Rendez-vous à Romanin le 8 septembre

Comme chaque année, les élus de la majorité vous invitent à participer à un grand repas de rentrée à l’aérodrome Romanin.

Nous avons initié ce rendez-vous en 2005. C’est un moment qui vous permet de rencontrer les élus et de discuter avec eux des opérations réalisées, des actions en cours et surtout des projets pour l’avenir de Saint-Rémy.

Le repas de l’année dernière m’a laissé un souvenir un peu particulier : du fait de l’affluence, la salle était pleine et le micro placé en plein soleil, si bien que lors de mon mot d’accueil et de bienvenue, j’ai bien cru que j’allais griller sur place !

Très sincèrement, j’espère que cette année vous serez encore plus nombreux et qu’à nouveau, faute de place, le micro ne pourra bénéficier de la moindre parcelle d’ombre. Et c’est avec un grand plaisir que je relèverai le défi du discours sous le cagnard provençal !

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à vous inscrire en retournant le bulletin que vous trouverez ici ; les élus et moi-même vous attendons pour ce déjeuner chaleureux et convivial !

aperçu invitation Romanin

Une offre de soins dense

L’Union régionale des caisses d’assurance maladie a mis en ligne sur son site une carte interactive présentant des données d’information relative à l’offre et à la consommation de soins.

Cette carte confirme ce que chacun d’entre nous peut aisément supputer : le canton de Saint-Rémy bénéficie d’un réseau particulièrement dense de médecins. Avec 30 généralistes, soit un ratio de 2 généralistes pour 1000 habitants, Saint-Rémy est mieux doté que les villes environnantes plus importantes (à Avignon, Marseille et Arles notamment, le ratio est de 1,5 pour 1000).

L’école de la République, une école emblématique

Le chantier à l’école de la République se poursuit à un rythme intense pendant encore tout l’été, pour que la rentrée scolaire se fasse dans les meilleures conditions.

Pas encore terminée, cette école semble déjà emblématique ! C’est la réflexion que je me suis faite en lisant un article de la Provence, dans l’édition du 4 juillet dernier, consacré à la semaine des quatre jours dans les Bouches-du-Rhône (Saint-Rémy n’est pas concerné) et en constatant qu’il était illustré par une photographie de notre école de la République !!

Je vous donne rendez-vous à la rentrée, au moment où une grosse partie du chantier sera terminée pour découvrir cette nouvelle école de la République.

L’avenir du TGI de Tarascon en question

Le Tribunal de grande instance de Tarascon est menacé de disparition, en raison du remaniement de la carte judiciaire lancé le 27 juin dernier par la Garde des sceaux, Rachida Dati, qui concerne toutes les instances.

Ce chantier part d’une bonne intention : améliorer le fonctionnement de la justice en adaptant la répartition des tribunaux aux mutations démographiques qui ont eu lieu depuis 1958, année de la dernière modification de la carte des juridictions.

Il risque cependant d’avoir des effets qui entameraient sérieusement la qualité du service public de la justice. L’association des petites villes de France, l’APVF, dont Saint-Rémy fait partie, estime par exemple que le projet « semble viser à nouveau de nombreuses villes petites et moyennes déjà confrontées à des restructurations de services publics dans d’autres secteurs », et a mis en garde contre l’apparition de « déserts judiciaires ». A-t-on soupesé l’impact économique que la fermeture du tribunal de Tarascon engendrerait dans notre département ? Peut-on envisager que des gens de Saint-Rémy ou de Châteaurenard doivent effectuer une centaine de kilomètres pour traiter à Marseille leurs affaires de divorce, dans des tribunaux déjà saturés ? Peut-on se permettre de tuer dans l’œuf la nouvelle cité judiciaire prévue à l’ancienne caserne Kilmaine de Tarascon pour décembre 2008, censée décongestionner les locaux actuels ?

Pour ma part, je suis très attentif à ce dossier et soutiens pleinement, aux côtés de nombreux collègues maires et conseillers généraux, le maintien du TGI de Tarascon. Le conseil municipal a d’ailleurs voté le 20 mars dernier une motion en faveur du maintien du Tribunal de grande instance de Tarascon.

Les énigmes du rugby

Dans deux mois va commencer la Coupe du monde de rugby, à laquelle Saint-Rémy est d’ores et déjà très attachée puisqu’elle va héberger l’équipe nationale italienne.
On commence déjà à ressentir dans les médias l’excitation qui monte à propos de ce sport très particulier. Ainsi cet article paru ce week-end dans le journal les Echos, évoquant « l’ovalie » vue par Jean Lacouture.

Pour ce grand journaliste et historien, le rugby est un sport mystérieux. Les spécialistes ne savent pas vraiment situer ses origines, à Rugby en Angleterre selon la légende, ou encore en France dans le jeu de la soule (ou sioule) à partir du 11e siècle.
Sa forme également conduit à diverses conjectures pas toujours compatibles, vessie de porc pour les uns, forme de « l’objet du désir » pour d’autres ; un « objet oblong qui ne peut toucher terre sans éclater de rire », selon Lacouture.
La façon dont le rugby s’est répandu à travers le monde est tout aussi énigmatique. « Le ballon a rebondi aux îles Fidji, chez les Maoris, et pas en Allemagne ni en Russie » explique Jean Lacouture. « Les Basques français sont fous de rugby et leurs frères espagnols l’ignorent ! La « distribution » du rugby à travers le monde tient du merveilleux. Je trouve finalement cela très poétique, exactement comme l’imprévisibilité du rebond du ballon. »

Le mystère régnant autour de l’équipe qui remportera la compétition ne fera, lui, pas long feu. Pour Jean Lacouture, « les All Blacks [Nouvelle-Zélande] sont rigoureusement imbattables », même si « les Springbox [Afrique du Sud] ont repris une force très impressionnante. Je ne vois pas quelle équipe de l’hémisphère nord peut gagner. »
Est-ce à dire que les équipes tricolores de France et d’Italie n’ont aucune chance ? Comme les commentateurs sportifs, je préfère m’en remettre à la « glorieuse incertitude du sport », cet autre mystère qui nourrit l’espoir…

Le leurre de la TVA sociale

En 2004, l’UFC-Que choisir avait chiffré que l’augmentation de deux points de TVA ferait augmenter les prix de 0,8%, à partir d’un rapport de la Direction de la prévision, dépendant du Ministère des finances alors dirigé par… Nicolas Sarkozy.
Pourquoi ce résultat, alors que l’on nous assène que la TVA dite « sociale » doit au final diminuer le coût de la vie ?
• les biens produits à l’étranger ne bénéficient pas de l’allègement des charges sociales censé contrebalancer l’augmentation de la TVA ;
• les cotisations sociales ne représentent qu’une toute petite partie du prix de revient d’un produit fabriqué en France (ex : 2,5% pour une voiture) ; il ne peut pas compenser l’augmentation de TVA, forcément plus élevée puisque celle-ci touche le prix de vente final.

Que dire alors d’une augmentation de 3, 4 ou 5 points, comme envisagé par nos gouvernants ?

On nous dit que la TVA sociale doit lutter contre les délocalisations. Cela paraît illusoire :
• la TVA s’appliquera sur tous les produits, et pas seulement sur les importations : elle n’offrira aucun avantage de compétitivité ;
• une baisse des cotisations sociales, même significative, ne permettra jamais de rivaliser avec les salaires extrêmement bas d’Asie ;
• une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne annulerait les effets d’une baisse des cotisations sociales ;
• la TVA sociale n’a pas fait baisser les coûts en Allemagne, pays si souvent cité en exemple.

Dans ces conditions, on voit mal comment la TVA sociale peut servir à autre chose qu’à financer les 12 milliards d’euros déjà offerts aux contribuables les plus riches. Cette TVA n’a de social que le nom ; c’est un simple leurre.
Pour ma part, je regrette qu’un mot aussi noble et aussi essentiel que le mot « social » soit aussi galvaudé par Nicolas Sarkozy, qui ne s’en sert que comme « vaseline sémantique » pour faire passer des projets dont la pertinence est très critiquable.

Cherchez le changement

Noël Forgeard, l’un des deux coprésidents exécutifs d’EADS, avait défrayé la chronique en 2006 pour avoir vendu pour 2,5 millions d’euros d’actions d’EADS, trois mois seulement avant l’annonce de retards dans la livraison d’Airbus A380. Licencié en juillet 2006, Noël Forgeard devait toucher une indemnité de 8,4 millions d’euros (soit environ 700 ans de SMIC).

Devant le tollé soulevé par cette affaire, Nicolas Sarkozy s’était engagé à juste titre durant la campagne présidentielle à interdire en France ces « parachutes dorés » qui sanctionnent de façon très lucrative les licenciements des grands patrons – ce que Laurence Parisot, présidente du MEDEF, n’avait guère apprécié. Quelques semaines plus tard, une fois M. Sarkozy élu Président de la République, l’avant-projet de loi ne prévoit plus qu’un encadrement de ces primes de départ, dont le versement devra être subordonné « à certaines conditions de performance ».

Il va sans dire que les premières propositions d’amendements des députés de la majorité, malgré diverses précautions langagières, dissimulent mal la volonté de ne surtout pas contrarier ceux qui bénéficient de ces parachutes dorés, et surtout de tout continuer comme avant.
Nicolas Sarkozy nous a promis le changement ; qu’il se souvienne qu’en face de lui de nombreux Français surveilleront de près sa politique.