En réponse…

L’article paru mardi dans la Provence, à propos de la candidate qui représenterait la droite aux élections municipales 2008 à Saint-Rémy-de-Provence, a fait réagir un certain nombre d’entre vous, me demandant mon opinion sur cette candidature.

L’impression générale que je retire de cet article est qu’en environ 70 lignes, il est beaucoup question de place sur une liste, d’appartenance à tel ou tel parti, de soutien à tel ou tel candidat aux dernières législatives, bref de cuisine électorale, mais nulle part n’est évoqué un projet pour l’avenir de Saint-Rémy et des Saint-Rémois.
On sait en effet que cette décision qui concerne l’avenir de Saint-Rémy a été suggérée, pour ne pas dire imposée, par des responsables UMP extérieurs à Saint-Rémy.
Cela suscite pour moi un certain nombre de questions sur le fonctionnement de l’UMP, où les candidats s’auto-investissent entre eux, sans vote des militants ni consultation des sympathisants : l’article débute par une déclaration de M. Chanéac : « j’ai pensé qu’elle était la plus apte à rassembler la droite saint-rémoise« . Qu’en pensent les autres ?
L’opposition municipale locale affiche depuis quelques mois sa division. En mentionnant « d’âpres discussions« , le journaliste fait un doux euphémisme, tant l’on sait à quel point la décision a été enfantée dans la douleur.

Tout cela confirme ce que je disais début septembre à Romanin : la droite à Saint-Rémy n’a pas de leader, pas de bilan, pas de programme. Je rajouterais aujourd’hui : mais elle a des divisions.

C’est lors des élections législatives de 2002 que j’ai pour ma part fait la connaissance de la candidate ; elle briguait à l’époque le poste de député sous les couleurs de Chasse pêche nature et traditions (CPNT). J’ai pu constater alors que c’était une personne tout à fait respectable*.
Cette figure neuve, nous dit l’article, s’est tenue « à l’écart des querelles intestines » de l’UMP. Cela semble logique compte tenu, rappelle le journal, qu’elle a rejoint l’UMP seulement l’an dernier…
Elle va donc désormais s’atteler à réduire son « déficit d’image« . Pour notre part, nous nous attelons depuis deux ans à réduire… l’endettement de la ville, afin d’augmenter l’autofinancement et la capacité d’investissement.

Dans l’article, M. Chanéac, qui se dit « victime d’une campagne de dénigrement« , en particulier à cause de son statut de « paysan« , apparaît assez amer. Ceux qui ne souhaitent pas un paysan (de droite) à la mairie de Saint-Rémy pourraient bien avoir à supporter un fils de paysan (de gauche) six ans de plus…

Pour terminer, je noterais que la « durée de vie » des candidats de droite est de plus en plus courte. Serge Pampaloni a été maire de Saint-Rémy pendant six ans et élu municipal pendant douze ans, Lucien Palix maire pendant quatre ans, et Jean-Luc Chanéac aura mené l’opposition municipale pendant trois ans. Aujourd’hui une nouvelle candidate apparaît. Pour combien de temps ?

* Pour mémoire elle avait rassemblé 147 voix à Saint-Rémy, soit 3,21% des suffrages (1376 voix, soit 30,01% des votants, s’étaient portées sur mon nom.)

2 commentaires pour “En réponse…”

  1. 13 octobre 2007 à 9:42
    Serge PAMPALONI dit :

    Etant cité directement dans cet article il me semble necessaire d’apporter quelques corrections et quelques commentaires sur son contenu par trop méprisant.
    Elu au Conseil Général en 1985, au Conseil Municipal en 1986, élu Maire en 1989, j’ai quitté le conseil Municipal en 2001. Ce sont donc quinze années que j’ai consacré à notre ville.
    La durée n’est pas tout, encore faut-il prendre en considération le travail effectué. Depuis 1995 ou mon équipe a quitté la Mairie, en douze ans, quelles sont les nouvelles réalisations générées?
    Je tiens à rappeler qu’entre 1989 et 1995, nous avons augmenté le patrimoine communal de 10 hectares de terrains, nous avons acquis l’immeuble de l’école maternelle de la Miséricorde, remis dans son entier l’immeuble du muséée des Alpilles et que nous avons produit les réalisations suivantes:
    - La bibliothèque Municipale
    - Le Centre de Secours principal
    - Le groupe scolaire de l’Argelier
    - Les stades de la petite crau
    - Le lac de Barreau
    - Le parking Etienne BRUN
    - Le parking de la gare
    - Le parking de la Bibliothèque
    - Le club house du tennis
    - L’Hopital
    - Nous avons mis au point et exécutés en parties les dossiers du musée et de l’église
    La rénovation de l’école de la république n’a été possible que grace à l’acquisition de l’immeuble de la miséricorde.
    Le terrain d’assiette de la nouvelle gendarmerie avait déja été acquis par nos soins en 1995.
    Le vieux débat débat droite -gauche n’interesse plus personne, notre Maire devrait le savoir. D’autant, et pour le ramener à plus de modestie que Saint-Rémy montre depuis longtemps un vote majoritare à droite dans les grandes élections. Monsieur Chérubini a déja oublié qu’il n’a été élu que grace à une manoeuvre électorale constituée par la présence d’une troisième liste qui n’était là que pour me faire battre et qu’il n’était pas majoritaire dans la population en 1995. Il avait lui aussi à ce moment là « un déficit d’image » puisqu’il venait d’Orgon où il avait été candidat aux Municipales sur la liste du maire communiste de l’époque.

  2. 14 octobre 2007 à 9:26
    Hervé CHERUBINI dit :

    Cher Monsieur Pampaloni,

    C’est avec beaucoup de plaisir que je me permets de vous répondre.
    Le fait de pouvoir débattre à nouveau avec vous n’est pas sans me rappeler nombre de souvenirs d’échanges « musclés » et, hélas, trop lointains….
    Tout d’abord, je ne crois pas avoir été en quoi que ce soit méprisant dans le texte que j’ai écrit avant-hier.
    Je me suis simplement limité à dénoncer la manière dont l’UMP a désigné son candidat ainsi qu’ à quelques rappels historiques.
    Personne -et surtout pas moi- ne conteste le temps que vous avez passé au service des saints-rémois. Bien au contraire, je constate qu’aprés vos mandats, la « durée de vie municipale » des élus de votre sensibilité n’a cessé de diminuer.
    Quant à votre bilan, tous les saint-rémois savent que ce n’est pas sa légèreté ou sa qualité qui a provoqué votre défaite en 1995.
    Pour le reste, je ne sais pas s’il y a eu, ou non, « manoeuvre électorale » en 1995. Ce dont je suis sûr, c’est que si j’en ai effectivement été le bénéfiçiaire, je n’en suis pas l’initiateur.
    Quant au rappel du vote majoritaire à droite aux élections nationales, nous partageons la même analyse. (Voir, pour ceux que celà peut passioner, les rubriques des mois de mai et juin).
    Enfin, et il s’agit là, à mes yeux , du point essentiel, à l’origine des quelques lignes que j’ai écrites :
    Oui, je suis originaire d’ Orgon (fils d’agriculteurs….), mais avant d’avoir été élu maire de cette commune en 1995, j’ai; comme vous Mr Pampaloni !; passé quelques années sur les bancs de l’opposition municipale et été candidat aux cantonales en 1992 (pour combler le déficit d’image…). Ces 6 années d’opposition face à un maire compétent, expérimenté et excellent débatteur ont été trés « formatrices » pour le jeune conseiller municipal que j’étais.
    Ce que je constate -et que je déplore- aujourd’hui, c’est que pour la troisième fois consécutive, en 6 ans !, je vais être opposé à une candidate qui n’a aucune expérience municipale.
    Vous savez comme moi que la gestion des affaires publiques est de plus en plus complexe.
    On ne nait pas élu, on le devient.
    Et j’ai la faiblesse de croire, à la formation in situ, au travail de terrain et de dossiers, à l’expérience (qui se forge,y compris dans la défaite).
    J’ imaginais que la logique et le bon sens auraient conduit l’UMP à présenter aux saint-rémois un conseiller municipal sortant, même s’il devait être issu du milieu agricole…

    Dans l’attente de vous lire à nouveau.

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