Une présidence au service des communes
- Par Hervé Chérubini » 23 avril 2008 » Vie saint-rémoise
Je vous avais annoncé que je présenterai ma candidature à la Présidence de la Communauté de communes de la vallée des Baux-Alpilles. Cette élection s’est déroulée samedi dernier.
D’entrée, j’ai souhaité préciser à l’ensemble des maires et des délégués des communes présents dans quel esprit j’étais candidat. Il n’est pas question pour moi d’enjeux partisans, de stratégie d’un camp contre l’autre, de lutte de personnes… A l’image du fonctionnement du Parc naturel régional, mon souhait est de travailler dans le consensus avec comme seul objectif de faire avancer les dossiers au profit des habitants et des communes de la communauté.
Gérard Jouve indiquait qu’il choisissait « l’efficacité et non l’appartenance politique ». Il a ainsi parfaitement résumé mon ambition : travailler au service de ce territoire de 10 communes pour répondre aux enjeux auxquels il est confronté.
J’ai tenu à remercier Jean-Hilaire Seveyrac, Président pendant près de 13 ans de cette structure, dans des conditions difficiles. Il a néanmoins su asseoir son existence et la faire évoluer. Il a ainsi avancé sur plusieurs dossiers, j’en cite deux : celui de la répartition financière (…..), celui de la compétence économique (l’extension de la zone de la Massane est en cours et c’est la CCVB qui la gère) ; mais aussi engagé des réflexions importantes pour l’avenir (sur la voirie, l’extension du refuge SPA, l’éclairage public, l’analyse de la collecte et du traitement des déchets, la vectorisation du cadastre).
Pour ma part, je consacrerai le temps nécessaire à cette communauté de communes, car de nombreux dossiers, outre ceux déjà cités, nous attendent. Je souhaite plus particulièrement que l’on réfléchisse à l’avenir de cette structure intercommunale, plusieurs axes de réflexion ont été proposés aux élus pour les prochains mois :
- étudier la délégation de nouvelles compétences des communes à la communauté,
- proposer aux communes encore isolées d’intégrer la communauté,
- réfléchir à une nouvelle répartition des sièges (aujourd’hui, le nombre de sièges est identique pour chaque commune, quelle que soit sa population)
- engager des discussions avec d’autres intercommunalités dans une perspective de rapprochement.
Sur ces axes de réflexion, l’objectif est de rassembler l’ensemble des éléments utiles pour pouvoir présenter les différentes alternatives aux délégués communautaires. Ils pourront ainsi se positionner en connaissance de cause et nous pourrons ensemble trancher sur des problématiques essentielles pour l’avenir de la CCVB.
Vous l’avez sans doute lu dans la presse, mes collègues m’ont élu Président à l’unanimité. Je respecterai donc la démarche que je leur ai présentée : mon rôle sera d’animer, de proposer, d’informer afin de permettre le débat et ensuite la décision.
Election à la communauté de communes
- Par Hervé Chérubini » 18 avril 2008 » Vie saint-rémoise
Demain, l’ensemble des délégués des communes éliront le Président et le Bureau de la Communauté de communes de la vallée des Baux. Pour mémoire, les communes membres de cette communauté sont Aureille, les Baux-de-Provence, Eygalières, Fontvieille, Mas-Blanc-des-Alpilles, Maussane-les-Alpilles, Mouriès, Le Paradou, Saint-Etienne-du-Grès et Saint-Rémy-de-Provence.
En effet, suite aux récentes élections municipales, chaque Conseil municipal a désigné un ou plusieurs délégués, chargés de le représenter au sein de cette structure intercommunale.
Cette élection est publique. Elle se déroulera à Saint-Etienne-du-Grès, au restaurant scolaire, à 10h, le samedi 19 avril. Je proposerai à l’ensemble des délégués des 10 communes ma candidature à la Présidence de la communauté de communes.
Je reviendrai la semaine prochaine sur ce sujet.
Un budget municipal contraint pour 2008
- Par Hervé Chérubini » 18 avril 2008 » Vie saint-rémoise
Mardi soir, le Conseil municipal s’est réuni pour voter le compte administratif 2007 et le budget primitif 2008.
Le compte administratif présente l’ensemble des dépenses et des recettes de la commune pour l’année 2007. J’ai rappelé que ce budget 2007 était exceptionnel : pour la première fois à Saint-Rémy (et rares sont les autres collectivités qui l’ont fait), l’investissement était supérieur au fonctionnement.
Et nous avons tenu ces prévisions ! En fonctionnement, les sommes dépensées étant légèrement inférieures à celles inscrites. Quant à l’investissement, nous avons un taux de réalisation de 63% et même 84 % si l’on tient compte des projets en cours de finition actuellement, ce qui est exceptionnellement haut pour une commune.
Pour le budget primitif 2008, la ville de Saint-Rémy-de-Provence revient à une proportion entre fonctionnement et investissement plus courante dans les collectivités, tout en gardant un investissement conséquent : 9,1 millions d’euros en investissement, 13,1 millions d’euros en fonctionnement (soit un rapport de deux pour trois, alors que le rapport habituel dans les communes est de un à trois entre investissement et fonctionnement).
Le budget 2008, je ne le cacherai pas, est un budget particulièrement contraint. Plusieurs raisons expliquent cette situation :
- comme les particuliers et les entreprises, les collectivités doivent faire face à l’augmentation des prix, particulièrement pour les matières premières,
- comme toutes les collectivités, nous avons des augmentations mécaniques concernant les charges de personnel,
- quant à l’Etat, il diminue de façon notable ses dotations à la ville de Saint-Rémy (nous allons adresser un courrier aux services fiscaux à ce sujet prochainement, je le mettrai en ligne sur ce blog).
Malgré cette situation tendue, nous faisons le choix :
- de maintenir un haut niveau d’investissement,
- de ne pas augmenter les taux d’imposition.
En fonctionnement, nous faisons aussi le choix d’augmenter trois postes, essentiels de notre point de vue :
- la dotation au Centre communal d’action sociale (+ 30 000 €),
- les subventions aux associations (+ 20 000 €)
- et les chèques déjeuner des agents municipaux (+ 80 000 €).
Je détaillerai dans un autre billet les priorités définies pour les opérations d’investissement en 2008.
Certes l’opposition a tenté d’engager une critique sur ce budget. Mais entre inexactitudes et incohérences, les remarques n’ont guère fait progresser le débat. En effet, l’opposition municipale reproche à la majorité de ne pas investir suffisamment mais aussi de trop endetter la ville ! On ne peut demander tout et son contraire…
Notre majorité a proposé un compromis qui permet, je le crois, de maintenir un niveau d’investissement conséquent pour l’équipement de notre ville, tout en conservant un niveau d’endettement limité.
A l’écoute des Saint-Rémois
- Par Hervé Chérubini » 11 avril 2008 » Vie saint-rémoise
Depuis fin mars, comme je le faisais depuis 2005, je tiens une permanence ouverte à tous, le jeudi après-midi, de 15h à 18h.
C’est un exercice à la fois passionnant et frustrant.
Passionnant, parce qu’il nous permet à nous élus, d’être en contact direct avec nos concitoyens et d’avoir une réelle connaissance de leurs préoccupations et de leurs difficultés.
Frustrant, puisque nous sommes sollicités sur des problèmes que nous ne sommes pas toujours en mesure de résoudre.
Au cours des trois dernières permanences, 58 personnes sont venues à ma rencontre. La grande majorité des demandes concerne le logement et l’emploi.
Le logement, nous en étions conscients puisque nous l’avons inscrit comme priorité dans notre programme, est un problème majeur dans notre commune. En cette période cette difficulté est plus criante : avec la fin de l’hiver, comme tous les ans, les expulsions ont repris.
Concernant les demandes de logement locatif, j’oriente les personnes vers Mirelle Raybaud, adjointe au logement, qui siège aux différentes commissions d’attributions de logement à loyer modéré. Pour les demandes relatives à des projets de construction, j’informe mes interlocuteurs sur l’avancement des dossiers conduits par la municipalité, notamment la ZAC d’Ussol.
L’emploi est également une préoccupation majeure des Saint-Rémois. A chaque permanence, une ou plusieurs personnes viennent m’interroger sur les possibilités d’embauche au sein de la mairie. Hélas, cette année, dans un contexte budgétaire particulièrement tendu pour les collectivités locales, il n’y aura aucune création de poste au niveau de la ville. A titre de comparaison, il y a aujourd’hui 200 employés municipaux, et je suis personnellement sollicité par quasiment autant de personnes chaque année (la direction des ressources humaines reçoit, quant à elle près de 350 candidatures spontanées par an).
Troisième sujet récurrent au sein de ces permanences : les questions d’urbanisme. Sur ce sujet, Jacques Guénot, conseiller municipal en charge de l’urbanisme peut être contacté directement.
D’autres sujets très nombreux sont également évoqués au fil de ces rencontres individuelles : demandes de nouvelles extensions du réseau d’eau (complémentaires aux extensions déjà très importantes, actuellement en cours), présentation de nouvelles entreprises saint-rémoises, demande de fléchage d’un établissement recevant du public, souhait d’exposer à la prochaine foire de printemps, demande d’accord pour l’organisation d’une manifestation, litiges relatifs à des dégradations du mobilier urbain, questions relatives au Conseil général (réévaluation de l’APA -Allocation pour l’autonomie-, question liée au versement du RMI), sollicitations relatives à l’instruction de dossiers en Préfecture (demandes de naturalisation, retards dans la délivrance d’un passeport ; sujets sur lesquels je ne peux intervenir qu’indirectement : ces questions relevant des services de l’Etat).
Le journal La croix consacrait récemment, le 13 février, un article à la permanence du maire de Château-Thierry. Le titre était évocateur : « La permanence de M. le Maire, bureau de la dernière chance ». Nous ne sommes malheureusement pas en mesure de résoudre tous les problèmes qui nous sont soumis, soit parce qu’ils ne relèvent pas de notre compétence, soit parce que nous nous devons de trouver un équilibre entre intérêt particulier et intérêt général.
Dans la mesure du possible, j’essaie de trouver les meilleures solutions pour mon interlocuteur ou de l’orienter au mieux.

