Les maires au cœur d’un sondage

Selon un sondage CSA réalisé pour le compte de l’Association des maires de France, 64 % des Français jugent que le maire est l’élu local le plus à l’écoute de leurs préoccupations. Loin devant les autres édiles, puisque le nombre des personnes interrogées citant le conseiller général (11%), le député (8%), le conseiller régional (6%) et le sénateur (1%) est compris entre 1 % et 11 %.

De même, 73 % de nos concitoyens se disent bien informés sur l’action du maire et de son équipe.

Ce sondage confirme le fait bien connu que le maire est la personnalité politique la plus appréciée des Français et celle qui répond le mieux à leurs attentes. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai souhaité privilégier ce mandat et me représenter devant vous en mars 2008 plutôt que d’être candidat à une fonction élective peut-être plus en vue mais surtout plus lointaine (le mandat de député).

Etre à votre écoute est une préoccupation constante de notre majorité. Les élus, comme moi-même, vous reçoivent dès que vous le souhaitez lors de nos permanences et sur rendez-vous. Nous avons également mis en place dès que possible des formes de concertation des Saint-Rémois (sur ce sujet, je vous renvoie à notre bilan de mandat p.9)

Nous répondons ainsi, du mieux que nous le pouvons, à une attente clairement identifiée par le sondage cité ci-dessus : une large majorité de sondés souhaiterait, en outre, être davantage associée aux décisions municipales (72 % à travers des consultations citoyennes plus fréquentes, 65 % via les conseils de quartier, 63 % par des débats publics et 60 % via internet et les nouvelles technologies).
Ce n’est pas moi qui contesterait les consultations citoyennes…

Concernant votre information, Martine Lagrange, adjointe à la communication, a fait un travail remarquable. A Saint-Rémy-de-Provence, vous disposez aujourd’hui d’outils d’information variés : les publications municipales (Journal de Saint-Rémy-de-Provence, Lettre du maire), des documents spécifiques nombreux concernant des services ou des projets (lettres de l’école de la République, programmes des manifestations culturelles, fascicule sur le CCAS… la liste est trop longue pour être exhaustive). Enfin, notre ville dispose enfin d’un site internet, qui manquait cruellement à une commune de la taille de Saint-Rémy : ce site fonctionne actuellement de manière restreinte (du fait de la législation sur la communication en période préélectorale) et prendra toute sa dimension au printemps 2008, après les échéances électorales.

6 commentaires pour “Les maires au cœur d’un sondage”

  1. 10 janvier 2008 à 17:02
    Guillaume dit :

    Où l’on reparle de participation citoyenne.

    Et de l’Ecole de la République.
    Evidamment j’ai voté pour la réhabilitation.
    Mais pas tranquille, pas sur de moi.
    C’était, disons, le vote du coeur.

    Mais je me suis longtemps demandé si il était légitime que j’aille déposé un bulletin dans l’urne. Quel était l’avis des instituteurs ? Quel était l’avis des élèves ? Quel était l’impact du coût des travaux dans le budget de la commune ? Quel serait l’impact du projet dans les années à venir ? J’en oublie sans doute.

    Aujourd’hui je passe avec fierté devant l’édifice me disant que moi aussi j’y ai mis ma pierre.

    Mais était ce vraiment responsable ? Quelle
    était ma légitimité ? N’aurai je été qu’un instrument politique ? Ou que l’instrument d’une politique ?

  2. 10 janvier 2008 à 18:58
    anne dit :

    Que de questions !!!!!!!! Est-ce responsable que de prendre une décision ?? Est-ce responsable de faire un choix ???
    Ca l’est toujours plus que de faire l’autruche et de laisser les autres décider à sa place !
    Quand à votre légitimité elle était celle d’un citoyen de saint-rémy à qui l’on demandait son avis et qui l’a donné !
    Un instrument politique ? non, on ne s’est pas servi de vous, c’est vous (et tous ceux qui ont donné leur avis) qui avez décidé à la place des politiques !
    C’était un référendum d’initiative populaire ne l’oublions pas …

    Demandez donc aujourd’hui ce qu’en pensent les enfants qui ont la chance d’apprendre dans cette école … ça vous rassurera sur votre choix !!!

  3. 11 janvier 2008 à 8:31
    guillaume dit :

    Chère Anne,

    Je suis subjugués par vos certitudes. Lorsque j’achète une machine laver je fais un choix en toute connaissance de cause. Je regarde le prix, la consommation électrique, les programmes proposés, la solidité, la consommation d’eau, la couleur, la forme, l’encombrement, je sais de quoi je vais devoir me priver les mois à venir, le confort que je vais gagner. Un choix suppose d’avoir toutes les données en main.

    Je peux aussi choisir entre aller chez Darty ou aller chez Carrefour. C’est aussi un choix. Ces deux enseignes ont un choix de modèles tout prêt, une philosophie de distribution. Et je me laisse guider. C’est aussi ce que je fais quand je vote. C’est la représentativité. Et alors je suppose que ces distributeurs ont fait travailler des gens plus compétents que moi pour choisir mon électroménager. Le choix se restreint alors à la couleur et je sors mon carnet de chèque.

    On m’a demandé mon avis, de faire un choix, dans un domaine où je n’étais pas compétent. Un peu comme si on me demandait si il fallait des pneux Michelin ou Goodyear pour équiper les véhicules de la police municipale.

    Quant aux enfants je leur ai demandé leur avis. Ils me l’ont donné : j’aurais préféré une cours plus grande avec plus d’arbre, ici il y a rop de voitures, quand on sort on risque de se faire écraser

  4. 11 janvier 2008 à 8:44
    anne dit :

    Certitudes est un bien grand mot !!! Non je n’en n’ai pas tant que ça, mais je sais ce que je ne veux pas et je suis sure que vous aussi !!!
    Quand à la réaction des enfants, elle est plutôt saine et rassurante c’est une bonne chose que de vouloir toujours plus, de regarder vers le haut ! Mais il faut aussi un peu d’humilité et savoir que la perfection, même si l’on tend toujours vers elle, n’existe pas et qu’il y a plus mal loti que nous ! Saint-Rémy n’est pas une grande ville, nous ne pouvons pas dire que nous manquons d’espaces verts ni que la circulation routière est infernale … pensons aussi aux enfants des quartiers nord de Marseille, que ne donneraient ils pas pour avoir notre école ????

  5. 11 janvier 2008 à 11:52
    guillaume dit :

    Quel argument !! :-)

  6. 13 janvier 2008 à 9:36
    MG dit :

    A propos de démocratie.

    D’un concept…

    La démocratie participative recouvre des concepts permettant d’accroître l’implication et la participation des citoyens dans le débat public et la prise de décisions politiques qui s’en suit. La démocratie participative s’inspire des concepts mis en place dès 1960 dans de nombreuses entreprises sur l’organisation et l’amélioration des postes de travail.
    Par rapport à la démocratie représentative, la démocratie participative est un système mixte dans lequel, selon l’une des acceptions du terme, le peuple délègue son pouvoir (des représentants sont donc chargés de proposer et voter des lois et des nominations), tout en le conservant (le peuple se saisit lui-même directement de telles questions, via une pétition d’une fraction du corps électoral ou d’une interactivité sous forme de débats de proximité). Il est intéressant de comprendre que les moyens d’interactivité proposés par les différents médias (internet, presse, messages téléphoniques, chat, etc…) peuvent être contrôlés et n’ont pas forcément une vocation démocratique. En outre, les autres systèmes se réclamant de ce titre ne nécessitent pas forcément l’usage de ce type de moyens, et développent d’autres échanges assurant la transparence bijective entre concernés et décideurs.

    Les fondements d’une démocratie participative sont:

    1*un droit étendu et fréquent de vote, qui permet de fournir directement l’initiative législative aux citoyens
    *la concertation dynamique, qui se traduit par des débats libres de fonction professionnelle et/ou institutionnelle, traitant tant les décisions à une échelle locale que celles ayant un impact national.
    *un système organisé garantissant que toutes les idées constructives (et nouvelles) des habitants seront examinées d’une façon efficace. L’absence d’un tel système provoque souvent l’échec des expériences, par découragement des citoyens et des élus.
    Une contrainte importante est que toutes les mesures soient acceptables, dans la mesure du possible, par la grande majorité des personnes concernées et dans le sens du « bien commun ». L’implication du citoyen dans le débat ou la controverse qui précède la prise de décision politique, se réalise effectivement à plusieurs niveaux et dans plusieurs cadres.

    …à un exemple concret

    Une commission extra-municipale est un outil de démocratie participative. C’est une instance d’information, de concertation et de proposition.
    Tous les sujets concernant la commune peuvent être abordés lorsqu’une commission extra municipale est créée.
    Une commission extra municipale participe à la construction de la décision, qui demeure au final de la responsabilité du Conseil Municipal, dont la légitimité, issue du suffrage universel, n’est pas remise en cause.

    MG

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