Jour de fête pour les employés communaux
- Par Hervé Chérubini » 29 novembre 2007 » Vie saint-rémoise
Tous les ans se tient le repas des agents municipaux organisé par l’Amicale des employés communaux. Ce repas a rassemblé cette année près de 150 personnes, au lieu de 100/120 habituellement. Faute de place, le restaurant qui nous accueillait a installé cette assemblée nombreuse sous un chapiteau. Et malgré un système de chauffage soufflant, le fond de l’air était, disons, un peu frais !
Au-delà de ce petit désagrément, la soirée s’est poursuivie dans une bonne ambiance et sous le signe de la convivialité. Ce repas est en effet l’occasion pour les employés communaux mais aussi pour les élus de se retrouver dans un autre cadre que celui de la mairie.


Après avoir remercié les bénévoles qui ont organisé la soirée, Frédéric Gervais, président de l’Amicale, a remercié la mairie de son soutien, accru en 2007. Il a gentiment interpellé les élus sur la question des chèques vacances, souhaités par un certain nombre d’employés.
A n’en pas douter, c’est une question qu’en tant qu’élus, nous devrons étudier. J’ai donc invité l’Amicale à engager une réflexion afin d’élaborer des propositions.
Du côté des élus, en deux ans et demi, notre bilan compte un certain nombre d’améliorations pour les employés municipaux. Nous avons tout d’abord augmenté l’enveloppe consacrée au régime indemnitaire, ce qui a permis de rendre plus équitables les primes versées aux différents agents et de revaloriser certains salaires. Nous venons également d’augmenter le montant des chèques-restaurant. La ville ne pouvant proposer de lieu de restauration à ses agents, elle propose des chèques-restaurant dont le montant s’élevait jusqu’à présent à 2 €. C’était un peu ridicule, surtout à Saint-Rémy. A partir de janvier, ils seront portés à 5 €.
Mon souhait est de continuer dans ce sens à l’écoute des demandes des agents municipaux, en essayant, toutes les années, d’apporter un « plus », dans la limite de nos contraintes budgétaires.
Droit au logement opposable : on attend toujours
Je vous avais parlé ici-même en avril du contentieux qui oppose la ville de Saint-Rémy à la société civile immobilière (SCI) Villa Domitia, sur fond de droit au logement opposable.
Ce contentieux concerne un terrain de 14000 mètres carrés que la SCI avait acquis dans le but d’y construire une résidence de tourisme haut de gamme. De notre côté, nous estimions préférable d’y construire des logements, afin de pouvoir y héberger une partie des dizaines de familles saint-rémoises en attente de logements.
Le dossier suit son cours.
Suite à l’arrêté de préemption que j’avais signé en octobre 2006, la justice, par la voix du tribunal administratif, a rendu son verdict… et annulé la décision de la commune, avançant que la motivation de préemption était insuffisante. Ce prétexte est difficile à entendre, dans la mesure où il est forcément impossible de disposer d’un permis de construire élaboré dans les délais très courts impartis aux collectivités pour préempter un terrain.
Devant ce refus, j’ai alerté Christine Boutin, ministre du logement et de la ville, qui ne manque pas de défendre au quotidien dans les médias son action pour le droit au logement, et d’encourager les « maires bâtisseurs » à « être très audacieux ».
Venue du chef-adjoint de cabinet de Mme Boutin, la réponse laisse pantois : « ce dossier relève de la compétence de M. Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable ». C’est un scoop : le logement ne relève plus du ministère du logement mais du ministère de l’écologie !
Permettez-moi d’ironiser aussi sur l’attitude tout autant contradictoire de François Mariani, représentant de la SCI et désireux de construire la fameuse résidence hôtelière. Dans le Vaucluse, M. Mariani est président de la Chambre de commerce et d’industrie. En tant que tel, il a récemment adressé une lettre à l’ensemble des élus du Vaucluse, enjoignant les maires, sur un ton irrité, « d’être les bâtisseurs dont le Vaucluse a besoin », afin de « rendre le Vaucluse attractif » et de permettre aux actifs, « nos salariés » de « se loger à des prix raisonnables ». Quel culot ! Ce qui vaut dans le Vaucluse, ne vaut donc plus dans les Bouches-du-Rhône quand les intérêts privés de François Mariani sont en jeu…
Un pas en avant, trois pas en arrière. Tout le monde semble d’accord devant l’urgence de créer des logements accessibles à tous, dans l’intérêt des familles mais également de notre économie. Quand il s’agit de passer aux actes, pourtant, on constate que le dossier est une véritable patate chaude. Il y a un gouffre entre les actes et les paroles.
Les idées ne manquent pourtant pas pour dégager les moyens d’application du droit au logement opposable, comme l’a montré un rapport récemment remis au Président de la République, intitulé Franchir les étapes pour rendre le droit au logement opposable. Il est ainsi proposé que l’Etat exerce lui-même le droit de préemption urbaine sur un territoire où les logements sociaux sont en déficit (ce qui est largement le cas à Saint-Rémy).
Sans doute Mme Boutin aurait-elle pu envisager cette solution et mettre en oeuvre cette solution plutôt que de se délester de la demande de Saint-Rémy sur un autre ministère.
Cela fait plus d’un an que la notion de droit au logement opposable est débattue et plus de neuf mois qu’elle a fait l’objet d’une loi. 109 700 ménages dans les Bouches-du-Rhône pourraient potentiellement attaquer l’Etat lorsque le premier volet de la loi votée en mars dernier prendra effet.
Le droit au logement opposable doit enfin dépasser le stade de slogan.
L’avenir de Saint-Rémy se joue aussi sur ce tableau-là. Dans la limite des pouvoirs donnés au maire, je continuerai à me battre pour avancer sur cette question et proposer aux Saint-Rémois des logements à un coût raisonnable.
Structures intercommunales : la polémique est relancée
- Par Hervé Chérubini » 24 novembre 2007 » En débat
La ville d’Avignon a créé une communauté d’agglomération qui comprend de nombreuses communes vauclusiennes limitrophes ainsi que des communes du Gard. Depuis des années, les élus d’Avignon considèrent qu’il serait normal que le nord des Bouches-du-Rhône intègre également la COGA (COmmunauté d’agglomération du Grand Avignon) afin de participer à la prise en charge de coûts de centralité (en matière de santé, d’éducation, de culture…) qui incombent aujourd’hui aux seules communes de la COGA alors qu’ils bénéficient à un territoire plus large.
A l’occasion des prochaines élections municipales, la polémique est relancée. Comme à chaque échéance électorale, la question de l’extension de la COGA est remise sur le tapis. D’après La Provence (édition du 10 novembre 2007), Henri Agu, vice-président de la COGA, souhaite que l’Etat intègre d’office les communes du nord des Bouches-du-Rhône dans la COGA. « Il n’est pas normal à ce jour que seules les communes du Vaucluse et du Gard participent à l’effort. Une grande partie des populations demeurant dans la frange nord des Bouches-du-Rhône se rend quotidiennement à Avignon pour travailler, consommer des biens ou des loisirs (…) il me semble anormal que ces communes ne participent pas à cet effort. »
Pour ma part, je considère que Saint-Rémy-de-Provence n’est pas concernée par cette demande. Les communes plus proches du Vaucluse le sont peut-être davantage : ce sont leurs élus qui auront à se positionner sur cette question.
Pour Saint-Rémy, mon souhait est de rester dans une structure intercommunale, comprenant uniquement des communes des Bouches-du-Rhône. Il ne s’agit pas de rester « entre nous » : il me semble que cela correspond fondamentalement à l’identité de notre commune. Sur le plan historique, Saint-Rémy a toujours été une entité rattachée au Pays d’Arles ; sur le plan géographique, l’entité des Alpilles est nettement distincte de celle de la plaine du Comtat ; sur le plan administratif, la ville dépend de la sous-préfecture d’Arles, sur le plan juridictionnel du tribunal de Tarascon ; sur le plan culturel, deux exemples, le costume arlésien et les traditions taurines rattachent Saint-Rémy à Arles et à la Camargue ; sur le plan économique, la ville dépend de la Chambre de commerce et d’industrie du Pays d’Arles, d’ailleurs dirigée par un Saint-Rémois. Aujourd’hui, la seule chose qui rattache Saint-Rémy à Avignon est le lycée d’enseignement général (avec ceux d’Arles et de Tarascon) ; et justement, nous demandons la création d’un lycée dans le nord des Bouches-du-Rhône pour pallier le manque et remédier aux inconvénients actuels liés aux transports.
Les élus des Alpilles se sont mobilisés pour construire un territoire de projet et de partenariat à l’échelle du massif des Alpilles. Plus de 10 ans de travail ont permis de créer en 2007 le Parc naturel régional des Alpilles. Nous devons poursuivre cette dynamique et continuer à affirmer l’existence de notre secteur, comme élément à part-entière des Bouches-du-Rhône, et particulièrement du Pays d’Arles. Ce serait aujourd’hui un contresens de faire de Saint-Rémy-de-Provence et des communes environnantes un sous-territoire à la remorque d’Avignon.
Nous aurons certainement l’occasion d’en reparler, car il s’agit d’un sujet essentiel pour notre commune, les structures intercommunales étant un levier indispensable du développement local.
Quelle place pour les personnes âgées ?
- Par Hervé Chérubini » 23 novembre 2007 » En débat, Vue sur le CG 13
1628 places pour les personnes âgées sont compromises.
23 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes sont susceptibles d’ouvrir prochainement dans les Bouches-du-Rhône.
Ils sont le résultat de l’engagement fort du Conseil général. En effet, malgré l’absence de crédits de la DDASS, le Conseil général a pris, en lien avec la Préfecture, les arrêtés permettant d’engager les travaux de construction.
Aujourd’hui, pour permettre l’ouverture de ces structures d’accueil, l’Etat doit financer une partie du fonctionnement. Or, la DDASS ne dispose par des crédits nécessaires pour ce faire.
Nous risquons donc d’être dans la situation absurde où ces places existent mais ne peuvent être ouvertes.
Les élus du Conseil général ont adopté à l’unanimité une motion adressée au Président de la République, à la ministre de la santé et au gouvernement. Ils demandent à l’Etat de débloquer des crédits à la DDASS afin qu’elle puisse assurer sa part dans le financement de ces 1628 places essentielles pour répondre aux besoins de nos aînés.
Selon Nicolas Sarkozy, la prise en charge des personnes âgées dépendantes est une priorité nationale. Encore une fois, les élus locaux attendent que M. Sarkozy traduise en acte ses promesses.
… une partie des 15 milliards du « paquet fiscal » aurait sans doute pu être consacrée à cette problématique !
Régimes spéciaux : des éléments de réponse
- Par Hervé Chérubini » 21 novembre 2007 » En débat
Il y a quelques jours, je publiais sur ce blog une lettre ouverte sur les régimes spéciaux. J’ai adressé celle-ci aux partis politiques (PS, UMP), comme aux syndicats (CGT, Medef). Aucun n’a répondu.
J’ai trouvé hier la réponse dans « le contre journal » de Libération. Je vous livre donc les éléments de réponse.
Arnaud Lechevalier, économiste (www.mouvements) indique « Le coût des régimes spéciaux est négligeable. Il représente 6% des dépenses de retraites, c’est-à-dire 0,7 point de PIB et moins de 500 000 cotisants pour plus d’un million de retraités ».
Raphaël Anglade (www.betapolitiques.fr) s’interroge : « Les français savent-ils de quoi on parle ? On parle de 200 millions d’euros ! 75 fois moins que les allègements d’impôts consentis par M. Sarkozy à ses amis il y a deux mois à peine (…) on essaye de gratter quelques euros à des gens aux petits salaires et aux boulots difficiles pour compenser un cadeau 75 fois plus gros consenti à ses soutiens politiques. »
Il y a quelques jours, je m’interrogeai sans parti-pris et sans présupposé. Mais ces éléments montrent qu’une nouvelle fois M. Sarkozy n’agit pas dans le sens d’une rationalisation des dépenses publiques. Il y avait certainement plus utile à faire que d’aller gratter 200 petits millions du côté des régimes spéciaux.
Un autre chiffre, à titre de comparaison. Selon la direction de la SNCF, la grève « coûte » 100 millions d’euros par jour. Après huit jours, le coût est aujourd’hui de 800 millions. Ce sont déjà quatre ans des économies générées par cette réforme (200 millions) qui sont à ce jour envolés !!
A noter que la SNCF a annoncé ce matin qu’elle était prête à mettre 90 millions d’euros sur la table des négociations, soit près de la moitié de l’économie attendue. La RATP va certainement aussi faire un effort. Au vu de ces chiffres, combien « rapportera » vraiment la réforme ?
On peut faire un autre calcul avec les chiffres indiqués ci-dessus. Cette réforme concerne 500 000 cotisants et pourrait faire économiser 200 millions d’euros. Cette réforme vise donc à économiser 400 € par tête !! Nous sommes dans des ordres d’échelle assez ridicules par rapport aux masses financières globales de l’Etat français.
Que faut-il en conclure ? Manifestement l’enjeu de cette réforme ne réside pas dans l’économie qui sera réalisée. Il s’agit avant tout de faire passer une réforme difficile, afin de préparer les Français aux mesures douloureuses qui seront annoncées après les élections municipales…
3 millions investis pour notre environnement
- Par Hervé Chérubini » 20 novembre 2007 » Vie saint-rémoise
3 millions d’euros, c’est le coût de la rénovation de l’école de la République (3,6 exactement). C’est aussi le coût de la construction de la nouvelle station d’épuration.
La mise en service de cet équipement passera certainement de façon plus discrète dans l’actualité. Comme le montre son coût, c’est pourtant un chantier considérable.
Voici deux photos de samedi dernier, jour de l’inauguration.

Au passage, toutes les personnes présentes ont pu constater samedi que cette station ne dégage aucune odeur nauséabonde !
La construction de cette station d’épuration est une réalisation essentielle pour notre commune.
C’est un chantier qui concerne une grande majorité des Saint-Rémois : près de 4000 foyers sont raccordés au réseau d’eaux usées ; et la station recueillera également les dépotages de graisses des restaurateurs et les dépotages de fosses septiques des particuliers.
C’est un chantier qui concerne notre environnement : celui de notre commune et des communes environnantes, celles des Alpilles et celles du Pays d’Arles, qui se trouvent en aval de Saint-Rémy. 97 % des effluents reçus à la station sont désormais traités, contre 23 % avec l’ancienne station. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes.
Ce projet a été porté par trois municipalités : je l’avais initié lors de mon premier mandat, les études et l’obtention des premiers financements ont été effectués durant le mandat de Lucien Palix ; enfin, depuis 2005, notre municipalité a bouclé le plan de financement (participation du Conseil général) et réalisé les travaux.
Je tiens à remercier les agents de la Régie de l’eau et de l’assainissement et leurs directeurs successifs, MM. Missoum et Béréziat, le président du Conseil de l’eau, M. Mazuy, les entreprises ainsi que les financeurs (Agence de l’eau, Conseil général et Conseil régional).
Grâce à cet équipement, Saint-Rémy est désormais une ville moderne et responsable, qui assure correctement le traitement des eaux usées qu’elle produit plutôt que de déverser des eaux encore très souillées dans le Vigueirat.
C’est une avancée essentielle pour nos concitoyens d’aujourd’hui et de demain.
Attention aux feux !
- Par Hervé Chérubini » 19 novembre 2007 » Vie saint-rémoise
Dimanche soir, 18 novembre, peu avant minuit, un feu s’est déclaré à l’étage de la maison d’un particulier situé au bout de la rue Carnot. Alertés rapidement par le propriétaire habitant, la gendarmerie et les pompiers se sont immédiatement rendus sur place ce qui a permis d’éviter une propagation de l’incendie aux habitations riveraines.
Ce feu accidentel est le troisième que nous avons connu à Saint-Rémy en quelques jours, après le feu d’un appartement dans une résidence collective et celui d’un restaurant : cette fois, c’est le deuxième étage d’une maison de ville qui a brûlé.
Triste loi des séries.
Tous ces feux sont d’origine accidentelle.
Au moment des premières vagues de froid, je me permets de recommander avec insistance de vérifier les installations électriques et les appareils des chauffage, afin de mettre un terme à cette triste série de feux.
Le déploiement de la grande échelle des pompiers dans la rue Carnot était assez spectaculaire comme ont pu le remarquer tous les riverains réveillés par les sirènes et les gyrophares !
Félicitations aux gendarmes et aux pompiers qui ont su réagir très rapidement.
Mes remerciements à la conservatrice du musée des Alpilles, qui s’est rendue sur place afin d’ouvrir le musée et de pouvoir ainsi vérifier que le foyer d’incendie ne s’était pas propagé aux sous-pentes de ce bâtiment communal.
Mes remerciements également aux élus, Messieurs Marin et Faverjon, qui se sont immédiatement déplacés lorsqu’ils ont été alertés.
Réduire la fracture numérique
- Par Hervé Chérubini » 19 novembre 2007 » En débat, Vue sur le CG 13
Dans un article du 26 octobre paru dans le quotidien « Le Monde », Valérie Pécresse, propose aux sociétés de faire don à leurs salariés de leurs vieux ordinateurs. Par cette initiative, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche souhaite réduire la fracture numérique en équipant en priorité les « familles de travailleurs non cadre ayant des enfants et ne disposant pas d’ordinateur ».
Cette proposition est pour le moins surprenante.
Tout d’abord, elle témoigne de la démission de l’Etat dans la problématique de la fracture numérique en reportant sur les entreprises la mission de faciliter l’accès à l’équipement informatique.
Ensuite, elle est inadaptée : les familles les plus éloignées du monde de l’informatique et des nouvelles technologies sont bien sûr celles qui n’ont pas affaire à ces outils dans leur vie professionnelle. Et je ne vois pas bien quels vieux ordinateurs pourraient offrir les entreprises, qui ne sont pas des sociétés de service dans lesquelles l’ordinateur est omniprésent.
Enfin, cette proposition est irréaliste parce que l’on sait pertinemment que la fracture ne réside pas tant dans un problème d’équipement, que dans l’appropriation des outils informatiques.
Dans les Bouches-du-Rhône, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler sur ce blog, le Conseil général a fait le choix d’une politique moins incantatoire. Chaque collégien de 4e et de 3e reçoit un ordinateur performant et non un ordinateur de rebut (on sait d’ailleurs que dans ce domaine, les équipements évoluent très vite). Grâce au partenariat étroit avec l’Education nationale, il bénéficie d’un accompagnement pour se familiariser avec cet outil.
Bref, des actes et non des paroles.

