparaître cette ligne peu esthétique qui représente par ailleurs un danger pour les oiseaux protégés du massif. Nous avons demandé au PNR d’assurer le suivi du dossier technique.

(la sortie des Anciens – photo Mireille Wilde)

La journée de mardi fut marquée par un conseil municipal très consensuel. Toutes les délibérations, sauf une, ont été adoptées à l’unanimité, dont la vente aux enchères d’un local municipal inusité depuis plus de quinze ans et l’augmentation de la taxe de séjour.

Dans le cadre de la préparation des élections sénatoriales, plusieurs élus et moi-même nous sommes rendus mercredi dans les communes de Baux-de-Provence, de Fontvieille et d’Aureille.

Jeudi 18, je me suis rendu à la Maison de Bournissac, « hôtel-restaurant gastronomique de charme », pour un cocktail en l’honneur du chef Christian Peyre qui vient d’être distingué par le Gault&Millau. Bien que cet établissement ne se situe pas exactement sur notre commune (il est aux Paluds-de-Noves), il est membre de l’Office de tourisme de Saint-Rémy et mentionne notre ville sur ses documents de communication ; une bonne chose pour Saint-Rémy, dont l’image bénéficie déjà de tels établissements de grand confort.
Le soir, après mon habituelle après-midi de permanence en mairie, j’ai assisté à l’ouverture du festival Jazz à Saint-Rémy, qui pendant près de quatre jours a animé la ville de nombreux concerts. En complément des prestigieuses affiches, le soir dans le cadre splendide des jardins de l’Hôtel de Sade, le festival a en effet proposé des « apéro-swings », près des terrasses des cafés et des restaurants, et avec la complicité de la commune, des petits concerts dans les lieux ouverts au public durant les Journées du patrimoine. J’adresse un grand bravo au président de Jazz à Saint-Rémy, Bernard Chambre, ainsi qu’à toute son équipe, pour cette première édition qui a déjà fait carton plein, et souhaite de tout cœur que cette manifestation perdure dans les années à venir.

La journée de vendredi fut consacrée au Conseil général : en qualité de rapporteur général du budget du département, j’ai rencontré à Marseille le directeur des finances et le directeur général des services, afin de travailler sur le budget primitif 2009.

Comme souvent à Saint-Rémy, il y eut samedi deux événements en même temps ; ces jours-là, évidemment, il ne m’est pas possible de tout faire. C’est donc Martine Lagrange, adjointe à la culture, qui s’est rendue au vernissage de la nouvelle exposition du musée Estrine, « Le corps : métamorphoses et apparitions », pendant que j’allais pour ma part à la finale de « Graine de bouvine » aux arènes Coinon à Saint-Rémy.
Le matin avait eu lieu le lancement des Journées du patrimoine avec un sympathique concert de jazz au pied des Antiques restaurés. Auparavant, j’ai eu le plaisir de célébrer un mariage.

Enfin, dimanche, tous les élus du conseil municipal se sont rendus à Marseille afin d’élire les huit nouveaux sénateurs des Bouches-du-Rhône. Les conseillers municipaux des communes de plus de 9000 habitants (donc ceux de Saint-Rémy) sont en effet tous des « grands électeurs » participant aux élections sénatoriales.
Ce scrutin a vu l’élection de 5 sénateurs de gauche, dont Jean-Noël Guérini, contre 3 de l’UMP dans les Bouches-du-Rhône.
Vous trouverez les résultats complets sur le site du Sénat.

Repas à Romanin 2008 : la vidéo

Comme promis, voici la vidéo tournée samedi 13 septembre à l’aérodrome de Romanin.

Repas à Romanin : le rendez-vous incontournable de la rentrée

C’est un rendez-vous qui fait désormais partie des habitudes de rentrée des Saint-Rémois : le quatrième repas annuel de l’association soutenant l’équipe municipale de la majorité*, a rassemblé samedi dernier 452 personnes, un petit peu plus qu’en 2007, alors qu’aucune échéance électorale locale n’est programmée et que sa promotion fut assez discrète. C’est pour nous, bien sûr, une bonne nouvelle et un encouragement.

Avant de déguster le poulet basquaise préparé par le traiteur Jean Benoît, j’ai fait le point sur l’année écoulée et les dossiers en cours.
Je suis revenu sur les élections municipales, sur le mandat 2005-2008 qui a vu se concrétiser des engagements très importants, sur la disparition de notre ami Roger Berthon, élu municipal et plus récemment, celle d’Albert Mossé, qui officiait notamment au Centre communal d’action sociale.

Le nouveau mandat, qui s’étale sur six ans au lieu de trois, nous permet d’avoir un rythme plus « normal ». Néanmoins, nous maintenons la cadence soutenue des investissements. Ces derniers mois ont en effet été marqués par l’importante rénovation, dans la lignée de l’école de la République, de l’école maternelle Marie-Mauron, effectuée dans les deux mois d’été, pour un montant de 600 000 euros HT. Les travaux d’amélioration du réseau d’eau dans le quartier de l’avenue Frédéric-Mistral se sont achevés récemment, ainsi que la première tranche des travaux d’aménagement de voirie dans la zone d’activités de la Gare. Un monte-personnes a été installé à la mairie pour la rendre accessible aux personnes à mobilité réduite. Nous avons acheté un nouveau local pour les services techniques et la Régie de l’eau, qui sera occupé courant 2009. Et au stade Sans-Souci, les travaux se poursuivent.

Au mois d’octobre débutera la rénovation de la façade nord de la collégiale Saint-Martin. Dans les prochaines semaines commencera également le chantier de l’espace de glisse urbaine à côté du mur d’escalade. La rue du 8 mai sera rénovée à partir de début 2009, et l’intercommunalité aménagera un terrain à la Massane pour accroître le Parc d’activités.

Les gros dossiers du mandat, ZAC d’Ussol et salle polyvalente des fêtes, spectacles et congrès, suivent leur cours. Lors du conseil municipal du 29 juillet, nous avons lancé officiellement la réalisation de la future salle en votant la mise en place du jury de concours qui choisira les candidats architectes admis à proposer un projet. La livraison de cette grande salle est planifiée pour 2012.
L’ancienne gendarmerie deviendra le nouveau local de la police municipale et une nouvelle piscine couverte sera réalisée.

Le grand travail de réflexion autour de la Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) et du Plan local d’urbanisme (PLU) est en passe d’être lancé (cet automne), ainsi qu’une étude du schéma hydraulique local, pour laquelle les financements ont été obtenus.

J’ai également abordé la question de la fiscalité. Vous le savez, la ville est confrontée à d’importantes difficultés financières, en particulier dans la section de fonctionnement du budget, en raison de dépenses en hausse (charges de personnel dues à l’avancement des agents, élévation du coût de la vie…) et de recettes en baisse, notamment celles de l’État (150 000 euros en moins en 2007). À ce sujet, j’avais demandé des explications au sous-préfet Jacques Simonnet. Celui-ci m’a répondu tout récemment ; vous trouverez une copie du courrier en cliquant ici. Les dotations de l’État aux communes sont en baisse et continueront à baisser ; les villes toucheront moins, c’est comme ça, qu’elles se débrouillent !
Il va donc nous falloir trouver les fonds pour compenser le manque à gagner. Des possibilités existent avec l’augmentation de la taxe de séjour, d’occupation du domaine public, sur les forains et les parkings. Il pourrait être nécessaire d’augmenter les tarifs des services publics, et en dernier recours, la fiscalité. Comme je le disais durant la campagne électorale, après dix années à la tête de la ville sans jamais toucher à la fiscalité, je ne peux plus promettre de ne pas au moins l’aligner sur l’inflation, dans le difficile contexte actuel.

L’après-midi s’est terminée vers 16 heures, dans la bonne humeur et la convivialité.
Le discours a été filmé par un jeune vidéaste. La vidéo sera en ligne sur ce blog très prochainement.

(Photos B. Lecointe – cliquer pour agrandir)

* Je rappelle que ce repas est une initiative privée à 100%, indépendante de la mairie. Je remercie particulièrement pour leur participation l’aérodrome de Romanin, Bernard Avias, Jean Benoît, Sylvie et Vincent Oulet, Alix Kikmoun et son équipe, et tous les élus de la majorité qui ont contribué à hauteur de 2 500 euros à la réussite de ce repas convivial.

[J'ajouterai prochainement dans ce billet quelques photos du repas]

Le Ciné-Palace reçoit la fine fleur du cinéma français

La salle du Ciné-Palace était comble avant-hier pour découvrir en avant-première le dernier film d’Agnès Jaoui, intitulé Parlez-moi de la pluie, et rencontrer, en fin de projection, la réalisatrice et les acteurs du film. Tourné principalement à Saint-Etienne-du-Grès et dans les environs, dont Saint-Rémy, le film a mobilisé une équipe nombreuse qui a principalement logé dans notre ville pendant les trois mois qu’a duré le tournage.

Se sont donc présentés devant les 180 spectateurs Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Jamel Debbouze, Frédéric Pierrot et Florence Loiret, pour une séance de questions-réponses durant laquelle chacun a pu faire son numéro d’humour, à la grande satisfaction du public qui avait déjà bien reçu le long-métrage. J’ai ainsi pu prendre acte qu’Agnès Jaoui se présenterait aux prochaines élections municipales de Saint-Rémy-de-Provence ! (allusion humoristique au personnage de femme politique qu’elle joue dans le film.)

Après la rencontre, j’ai pu échanger quelques mots avec Jamel Debbouze, qui a évoqué sa satisfaction de la quiétude rencontrée à Saint-Rémy, où il a désormais ses habitudes.

Bravo à l’équipe du Ciné-Palace, et plus particulièrement au président Christian Billon et au directeur Frédéric Peaurroy, de mettre en place ce type d’événements à Saint-Rémy (comme la venue, en septembre 2007, de Marc Esposito et Bernard Campan pour Le Cœur des Hommes 2). Le succès public rencontré montre le besoin réel d’un cinéma dans notre ville.

J’en profite pour rappeler aux Saint-Rémois la souscription qu’a lancée le Ciné-Palace afin de rétablir un équilibre budgétaire un peu mis à mal ces derniers temps, qui occasionne un certain nombre de changements sur la programmation à venir. Et les invite à consulter régulièrement le calendrier des prochains événements.

Rectificatif dans « La Provence »

La Provence a fait paraître dans son numéro d’aujourd’hui un entrefilet annonçant le repas de Romanin de ce samedi à 12h. Si le contenu de la brève est correct, le titre, lui, est trompeur : ce n’est pas la mairie qui organise le repas, mais bien les élus de la majorité !

Je précise que le repas est entièrement organisé et financé par les participants et les élus (de la majorité), à travers l’association « le Petit Saint-Rémois », qui rassemble les sympathisants qui nous soutiennent. Donc : aucun financement public.

Comme toutes les associations municipales qui en font la demande, cette association bénéficie pour l’occasion du prêt du matériel mairie, en l’occurrence les tables, les chaises et le pupitre. Ce matériel est installé par les membres de l’association eux-mêmes. A aucun moment, le personnel municipal n’est utilisé pour cette manifestation.

Edvige, la régression antidémocratique

NB : J’ai écrit ce billet il y a quelques jours mais n’ai pas trouvé le temps de le mettre en ligne depuis. L’actualité va plus vite que moi : suite au tollé général, le gouvernement a annoncé hier qu’il était décidé à mettre de l’eau dans son vin à propos du fichier Edvige.
Je tenais quand même à vous faire part de mon opinion sur ce fichier. Voici donc le billet que j’avais écrit.

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Le gouvernement s’est doté au début de l’été d’un nouvel outil : le fichier Edvige (pour « exploitation documentaire et valorisation de l’information générale »).
Cette base de données personnelles défraie actuellement la chronique, pour être attaquée au Conseil d’État par plusieurs organisations. En cause, le fait qu’elle permet de recenser dès 13 ans, avec de nombreux renseignements personnels, des personnes jugées « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public » (on a vu plus clair) ainsi que celles exerçant, ayant exercé ou ayant sollicité un mandat politique, syndical ou économique, ou encore jouant un « rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Les renseignements en question sont les adresses personnelles, les numéros de téléphone, les adresses électroniques, les signes physiques particuliers, l’origine ethnique, l’immatriculation des véhicules, les informations fiscales et matrimoniales et toutes les données relatives à l’entourage et aux relations personnelles. Pire, ces renseignements peuvent concerner même la santé et l’orientation sexuelle.

Au-delà des amalgames douteux qu’un tel fichier risque d’engendrer (comme, par exemple et au hasard, « personnes exerçant un mandat politique » = « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public »…), Edvige constitue une véritable atteinte aux libertés fondamentales qui sous-tendent l’État de droit qu’est la France.
Étant moi-même de fait un personnage public (à la modeste échelle saint-rémoise…), je peux comprendre et accepter que certains aspects de ma vie même privée soient connus ; cela fait partie du jeu. À ce titre, d’ailleurs, je m’engage à publier sur ce blog le contenu de ma fiche Edvige dès que j’en aurai pris connaissance, si toutefois je peux me la procurer, afin que chacun puisse se rendre compte de la permissivité du fichier.
En revanche, que mon « entourage » figure également dans le fichier est beaucoup plus inquiétant. En effet, où s’arrête l’entourage ? Est-ce que les 300 personnes dont j’ai le numéro enregistré dans mon téléphone constituent mon entourage aux yeux des services d’Edvige ?
Nicolas Sarkozy semble soucieux de protéger ses amis (cf. « l’affaire Clavier », dans laquelle le Président ne souhaitait pas que ses amis soient pénalisés à cause de lui), je ne vois pas pourquoi je ne serais pas soucieux de protéger les miens.

Edvige constitue une arme de dissuasion disproportionnée par rapport aux « atteintes à l’ordre public » (vague notion !) qu’elle prétend empêcher. Comme le fait en effet remarquer la Confédération nationale du logement dans le Monde de mercredi dernier, « comment continuer à défendre des locataires menacés d’expulsion en s’opposant à la force publique, à manifester pour le droit au logement, alors que planera sur les militants la menace d’un fichage systématique ? » On peut étendre la question aux militants de toutes les causes (environnement, syndicalisme, racisme, antipubs…). Une telle incitation à ne faire partie de rien pour ne pas être fiché me paraît par essence antidémocratique et régressive, et ce d’autant plus qu’une fois acceptée et bien implantée, elle sera certainement suivie d’autres mesures restreignant encore les libertés individuelles, et tout cela au nom de notre sécurité. La plus grande vigilance est de mise !

Preuve que la polémique sur Edvige n’est ni de droite ni de gauche, le Medef (« militant de l’entreprise ») a fait part de ses inquiétudes sur le sujet, et Hervé Morin lui-même a rejoint ce week-end le « front du refus », s’interrogeant sur l’utilité de ficher tant de monde de cette façon, et évoquant un « curieux mélange des genres ». Lorsque le ministre de la défense dénonce, même timidement, le travail du ministre de l’intérieur, c’est bien que quelque chose ne va pas…

Ce samedi, Romanin !

Je vous rappelle que ce samedi 13 septembre à midi aura lieu à l’aérodrome de Romanin le repas annuel que les élus de la majorité municipale organisent pour rencontrer les Saint-Rémois, dans une ambiance festive et conviviale.
Nous ferons le point sur les mois qui viennent de s’écouler et sur l’avenir, à court et moyen terme, de notre ville.

A quelques jours de l’échéance, vous êtes nombreux à m’interpeller en ville et me signaler que vous n’avez pas reçu d’invitation. Que les choses soient claires : tous les Saint-Rémois qui souhaitent venir sont chaleureusement invités, y compris ceux qui ne figurent pas dans notre listing. Il est techniquement difficile d’envoyer une invitation personnalisée à tout Saint-Rémy, néanmoins personne ne doit se sentir exclu pour autant.

A ce jour, environ 400 personnes se sont d’ores et déjà inscrites auprès de mon ami Alix Kikmoun. Nous attendons encore de nombreux bulletins (téléchargeables ici). Nous pensons donc accueillir entre 400 et 500 convives, un nombre comparable à celui de l’an dernier.

Une participation de 8 euros est demandée à chacun, le reste étant pris en charge par les élus. Inscrivez-vous vite ! Nous prévoirons ainsi au mieux le nombre de repas avec le traiteur Jean Benoît.

A samedi !

Ma rentrée scolaire

La rentrée scolaire, ce moment très particulier de l’année pour tant de jeunes (et pour leurs parents !), l’est aussi pour les élus des collectivités territoriales.
Mardi et mercredi, j’ai effectué le petit marathon annuel des rentrées scolaires dans les établissements de la ville, en tant que maire et en tant que conseiller général, afin de rencontrer les professeurs, les personnels et les parents, et de constater le bon déroulement de la journée sur les plans scolaire, technique, etc.

J’ai commencé ma tournée à l’école maternelle Marie-Mauron, qui a bénéficié de travaux très importants durant l’été : amélioration de la sécurité, création d’une bibliothèque, d’une salle des maîtres, d’une salle des ATSEM, d’une salle de goûter, d’une infirmerie, rénovation et réaménagement du dortoir, du restaurant, en attendant l’installation d’une nouvelle cuisine lors des vacances de Toussaint… le tout en moins de deux mois, pour un montant de 700 000 euros. Je rends d’ailleurs hommage aux services municipaux, Daniel Bello (responsable bureau d’études bâtiment), Olivier Dessauw (directeur de l’action éducative) et les services techniques notamment, ainsi qu’aux adjoints Armelle le Piouf et Michel Bonet, pour leur implication sans faille qui a rendu possible une rentrée sans encombres le jour dit. Il reste encore quelques petites retouches à faire, mais rien qui puisse troubler l’accueil des 128 enfants que compte l’école. Après l’école de la République en 2007 et cette année école Marie-Mauron, la rénovation des bâtiments scolaires se poursuit par étapes.

La rentrée à l’école Mas Nicolas, où je suis allé ensuite, ne s’est hélas pas déroulée aussi bien : la démographie en baisse alliée à la réduction des effectifs d’enseignants orchestrée par le gouvernement se traduit dans cette école par la suppression d’une classe. Les 108 élèves de cet école se répartiront donc dans 4 classes, au lieu de 5 précédemment.
À l’école de l’Argelier, en revanche, la rentrée s’est bien déroulée pour ses 212 élèves. Une classe était à surveiller, risquant la fermeture ; elle devrait finalement être maintenue. L’école compterait donc 9 classes, plus la CLIS.

Je n’ai malheureusement pas pu intercaler de visite à l’école de la République dans cet emploi du temps chargé ; c’est donc Michel Bonet, adjoint à la jeunesse et à l’éducation, qui m’a représenté dans cet établissement, où la journée s’est déroulée correctement.
Nous avons la chance de compter dans l’équipe municipale Gisèle Ravez, conseillère déléguée à l’agriculture, à l’hydraulique agricole et à la chasse, qui est également secrétaire de l’association de parents d’élèves de l’école Saint-Martin (APEL). Gisèle a suivi de près la rentrée dans cet établissement, qui s’est bien passée. A noter que la directrice Dany Aoun a repris ses fonctions.

Mardi après-midi, le lycée professionnel agricole les Alpilles recevait le président de la région PACA, Michel Vauzelle, actuellement « en tournée » dans les lycées du secteur. Ce fut un moment très agréable pour le personnel de l’établissement, représenté par le proviseur Patricia Fromage, pour les lycéennes et lycéens, et bien entendu pour moi-même. Michel Vauzelle est un ami de longue date, toujours à l’aise dans ses discours distillés à l’humour décalé ; il a tenu en haleine son auditoire d’adolescents, évoquant sa fonction de président de région, défendant l’agriculture, l’environnement ainsi que des notions comme la fraternité et la solidarité, le respect et l’écoute entre jeunes et adultes.

Mercredi, enfin, je me suis rendu au collège Glanum, en tant que conseiller général cette fois. Vous l’avez sans doute appris, un certain nombre de collégiens saint-rémois n’ont pu être inscrits dans l’établissement, faute de place, alors qu’une douzaine d’enfants, normalement affectés dans d’autres villes, ont obtenu une dérogation pour y passer leur année scolaire (contre l’avis des responsables du collège qui pressentaient ce type de problème !). C’est une situation complètement aberrante que je regrette, mais qui n’est hélas que la conséquence de décisions politiques prises au plus haut niveau, en l’occurrence la réforme de la carte scolaire. C’est bien beau de libérer les inscriptions avec une loi, encore faut-il ne pas oublier que dans la pratique, sur le terrain, les contingences matérielles ne peuvent pas tout permettre.
J’espère de tout cœur que la situation se réglera au mieux pour les familles concernées.