A l’écoute des Saint-Rémois

Depuis fin mars, comme je le faisais depuis 2005, je tiens une permanence ouverte à tous, le jeudi après-midi, de 15h à 18h.

C’est un exercice à la fois passionnant et frustrant
.
Passionnant, parce qu’il nous permet à nous élus, d’être en contact direct avec nos concitoyens et d’avoir une réelle connaissance de leurs préoccupations et de leurs difficultés.
Frustrant, puisque nous sommes sollicités sur des problèmes que nous ne sommes pas toujours en mesure de résoudre.

Au cours des trois dernières permanences, 58 personnes sont venues à ma rencontre. La grande majorité des demandes concerne le logement et l’emploi.

Le logement, nous en étions conscients puisque nous l’avons inscrit comme priorité dans notre programme, est un problème majeur dans notre commune. En cette période cette difficulté est plus criante : avec la fin de l’hiver, comme tous les ans, les expulsions ont repris.
Concernant les demandes de logement locatif, j’oriente les personnes vers Mirelle Raybaud, adjointe au logement, qui siège aux différentes commissions d’attributions de logement à loyer modéré. Pour les demandes relatives à des projets de construction, j’informe mes interlocuteurs sur l’avancement des dossiers conduits par la municipalité, notamment la ZAC d’Ussol.

L’emploi est également une préoccupation majeure des Saint-Rémois. A chaque permanence, une ou plusieurs personnes viennent m’interroger sur les possibilités d’embauche au sein de la mairie. Hélas, cette année, dans un contexte budgétaire particulièrement tendu pour les collectivités locales, il n’y aura aucune création de poste au niveau de la ville. A titre de comparaison, il y a aujourd’hui 200 employés municipaux, et je suis personnellement sollicité par quasiment autant de personnes chaque année (la direction des ressources humaines reçoit, quant à elle près de 350 candidatures spontanées par an).

Troisième sujet récurrent au sein de ces permanences : les questions d’urbanisme. Sur ce sujet, Jacques Guénot, conseiller municipal en charge de l’urbanisme peut être contacté directement.

D’autres sujets très nombreux sont également évoqués au fil de ces rencontres individuelles : demandes de nouvelles extensions du réseau d’eau (complémentaires aux extensions déjà très importantes, actuellement en cours), présentation de nouvelles entreprises saint-rémoises, demande de fléchage d’un établissement recevant du public, souhait d’exposer à la prochaine foire de printemps, demande d’accord pour l’organisation d’une manifestation, litiges relatifs à des dégradations du mobilier urbain, questions relatives au Conseil général (réévaluation de l’APA -Allocation pour l’autonomie-, question liée au versement du RMI), sollicitations relatives à l’instruction de dossiers en Préfecture (demandes de naturalisation, retards dans la délivrance d’un passeport ; sujets sur lesquels je ne peux intervenir qu’indirectement : ces questions relevant des services de l’Etat).

Le journal La croix consacrait récemment, le 13 février, un article à la permanence du maire de Château-Thierry. Le titre était évocateur : « La permanence de M. le Maire, bureau de la dernière chance ». Nous ne sommes malheureusement pas en mesure de résoudre tous les problèmes qui nous sont soumis, soit parce qu’ils ne relèvent pas de notre compétence, soit parce que nous nous devons de trouver un équilibre entre intérêt particulier et intérêt général.
Dans la mesure du possible, j’essaie de trouver les meilleures solutions pour mon interlocuteur ou de l’orienter au mieux.

2 commentaires pour “A l’écoute des Saint-Rémois”

  1. 18 avril 2008 à 17:50
    Julien Ranelli dit :

    M Chérubini, bonjour,
    J’image combien il doit être difficile de répondre de manière satisfaisante à 58 demandes en l’espace de 3 mois…
    Moi même, je reconnais être venu vous voir sur des sujets divers qui ne peuvent pas se résoudre en un seul entretien.
    Quels conseils pouvez vous nous donner pour que vos permanences ne soient plus un exercice frustrant?

  2. 22 avril 2008 à 18:16
    Hervé Chérubini dit :

    C’est le rôle d’un élu d’être au service de ses concitoyens, même si parfois c’est un peu frustrant dans la mesure où l’on ne peut résoudre tous leurs problèmes.
    A ma connaissance, je suis le seul maire d’une commune de plus de 10 000 habitants à tenir une permanence ouverte, sans rendez-vous et sans explication préalable à fournir à un membre du cabinet ou à un secrétariat (je suis d’ailleurs le seul également à ne pas avoir de cabinet, faute de moyens).
    J’ai toujours privilégié ce lien direct avec la population et je reçois toujours avec beaucoup de plaisir les Saint-Rémois.

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