Plus qu’un collègue, un ami

Appel matinal sur mon portable. Message. Sur l’écran s’inscrit le nom d’un adjoint au maire de la ville de Maillane. Mauvais pressentiment au moment d’écouter le message. Crainte, hélas !, justifiée : Jean-Pierre Mourrin m’annonce le décès de Jacques Demarle, maire de Maillane. Long moment d’abattement : Jaques Demarle était non seulement un collègue, maire d’une des cinq communes du canton que j’ai l’honneur de représenter au Conseil général, mais surtout un ami.

Jacques représente (difficile, le concernant, d’écrire à l’imparfait…) pour moi l’archétype de l’élu local, maire d’une commune rurale, au service de sa ville 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
Entièrement dévoué à la cause publique, intègre, discret, profondément humain, attentif aux autres, à l’écoute de tous, fédérateur de sa commune, mais aussi gestionnaire avisé et efficace défenseur de ses dossiers communaux.
A la tête d’une équipe municipale à son image : dynamique, motivée et complètement mobilisée pour sa commune, Jacques Demarle a su, en quelques années, transformer Maillane tout en lui gardant son âme de village agréable, paisible et convivial. Les Maillanais lui doivent beaucoup et je suis persuadé que leur douleur, ce matin, est immense.

Jacques était, aussi et surtout, un ami. Un vrai. Indéfectible. Quelqu’un sur qui on pouvait compter. Fidèle et attachant. Fin et cultivé. Sérieux et taquin.
« La gentillesse est une qualité de l’intelligence » disait Voltaire.
Un complice avec qui j’ai eu le plaisir de partager de bons et moins bons (je pense à la disparition récente de l’ancien directeur de l’hôpital, M. Ancel…) moments.
Il revient à ma mémoire (comme chantait Trénet…) ces rencontres impromptues dans les Alpilles -ces Alpilles bleues et roses dont parlait Mistral et que l’on voit si bien de Maillane- où Jacques aimait aller marcher en compagnie de son épouse, Eliane.

Le mois dernier, il n’avait pu participer à la cérémonie des vœux à la population ; ce jour là, Jacques, tu nous manquais déjà.
Depuis ce matin, tu nous manqueras toujours.

Laisser un commentaire