Jour de fête pour les employés communaux
- Par Hervé Chérubini » 29 novembre 2007 » Vie saint-rémoise
Tous les ans se tient le repas des agents municipaux organisé par l’Amicale des employés communaux. Ce repas a rassemblé cette année près de 150 personnes, au lieu de 100/120 habituellement. Faute de place, le restaurant qui nous accueillait a installé cette assemblée nombreuse sous un chapiteau. Et malgré un système de chauffage soufflant, le fond de l’air était, disons, un peu frais !
Au-delà de ce petit désagrément, la soirée s’est poursuivie dans une bonne ambiance et sous le signe de la convivialité. Ce repas est en effet l’occasion pour les employés communaux mais aussi pour les élus de se retrouver dans un autre cadre que celui de la mairie.


Après avoir remercié les bénévoles qui ont organisé la soirée, Frédéric Gervais, président de l’Amicale, a remercié la mairie de son soutien, accru en 2007. Il a gentiment interpellé les élus sur la question des chèques vacances, souhaités par un certain nombre d’employés.
A n’en pas douter, c’est une question qu’en tant qu’élus, nous devrons étudier. J’ai donc invité l’Amicale à engager une réflexion afin d’élaborer des propositions.
Du côté des élus, en deux ans et demi, notre bilan compte un certain nombre d’améliorations pour les employés municipaux. Nous avons tout d’abord augmenté l’enveloppe consacrée au régime indemnitaire, ce qui a permis de rendre plus équitables les primes versées aux différents agents et de revaloriser certains salaires. Nous venons également d’augmenter le montant des chèques-restaurant. La ville ne pouvant proposer de lieu de restauration à ses agents, elle propose des chèques-restaurant dont le montant s’élevait jusqu’à présent à 2 €. C’était un peu ridicule, surtout à Saint-Rémy. A partir de janvier, ils seront portés à 5 €.
Mon souhait est de continuer dans ce sens à l’écoute des demandes des agents municipaux, en essayant, toutes les années, d’apporter un « plus », dans la limite de nos contraintes budgétaires.
Droit au logement opposable : on attend toujours
Je vous avais parlé ici-même en avril du contentieux qui oppose la ville de Saint-Rémy à la société civile immobilière (SCI) Villa Domitia, sur fond de droit au logement opposable.
Ce contentieux concerne un terrain de 14000 mètres carrés que la SCI avait acquis dans le but d’y construire une résidence de tourisme haut de gamme. De notre côté, nous estimions préférable d’y construire des logements, afin de pouvoir y héberger une partie des dizaines de familles saint-rémoises en attente de logements.
Le dossier suit son cours.
Suite à l’arrêté de préemption que j’avais signé en octobre 2006, la justice, par la voix du tribunal administratif, a rendu son verdict… et annulé la décision de la commune, avançant que la motivation de préemption était insuffisante. Ce prétexte est difficile à entendre, dans la mesure où il est forcément impossible de disposer d’un permis de construire élaboré dans les délais très courts impartis aux collectivités pour préempter un terrain.
Devant ce refus, j’ai alerté Christine Boutin, ministre du logement et de la ville, qui ne manque pas de défendre au quotidien dans les médias son action pour le droit au logement, et d’encourager les « maires bâtisseurs » à « être très audacieux ».
Venue du chef-adjoint de cabinet de Mme Boutin, la réponse laisse pantois : « ce dossier relève de la compétence de M. Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable ». C’est un scoop : le logement ne relève plus du ministère du logement mais du ministère de l’écologie !
Permettez-moi d’ironiser aussi sur l’attitude tout autant contradictoire de François Mariani, représentant de la SCI et désireux de construire la fameuse résidence hôtelière. Dans le Vaucluse, M. Mariani est président de la Chambre de commerce et d’industrie. En tant que tel, il a récemment adressé une lettre à l’ensemble des élus du Vaucluse, enjoignant les maires, sur un ton irrité, « d’être les bâtisseurs dont le Vaucluse a besoin », afin de « rendre le Vaucluse attractif » et de permettre aux actifs, « nos salariés » de « se loger à des prix raisonnables ». Quel culot ! Ce qui vaut dans le Vaucluse, ne vaut donc plus dans les Bouches-du-Rhône quand les intérêts privés de François Mariani sont en jeu…
Un pas en avant, trois pas en arrière. Tout le monde semble d’accord devant l’urgence de créer des logements accessibles à tous, dans l’intérêt des familles mais également de notre économie. Quand il s’agit de passer aux actes, pourtant, on constate que le dossier est une véritable patate chaude. Il y a un gouffre entre les actes et les paroles.
Les idées ne manquent pourtant pas pour dégager les moyens d’application du droit au logement opposable, comme l’a montré un rapport récemment remis au Président de la République, intitulé Franchir les étapes pour rendre le droit au logement opposable. Il est ainsi proposé que l’Etat exerce lui-même le droit de préemption urbaine sur un territoire où les logements sociaux sont en déficit (ce qui est largement le cas à Saint-Rémy).
Sans doute Mme Boutin aurait-elle pu envisager cette solution et mettre en oeuvre cette solution plutôt que de se délester de la demande de Saint-Rémy sur un autre ministère.
Cela fait plus d’un an que la notion de droit au logement opposable est débattue et plus de neuf mois qu’elle a fait l’objet d’une loi. 109 700 ménages dans les Bouches-du-Rhône pourraient potentiellement attaquer l’Etat lorsque le premier volet de la loi votée en mars dernier prendra effet.
Le droit au logement opposable doit enfin dépasser le stade de slogan.
L’avenir de Saint-Rémy se joue aussi sur ce tableau-là. Dans la limite des pouvoirs donnés au maire, je continuerai à me battre pour avancer sur cette question et proposer aux Saint-Rémois des logements à un coût raisonnable.
Structures intercommunales : la polémique est relancée
- Par Hervé Chérubini » 24 novembre 2007 » En débat
La ville d’Avignon a créé une communauté d’agglomération qui comprend de nombreuses communes vauclusiennes limitrophes ainsi que des communes du Gard. Depuis des années, les élus d’Avignon considèrent qu’il serait normal que le nord des Bouches-du-Rhône intègre également la COGA (COmmunauté d’agglomération du Grand Avignon) afin de participer à la prise en charge de coûts de centralité (en matière de santé, d’éducation, de culture…) qui incombent aujourd’hui aux seules communes de la COGA alors qu’ils bénéficient à un territoire plus large.
A l’occasion des prochaines élections municipales, la polémique est relancée. Comme à chaque échéance électorale, la question de l’extension de la COGA est remise sur le tapis. D’après La Provence (édition du 10 novembre 2007), Henri Agu, vice-président de la COGA, souhaite que l’Etat intègre d’office les communes du nord des Bouches-du-Rhône dans la COGA. « Il n’est pas normal à ce jour que seules les communes du Vaucluse et du Gard participent à l’effort. Une grande partie des populations demeurant dans la frange nord des Bouches-du-Rhône se rend quotidiennement à Avignon pour travailler, consommer des biens ou des loisirs (…) il me semble anormal que ces communes ne participent pas à cet effort. »
Pour ma part, je considère que Saint-Rémy-de-Provence n’est pas concernée par cette demande. Les communes plus proches du Vaucluse le sont peut-être davantage : ce sont leurs élus qui auront à se positionner sur cette question.
Pour Saint-Rémy, mon souhait est de rester dans une structure intercommunale, comprenant uniquement des communes des Bouches-du-Rhône. Il ne s’agit pas de rester « entre nous » : il me semble que cela correspond fondamentalement à l’identité de notre commune. Sur le plan historique, Saint-Rémy a toujours été une entité rattachée au Pays d’Arles ; sur le plan géographique, l’entité des Alpilles est nettement distincte de celle de la plaine du Comtat ; sur le plan administratif, la ville dépend de la sous-préfecture d’Arles, sur le plan juridictionnel du tribunal de Tarascon ; sur le plan culturel, deux exemples, le costume arlésien et les traditions taurines rattachent Saint-Rémy à Arles et à la Camargue ; sur le plan économique, la ville dépend de la Chambre de commerce et d’industrie du Pays d’Arles, d’ailleurs dirigée par un Saint-Rémois. Aujourd’hui, la seule chose qui rattache Saint-Rémy à Avignon est le lycée d’enseignement général (avec ceux d’Arles et de Tarascon) ; et justement, nous demandons la création d’un lycée dans le nord des Bouches-du-Rhône pour pallier le manque et remédier aux inconvénients actuels liés aux transports.
Les élus des Alpilles se sont mobilisés pour construire un territoire de projet et de partenariat à l’échelle du massif des Alpilles. Plus de 10 ans de travail ont permis de créer en 2007 le Parc naturel régional des Alpilles. Nous devons poursuivre cette dynamique et continuer à affirmer l’existence de notre secteur, comme élément à part-entière des Bouches-du-Rhône, et particulièrement du Pays d’Arles. Ce serait aujourd’hui un contresens de faire de Saint-Rémy-de-Provence et des communes environnantes un sous-territoire à la remorque d’Avignon.
Nous aurons certainement l’occasion d’en reparler, car il s’agit d’un sujet essentiel pour notre commune, les structures intercommunales étant un levier indispensable du développement local.
Quelle place pour les personnes âgées ?
- Par Hervé Chérubini » 23 novembre 2007 » En débat, Vue sur le CG 13
1628 places pour les personnes âgées sont compromises.
23 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes sont susceptibles d’ouvrir prochainement dans les Bouches-du-Rhône.
Ils sont le résultat de l’engagement fort du Conseil général. En effet, malgré l’absence de crédits de la DDASS, le Conseil général a pris, en lien avec la Préfecture, les arrêtés permettant d’engager les travaux de construction.
Aujourd’hui, pour permettre l’ouverture de ces structures d’accueil, l’Etat doit financer une partie du fonctionnement. Or, la DDASS ne dispose par des crédits nécessaires pour ce faire.
Nous risquons donc d’être dans la situation absurde où ces places existent mais ne peuvent être ouvertes.
Les élus du Conseil général ont adopté à l’unanimité une motion adressée au Président de la République, à la ministre de la santé et au gouvernement. Ils demandent à l’Etat de débloquer des crédits à la DDASS afin qu’elle puisse assurer sa part dans le financement de ces 1628 places essentielles pour répondre aux besoins de nos aînés.
Selon Nicolas Sarkozy, la prise en charge des personnes âgées dépendantes est une priorité nationale. Encore une fois, les élus locaux attendent que M. Sarkozy traduise en acte ses promesses.
… une partie des 15 milliards du « paquet fiscal » aurait sans doute pu être consacrée à cette problématique !
Régimes spéciaux : des éléments de réponse
- Par Hervé Chérubini » 21 novembre 2007 » En débat
Il y a quelques jours, je publiais sur ce blog une lettre ouverte sur les régimes spéciaux. J’ai adressé celle-ci aux partis politiques (PS, UMP), comme aux syndicats (CGT, Medef). Aucun n’a répondu.
J’ai trouvé hier la réponse dans « le contre journal » de Libération. Je vous livre donc les éléments de réponse.
Arnaud Lechevalier, économiste (www.mouvements) indique « Le coût des régimes spéciaux est négligeable. Il représente 6% des dépenses de retraites, c’est-à-dire 0,7 point de PIB et moins de 500 000 cotisants pour plus d’un million de retraités ».
Raphaël Anglade (www.betapolitiques.fr) s’interroge : « Les français savent-ils de quoi on parle ? On parle de 200 millions d’euros ! 75 fois moins que les allègements d’impôts consentis par M. Sarkozy à ses amis il y a deux mois à peine (…) on essaye de gratter quelques euros à des gens aux petits salaires et aux boulots difficiles pour compenser un cadeau 75 fois plus gros consenti à ses soutiens politiques. »
Il y a quelques jours, je m’interrogeai sans parti-pris et sans présupposé. Mais ces éléments montrent qu’une nouvelle fois M. Sarkozy n’agit pas dans le sens d’une rationalisation des dépenses publiques. Il y avait certainement plus utile à faire que d’aller gratter 200 petits millions du côté des régimes spéciaux.
Un autre chiffre, à titre de comparaison. Selon la direction de la SNCF, la grève « coûte » 100 millions d’euros par jour. Après huit jours, le coût est aujourd’hui de 800 millions. Ce sont déjà quatre ans des économies générées par cette réforme (200 millions) qui sont à ce jour envolés !!
A noter que la SNCF a annoncé ce matin qu’elle était prête à mettre 90 millions d’euros sur la table des négociations, soit près de la moitié de l’économie attendue. La RATP va certainement aussi faire un effort. Au vu de ces chiffres, combien « rapportera » vraiment la réforme ?
On peut faire un autre calcul avec les chiffres indiqués ci-dessus. Cette réforme concerne 500 000 cotisants et pourrait faire économiser 200 millions d’euros. Cette réforme vise donc à économiser 400 € par tête !! Nous sommes dans des ordres d’échelle assez ridicules par rapport aux masses financières globales de l’Etat français.
Que faut-il en conclure ? Manifestement l’enjeu de cette réforme ne réside pas dans l’économie qui sera réalisée. Il s’agit avant tout de faire passer une réforme difficile, afin de préparer les Français aux mesures douloureuses qui seront annoncées après les élections municipales…
3 millions investis pour notre environnement
- Par Hervé Chérubini » 20 novembre 2007 » Vie saint-rémoise
3 millions d’euros, c’est le coût de la rénovation de l’école de la République (3,6 exactement). C’est aussi le coût de la construction de la nouvelle station d’épuration.
La mise en service de cet équipement passera certainement de façon plus discrète dans l’actualité. Comme le montre son coût, c’est pourtant un chantier considérable.
Voici deux photos de samedi dernier, jour de l’inauguration.

Au passage, toutes les personnes présentes ont pu constater samedi que cette station ne dégage aucune odeur nauséabonde !
La construction de cette station d’épuration est une réalisation essentielle pour notre commune.
C’est un chantier qui concerne une grande majorité des Saint-Rémois : près de 4000 foyers sont raccordés au réseau d’eaux usées ; et la station recueillera également les dépotages de graisses des restaurateurs et les dépotages de fosses septiques des particuliers.
C’est un chantier qui concerne notre environnement : celui de notre commune et des communes environnantes, celles des Alpilles et celles du Pays d’Arles, qui se trouvent en aval de Saint-Rémy. 97 % des effluents reçus à la station sont désormais traités, contre 23 % avec l’ancienne station. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes.
Ce projet a été porté par trois municipalités : je l’avais initié lors de mon premier mandat, les études et l’obtention des premiers financements ont été effectués durant le mandat de Lucien Palix ; enfin, depuis 2005, notre municipalité a bouclé le plan de financement (participation du Conseil général) et réalisé les travaux.
Je tiens à remercier les agents de la Régie de l’eau et de l’assainissement et leurs directeurs successifs, MM. Missoum et Béréziat, le président du Conseil de l’eau, M. Mazuy, les entreprises ainsi que les financeurs (Agence de l’eau, Conseil général et Conseil régional).
Grâce à cet équipement, Saint-Rémy est désormais une ville moderne et responsable, qui assure correctement le traitement des eaux usées qu’elle produit plutôt que de déverser des eaux encore très souillées dans le Vigueirat.
C’est une avancée essentielle pour nos concitoyens d’aujourd’hui et de demain.
Attention aux feux !
- Par Hervé Chérubini » 19 novembre 2007 » Vie saint-rémoise
Dimanche soir, 18 novembre, peu avant minuit, un feu s’est déclaré à l’étage de la maison d’un particulier situé au bout de la rue Carnot. Alertés rapidement par le propriétaire habitant, la gendarmerie et les pompiers se sont immédiatement rendus sur place ce qui a permis d’éviter une propagation de l’incendie aux habitations riveraines.
Ce feu accidentel est le troisième que nous avons connu à Saint-Rémy en quelques jours, après le feu d’un appartement dans une résidence collective et celui d’un restaurant : cette fois, c’est le deuxième étage d’une maison de ville qui a brûlé.
Triste loi des séries.
Tous ces feux sont d’origine accidentelle.
Au moment des premières vagues de froid, je me permets de recommander avec insistance de vérifier les installations électriques et les appareils des chauffage, afin de mettre un terme à cette triste série de feux.
Le déploiement de la grande échelle des pompiers dans la rue Carnot était assez spectaculaire comme ont pu le remarquer tous les riverains réveillés par les sirènes et les gyrophares !
Félicitations aux gendarmes et aux pompiers qui ont su réagir très rapidement.
Mes remerciements à la conservatrice du musée des Alpilles, qui s’est rendue sur place afin d’ouvrir le musée et de pouvoir ainsi vérifier que le foyer d’incendie ne s’était pas propagé aux sous-pentes de ce bâtiment communal.
Mes remerciements également aux élus, Messieurs Marin et Faverjon, qui se sont immédiatement déplacés lorsqu’ils ont été alertés.
Réduire la fracture numérique
- Par Hervé Chérubini » 19 novembre 2007 » En débat, Vue sur le CG 13
Dans un article du 26 octobre paru dans le quotidien « Le Monde », Valérie Pécresse, propose aux sociétés de faire don à leurs salariés de leurs vieux ordinateurs. Par cette initiative, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche souhaite réduire la fracture numérique en équipant en priorité les « familles de travailleurs non cadre ayant des enfants et ne disposant pas d’ordinateur ».
Cette proposition est pour le moins surprenante.
Tout d’abord, elle témoigne de la démission de l’Etat dans la problématique de la fracture numérique en reportant sur les entreprises la mission de faciliter l’accès à l’équipement informatique.
Ensuite, elle est inadaptée : les familles les plus éloignées du monde de l’informatique et des nouvelles technologies sont bien sûr celles qui n’ont pas affaire à ces outils dans leur vie professionnelle. Et je ne vois pas bien quels vieux ordinateurs pourraient offrir les entreprises, qui ne sont pas des sociétés de service dans lesquelles l’ordinateur est omniprésent.
Enfin, cette proposition est irréaliste parce que l’on sait pertinemment que la fracture ne réside pas tant dans un problème d’équipement, que dans l’appropriation des outils informatiques.
Dans les Bouches-du-Rhône, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler sur ce blog, le Conseil général a fait le choix d’une politique moins incantatoire. Chaque collégien de 4e et de 3e reçoit un ordinateur performant et non un ordinateur de rebut (on sait d’ailleurs que dans ce domaine, les équipements évoluent très vite). Grâce au partenariat étroit avec l’Education nationale, il bénéficie d’un accompagnement pour se familiariser avec cet outil.
Bref, des actes et non des paroles.
Hommage à Henri Richaud
- Par Hervé Chérubini » 14 novembre 2007 » Général, Vie saint-rémoise
Henri Richaud nous a quittés hier après-midi.
Inutile de rappeler aux Saint-Rémois qu’il fut maire de notre ville pendant 18 ans de 1971 à 1989 et conseiller général de 1973 à 1985. Pendant ses trois mandats, de nombreuses réalisations ont permis à notre ville de se développer dans nombre de secteurs (voir ci-dessous).
Au-delà de ses qualités de gestionnaire, Henri Richaud était surtout un homme agréable, discret, affable et pour tout dire attachant.
Avant d’être élu, les Saint-Rémois le connaissaient déjà puisqu’il a été directeur pendant de longues années de l’école de la République. Tous les habitants de cette ville qui ont eu le privilège d’avoir Henri Richaud comme enseignant en ont gardé un souvenir marquant.
Depuis 1989, date à laquelle il a quitté la mairie, Henri Richaud s’était retiré de la vie politique « active ». Il a néanmoins continué à s’intéresser de près à la vie de sa ville. Un exemple parmi tant d’autres, en 2003, il avait souhaité être symboliquement le millième signataire de la pétition citoyenne demandant l’organisation d’un référendum afin de conserver et réhabiliter cette école de la République à laquelle l’ancien directeur, qu’il était, était tant attaché.
C’est d’ailleurs à l’occasion du départ en retraite d’une employée de l’école de la République que beaucoup de Saint-Rémois, cet été, ont eu le plaisir de voir pour la dernière fois Henri Richaud lors d’une manifestation publique.
Je n’ai pas eu la chance d’avoir Henri Richaud comme instituteur, mais il m’a néanmoins beaucoup appris. J’ai toujours en mémoire, pour y avoir assisté parmi le public, la manière dont il présidait le conseil municipal lors de son dernier mandat. Impassible et bonhomme, je l’ai rarement vu hausser le ton face à une opposition pourtant extrêmement pugnace.
En 1989, Henri Richaud m’a fait l’honneur de me demander de figurer sur sa liste : par le biais du système électoral à la proportionnelle (instauré en 1983), la liste emmenée par Henri Richaud, minoritaire, a obtenu six élus. C’est suite aux démissions de Messieurs Richaud et Bachini que je me suis retrouvé conseiller municipal d’opposition entre 1989 et 1995.
Elu maire en 1995, j’ai toujours été très attentif aux conseils que pouvait me prodiguer mon illustre prédécesseur. En voici deux à titre d’exemple. « Rappelle-toi que l’intérêt public prime toujours sur l’intérêt privé.» « Quand tu accordes un droit ou un avantage particulier à quelqu’un, n’oublie pas de faire preuve d’équité, il faut que tous ceux qui sont dans la même situation soient traités de la même manière »
Il écrivait également dans le bulletin municipal de février 1985 : « Pour le Maire de tous les Saint-Rémois, cette démocratie au quotidien se fonde sur des valeurs acceptables pour tous, celles du libéralisme intellectuel, moral, politique qui suppose le respect mutuel, la compréhension des autres, la prise en compte des différences et conduit à la nécessaire solidarité. »
A quelques semaines d’intervalle, la ville de Saint-Rémy a perdu deux de ses plus grands serviteurs : Marcel Bonnet et Henri Richaud. Ils se connaissaient, se côtoyaient, s’appréciaient et ont travaillé main dans la main de nombreuses années au service de Saint-Rémy et des Saint-Rémois. Ce sont deux pages de la vie de Saint-Rémy qui se sont tournées et elles formeront à jamais un des chapitres les plus marquants de son histoire.
Henri Richaud, comme René Char, était originaire du département des Alpes-de-Haute-Provence.
« Le réel quelquefois désaltère l’espérance.
C’est pourquoi, contre toute attente, l’espérance survit.»
René Char
Réalisations de Henri Richaud
Je me suis replongé dans les archives municipales et j’ai redécouvert l’ampleur des réalisations du maire Henri Richaud.
Son action a tout d’abord porté sur la création d’équipements publics toujours essentiels :
- Des équipements sportifs : notamment le COSEC, la salle Jean-Macé, l’ensemble sportif Sans-Souci, les terrains de tennis,
- Des équipements pour les services publics : l’école Mas Nicolas, la caserne des Sapeurs-forestiers, et une collaboration à la création du collège (en tant que maire et conseiller général).
Il a également participé au développement urbain de la ville telle que nous la connaissons aujourd’hui :
- par la valorisation du centre ancien : mise en place de l’OPAH, aménagement de la place Favier et la rue du Parage,
- par la création de nouveaux quartiers et de logements : lotissements (Bannieux, Blanchin, le Vert village), espaces dédiés aux logements sociaux (la Petite Crau, le Pré des vergers), et zone d’aménagement concerté Mas Nicolas.
Henri Richaud s’est enfin attaché à donner une place réelle à l’éducation et à la culture dans notre ville :
- dans le domaine du patrimoine : en initiant la restauration de la collégiale (toiture et clocher), en soutenant la création du Centre d’art Présence Van Gogh (achat de l’hôtel Estrine par la Ville),
- pour la jeunesse : en structurant les transports scolaires, en mettant en place le centre aéré, - en faveur de la culture : en créant l’Ecole de musique, en aidant au maintien d’un cinéma, en permettant l’ouverture de la bibliothèque municipale,
- du côté des traditions : par la création du rendez-vous annuel de la Transhumance.
Et beaucoup d’autres actions encore menées au quotidien.
Question ouverte sur les régimes spéciaux
Depuis plusieurs semaines, la réforme des régimes spéciaux de retraite est portée par le gouvernement actuel et suscite une opposition importante.
J’ai lu attentivement la presse, écouté de multiples interventions à la radio et à la télévision.
Et pourtant, je n’ai jamais eu la réponse à une question essentielle.
Afin de comprendre l’intérêt de cette réforme, il me semble qu’il faudrait évoquer son intérêt financier. Il faudrait donc répondre à la question suivante : Qu’est-ce que représente financièrement la remise en cause des régimes spéciaux de retraites, au regard du budget de la Sécurité sociale et plus particulièrement de celui des retraites ?
Malgré tout l’intérêt que je porte à ce sujet, je n’ai jamais entendu d’élément de réponse à cette question de la part d’aucun des protagonistes du débat. Je pose donc la question ouvertement et invite ceux qui en sauraient plus à nous apporter des éléments d’information.
Saint-Rémy : l’eau à un prix raisonnable
- Par Hervé Chérubini » 11 novembre 2007 » Vie saint-rémoise
« Que choisir » publie dans son numéro de novembre 2007 une enquête sur le prix de l’eau.
Ce magazine, dont l’indépendance et le sérieux ne fait pas de doute, constate que les quatre villes qui facturent l’eau au juste prix ont un point commun : « elles gèrent le service de l’eau en direct, sans recourir au privé. » Et de poursuivre : « La régie municipale semble donc plus intéressante pour les usagers. Cette constatation rejoint d’ailleurs les conclusions d’une étude récente de l’Ifen, selon laquelle le prix de l’eau est en moyenne de 2,19 € le m3 quand le service est assuré par une régie communale, mais de 2,93 € quant il est délégué à un opérateur privé ».
A Saint-Rémy, lors de mon précédent mandat, nous avons fait le choix de confier la gestion de l’eau à une régie municipale en résiliant le contrat qui nous liait à une société privée .
Cette étude du magazine « Que choisir » ne peut que nous conforter dans ce choix, surtout à la lecture des certaines pratiques abusives des entreprises privées de gestion de l’eau.
De même, nous pouvons être fiers de proposer l’eau à un tarif tout à fait raisonnable, comparativement aux tarifs indiqués ci-dessus et aux tarifs pratiqués dans notre secteur : à Saint-Rémy-de-Provence, le prix du mètre cube d’eau est de 2,31 € (Tarascon : 2,33 € ; Châteaurenard : 2,44 € ; Barbentane : 2,52 € ; Rognonas : 2,66 €).
Et contrairement à beaucoup d’idées reçues, la gestion publique n’empêche par le dynamisme et le développement des investissements : les extensions et les rénovations du réseau d’eau en cours en témoignent.
Un département bien géré aux finances saines
- Par Hervé Chérubini » 9 novembre 2007 » Vue sur le CG 13
Le Conseil général a débattu récemment des orientations budgétaires pour l’année 2008. En tant que rapporteur du budget, j’ai présenté à grands traits les orientations envisagées : « Les investissements vont augmenter de près de 20 %, passant de 450 millions d’euros cette année à 540 millions, avec un autofinancement à hauteur de 65 %, sans que les dépenses de fonctionnement ne dépassent les 3 % et sans aggraver la fiscalité ni l’emprunt. Et il n’y aura pas d’augmentation des impôts l’année prochaine». Ceci malgré la situation nationale et le désengagement de l’Etat : comme la rappelle La Marseillaise, le 27 octobre : « en 2008, les collectivités locales perdront environ le quart de la croissance de leurs dotations » !
Dans un article du 27 octobre, le journaliste de la Provence rendant compte de la séance budgétaire pendant laquelle a été proposée la DM2 (décision modificative n° 2 du budget 2007) indique : « l’opposition a été bien molle sur les bancs UMP-UDF », « La droite n’a pu qu’approuver ». En effet, faute d’argument réel pour voter contre cette DM, l’opposition s’est abstenue. Cela montre que le Conseil général ne doit pas être si mal géré !
Dans un article du 5 novembre 2007, le journal La Provence dans son édition de Marseille faisait le même constat : « Ses investissement font des pas de géants : 350 millions d’euros en 2006, 450 cette année et probablement 540 l’an prochain… un record en France. »
Ce constat d’une bonne gestion est confirmé par une personne extérieure et digne, je pense, de confiance : Gilles Nancy, professeur d’économie et de finances à l’Université de la Méditerrannée – que je ne connais pas personnellement -, indique « Le Département est bien géré, il finance ses dépenses par l’impôt et non avec l’emprunt ». (A titre d’information, l’endettement est de 121 euros en euros et par habitant, contre une moyenne nationale de 264 euros pour les départements dépassant le million d’habitants).
Vice-président chargé des finances depuis 4 ans, j’avoue être touché par de tels commentaires de la part de personnes aussi différentes que des journalistes, des élus UMP ou un professeur d’université. Au-delà de cette petite satisfaction personnelle, cette situation saine est un atout incontestable pour notre département, ses communes et ses habitants puisqu’elle permet de mener une politique ambitieuse au service de notre territoire.
Plus de 11 000 visites sur ce blog !
- Par Hervé Chérubini » 7 novembre 2007 » Général
Après une montée en puissance entre février et mai, ce blog a atteint son rythme de croisière durant les 5 derniers mois avec une moyenne de 2000 visites mensuelles (hormis le creux de l’été, commun à tous les sites internet).
Je le disais dans l’édito : j’ai lancé cette aventure avec quelques réserves en début d’année. Il m’était alors difficile de me faire une idée précise sur l’outil : les blogs personnels d’élus sont-ils un simple effet de mode ou peuvent-ils permettre un échange direct et constructif entre un élu et des citoyens ?
Je ne tirerai pas de conclusions générales et hâtives. Concernant ce blog personnel, je suis tout d’abord frappé de voir qu’il jouit d’une fréquentation respectable et régulière. Je lis avec intérêt les commentaires et les questions. De fait, je constate que ce blog est un lieu de communication pour poser ouvertement certaines questions délicates (indemnités d’un élu, point de vue sur une candidate…), commenter positivement ou négativement (c’est plus rare) certains billets, et enfin interroger un élu sur un dossier ou une problématique. J’observe surtout avec plaisir que c’est un lieu de dialogue pour tous, qu’ils soient proches de la majorité que je représente, ou représentants d’autres sensibilités politiques : cela témoigne de la richesse des échanges que cet outil permet.
Finalement, je crois que l’aventure du blog méritait amplement d’être tentée. Je vous invite tous à participer à la vie de ce lieu d’échanges et à le faire connaître autour de vous.
Rapport Attali
- Par Hervé Chérubini » 4 novembre 2007 » Général
La presse a rapporté quelques préconisations élaborées par la « Commission Attali pour la croissance ».
Comment un aéropage de personnalités aussi brillantes peuvent-elles proposer des mesures aussi farfelues (et le mot est faible….) ?
Si ce n’est précisément parce que leur supposée infinie compétence les a complétement déconnectées du monde réel…
Trois exemples :
1°) La commssion propose la suppression des droits de mutation (taxe additionnelle perçue par les collectivités lors de la vente d’un bien; 1,2% du montant pour les communes).
On la supprime : Manque à gagner pour une ville de la taille de Saint-Rémy : Environ 650.000 Euros. (Pour mémoire, celà correspond à peu prés à ce que la commune verse aux associations locales…). Celà correspond également à 10 points d’impôts locaux !
Pour Saint-Rémy, la suppression des droits de mutation équivaudrait donc à l’augmentation des impôts locaux de 10%, si on veut conserver les mêmes recettes ou, à titre d’exemple, à la suppression des subventions aux associations, si l’on veut diminuer les dépenses d’autant !
Pour le Département 13, c’est pire : La recette des droits de mutation est égale au total des dépenses de l’aide aux communes et de la construction des collèges ! ou, à budget constant, à plus de 20 points d’ impôts !!
On me rétorquera que les collectivités n’ont qu’à se débrouiller et trouver des économies. Malheuresement, celà a été fait par l’immense majorité d’entre elles, et depuis longtemps ! Aujourd’hui, plus aucune marge n’existe nulle part.
Autant dire, dans ces conditions, que cette suppression est irréalisable, à moins de la remplacer par autre chose. Auquel cas, ou est l’intérêt ?
2°) La commission propose de permettre aux grandes surfaces de vendre à perte.
Réponse de Mr Mongereau, Président de la CGPME 13 (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises 13): « Il n’est pas possible de laisser dire de telles choses sans réagir. Comment accepter de vendre à perte ? il n’y a qu’un technocrate qui ne s’est jamais soucié de comment on crée de la richesse qui peut proposer ça. C’est un non-sens économique qui ne peut que tirer la France vers le bas ». (La Marseillaise 23/10/07).
Propos tenus à l’occasion d’une rencontre CGPME, CGAD, UPA et FNSEA : Petites entreprises, artisans et agriculteurs.
Rien à rajouter.
3°) Bouquet final (Titre de l’hebdomadaire »Le Point » de cette semaine, page 12) :
ATTALI VEUT SUPPRIMER DEPARTEMENTS ET COMMUNES
Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? On pourrait également supprimer les Régions et la France…
En lisant l’article, on apprend que « les conseils régionaux hériteraient de l’essentiel des compétences des conseils généraux… et les hôtels de départements seraint vendus ».
Aux Régions ?
Supprimer un échelon administratif : L’idée peut paraître séduisante. Mais, dans ces conditions, pourquoi avoir continué à décentraliser en « chargeant » les Départements (APA, RMI, techniciens des collèges, agents de la DDE, etc…). Tout celà est totalement incohérent.
Concernant les communes, on peut lire : « Les 36.000 communes pourraient disparaître au profit de « super-communes », au nombre de 6 ou 7.000, dont les édiles seraient élus au suffrage universel ».
Autant de talents réunis pour réinventer l’intercommunalité, (avec certes,comme nouveauté l’élection directe de leurs représentants, mais cette proposition et ce débat existent depuis que les intercommunalités ont été créées !).
Le but de tout celà : « Faire baisser le taux de prélèvements obligatoires de 0,5 à 1 point ».
Encore une fois, ces propositions sont trop frileuses. On pourrait faire disparaître 100% des prélèvements obligatoires en supprimant les Communes, les Départements, les Régions, l’Etat, les Assedic et la Sécurité Sociale !
Mais qui paierait les émoluments; amplement mérités; des membres de la Commission Attali ?
Saint-Rémy, Van Gogh et Liz Taylor
- Par Hervé Chérubini » 1 novembre 2007 » Général
La star américaine Liz Taylor a acheté en 1963 un tableau de Vincent Van Gogh peint à Saint-Rémy en 1889, pendant son séjour à Saint-Paul, intitulé « Vue de l’asile et de la chapelle à Saint-Rémy ».
Ce tableau, acheté 258.000 dollars, et estimé 40 à 60 fois ce prix aujourd’hui, a valu à l’actrice d’ être accusée de « recel de tableau volé ». Aprés moult péripéties juridiques, la cour suprême américaine a définitivement innocentée Liz Taylor.
Elle pourra donc conserver cette précieuse composition locale !
Amis de ce blog, si l’une ou l’un d’entre vous peut m’envoyer la reproduction de ce tableau (sous réserve que celà soit possible pour des raisons liées aux droits de diffusion…..) pour illustrer ces quelques mots, qu’il en soit remercié !
