J – 22 : de la relativité de la notion de maire à temps complet

En première page, le document de la liste UMP propose un étonnant paradoxe : sous le titre « un maire à temps complet », se trouve une photo sur laquelle figurent notamment Patrick Devedjian et Bernard Reynès.

Pour mémoire, Patrick Devedjian est notamment président du Conseil général des Hauts-de-Seine, député des Hauts-de-Seine et secrétaire général de l’UMP. Bernard Reynès est maire de Châteaurenard, député des Bouches-du-Rhône mais aussi président du Smicttom, premier vice-président du syndicat mixte du Pays d’Arles et troisième vice-président de la communauté de communes Rhône-Alpilles-Durance.

Ecrire « un maire à temps complet » sous-entend bien sûr que les autres candidats, en cas d’élection, ne le seraient pas.

Personnellement, je suis maire 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Plus que la notion vague et inadéquate de temps complet (un temps complet aujourd’hui c’est 35 heures par semaine, dans le droit du travail !), je crois que des critères qualitatifs, tels que la disponibilité, priment sur des critères quantitatifs.

J’ai à deux reprises donné à titre d’information mon agenda sur ce blog. Je pense qu’aucun Saint-Rémois ne peut me reprocher de ne pas l’avoir reçu personnellement lors de ma permanence ou sur rendez-vous. Il serait trop long de citer les cas où j’ai bouleversé mon planning pour répondre à une urgence, notamment la nuit pour une inondation ou un feu.

Je crois pouvoir dire que j’occupe tout à fait pleinement la fonction !

Effectivement, j’ai un autre mandat. Ce reproche lancinant ne me paraît pas fondé.
Tout d’abord, ce mandat ne me rend pas indisponible pour la mairie. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, ces fonctions entraînent au grand maximum 1 à 2 aller-retour par semaine à Marseille. Et lorsque j’ai passé une demie-journée ou une journée à Marseille, le soir, je passe systématiquement à la mairie pour prendre connaissance du courrier et signer les parapheurs transmis par les services pour qu’aucun dossier n’ait à attendre 24 h de mon fait.
Ensuite, sans être un défenseur du cumul des mandats, je constate que le fait d’avoir un autre mandat donne une ouverture d’esprit, une connaissance des problématiques locales, permet de confronter des pratiques, de découvrir des initiatives ; toutes choses utiles, voire essentielles, pour un élu local. Les Saint-Rémois ont pu constater depuis longtemps qu’avoir un maire conseiller général (MM. Vigne, Richaud et Pampaloni l’ont été) est un atout pour la commune.

Parce que je pense qu’effectivement, on ne peut pas se démultiplier, j’ai souhaité rester au plus près de mes concitoyens et ne pas passer plusieurs jours hors de la commune. J’ai donc refusé, vous le savez, la proposition qui m’a été faite d’être candidat aux élections législatives.

C’est ainsi que j’envisage la fonction de maire : non pas à temps complet, 35 heures par semaine, mais 7j/7 et 24h/24 avec toute la disponibilité requise pour animer les organes représentatifs, suivre les dossiers, travailler avec les services, participer aux manifestations locales et être à l’écoute des Saint-Rémois.

2 commentaires pour “J – 22 : de la relativité de la notion de maire à temps complet”

  1. 18 février 2008 à 9:32
    Guillaume dit :

    Monsieur le Maire,

    Que les choses soient claires : je vais voter pour vous.

    Mais puisque vous vous lancez dans l’analyse point par point de la communication de votre opposition, tant sur le fond que sur la forme, je me permets une nouvelle fois de vous livrer mes réflexions sur votre visuel de campagne : vous sur fond du marché.

    Alors je me demande : que souhaite Monsieur le Maire pour Saint Rémy ?

    Ne savez vous donc qu’il n’y a plus guère de Saint Rémois qui font le marché à partir du premier Mai.

    La place réservé à l’alimentation et autres nécessités ménagères est plus que limitée. Vous n’êtes pas sans connaître le nombre croissant de vendeurs de cigales et autre tissus provençal.

    Les prix pratiqués sont largement supérieurs à ceux des autres marchés des environs (Arles, Grès…) : est ce que les places sont trop chères?

    Enfin, la fréquentation y est intenable.

    Lorsqu’on regarde la photo de près, il me semble y voir peu de Saint Rémois : débardeurs, lunettes de soleil, nonchalance, dos rougis …. alors je me dis : est ce là l’avenir de Saint Rémy : un zoo ?

    Vous aurez été mal conseillé.

    Bon courage

  2. 21 février 2008 à 14:27
    Hervé Chérubini dit :

    Sur le choix de la photographie, je comprends tout à fait votre point de vue.
    Nous n’avons pas voulu prendre en photographie un bâtiment communal, c’est-à-dire nous approprier un édifice public ; ni montrer des Saint-Rémois et des Saint-Rémoises, pour ne pas impliquer des personnes sans leur consentement.
    Nous avons souhaité suggérer l’idée de vie, de convivialité et de dynamisme, valeurs qu’évoquent symboliquement le marché.
    Une autre photo, prise dans un cadre de verdure, a été adoptée pour l’affiche de campagne, mettant en avant un autre aspect très important de notre programme : celui du développement durable et de la qualité de vie à Saint-Rémy.
    Par ailleurs, au delà de ces visuels, je pense que le contenu même de notre programme viendra vous rassurer sur l’ensemble de mes engagements, s’il en était besoin. Je vous remercie cependant de cet avis dont je prends acte pour d’autres documents futurs.

    Concernant le marché de Saint-Rémy sur lequel vous posez plusieurs questions, voici quelques éléments d’information.
    De fait le nombre de forains alimentaires reste relativement stable depuis des années. Par contre, le nombre des forains non alimentaires augmente, donnant ainsi l’impression d’une moindre importance de l’alimentaire. Une zone touristique comme Saint-Rémy attire plus facilement des marchands de souvenirs. Et encore nous recevons chaque année quelques dizaines de demandes d’emplacement auxquelles nous choisissons de ne pas répondre favorablement pour ne pas perturber l’équilibre précaire qui existe entre marché touristique et marché alimentaire. Lorsqu’une place permanente de forain se libère (ce qui est très rare), une commission, composée d’élus municipaux et de représentants du syndicat des forains, choisit le bénéficiaire en fonction de l’ancienneté de sa demande et en essayant au maximum de respecter le marché alimentaire.

    Concernant les prix, il est possible qu’ils soient supérieurs à Saint-Rémy, mais cela relève des choix de chacun des forains ; la commune n’a ni vocation à administrer les prix ni le pouvoir de le faire. Cela n’est certainement pas la conséquence du coût de l’emplacement, car celui-ci est facturé à Saint-Rémy 8,20 € pour les 4 premiers mètres, puis 2,60 € le mètre supplémentaire. Ces prix sont dans la moyenne des prix pratiqués alentour.

    Pour la fréquentation « intenable », je reconnais qu’à certaines heures en pleine saison, il est difficile de se mouvoir sur le marché : c’est ce qui s’appelle être victime de son succès! Sans compter les problèmes annexes : stationnement excessivement difficile, blocage du tour du cours à certaines heures, etc. Privilège des « gens du cru », nous savons à quelles heures le marché est fréquentable et pouvons décider d’y aller sur ce créneau.

    Car bien sûr, il est difficile de déplorer d’un côté la faiblesse de l’alimentaire sur le marché et de l’autre de ne pas y faire ses propres achats !

    Cordialement,

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