Les résultats du premier tour à Saint-Rémy
- Par Hervé Chérubini » 22 avril 2007 » Mémoire des élections 2007
- 3 Comments »
A 20 h ce soir, les médias ont annoncé les premières estimations du premier tour de l’élection présidentielle.
Je vous livre les chiffres de la commune de Saint-Rémy, fournis par les services municipaux et vous trouverez ci-après mes modestes commentaires sur les résultats locaux.
Inscrits : 7675
Votants : 6576
Abstentions : 14,32 %
Blancs/Nuls : 1,08 %
Participation : 85,68 %
SARKOZY : 2422 voix soit 37,23 %
ROYAL : 1313 voix soit 20,18 %
BAYROU : 927 voix soit 14,25 %
LE PEN : 875 voix soit 13,45 %BESANCENOT : 221 voix soit 3,40 %
NIHOUS : 187 voix soit 2,87 %
DE VILLIERS : 129 voix soit 1,98 %
BUFFET : 125 voix soit 1,92 %
BOVE : 114 voix soit 1,75 %
VOYNET : 93 voix soit 1,43 %
LAGUILLER : 59 voix soit 0,91 %
SCHIVARDI : 40 voix soit 0,61 %
Pour mémoire, je reproduis ci-dessous les résultats du premier tour de la présidentielle en 2002 :
Inscrits : 7330
Votants : 5277
Abstentions : 2053
Blancs/Nuls : 171
Participation : 71,99 %
LE PEN : 1118 voix soit 21,90 %
CHIRAC : 953 voix soit 18,66 %
JOSPIN : 642 voix soit 12,57 %
SAINT-JOSSE : 580 voix soit 11,36 %
BAYROU : 270 voix soit 5,29 %
LAGUILLER : 222 voix soit 4,35 %
MAMERE : 220 voix soit 4,31 %
CHEVENEMENT : 212 voix soit 4,15 %
MADELIN : 178 voix soit 3,49 %
MEGRET : 166 voix soit 3,25 %
BESANCENOT : 159 voix soit 3,11 %
HUE : 155 voix soit 3,04 %
LEPAGE : 99 voix soit 1,94 %
TAUBIRA : 85 voix soit 1,66 %
BOUTIN : 37 voix soit 0,72 %
GLUCKSTEIN : 10 voix soit 0,20 %
Voici mes premiers commentaires.
Premièrement, comme partout en France et plus fortement à Saint-Rémy, la participation a été exceptionnellement haute, 85,68 % dans notre commune. Je tiens donc à féliciter pour leur sens civique l’ensemble des Saint-Rémois qui ont voté.
Concernant les résultats, les cinq candidats en tête à Saint-Rémy respectent le même ordre qu’au niveau national : Sarkozy, Royal, Bayrou, Le Pen, Besancenot, avec des écarts plus accentués dans notre commune.
Le Pen est à Saint-Rémy, comme en France, le grand perdant de ces élections ; il était premier en 2002 dans notre commune, il se retrouve quatrième en 2007.
Le candidat de droite passe de la 2e à la 1e place en multipliant ses voix par 2,5 ; la candidate socialiste, de la 3e à la 2e, en faisant plus que doubler les voix obtenues par Jospin il y a 5 ans. Bayrou passe de la 5e à la 3e place en multipliant ses voix par près de 3,5 !
Autre grand perdant (avec Le Pen) à Saint-Rémy, le candidat de CPNT : en 2002, Saint-Josse réalisait un score de 11,36 % le plaçant à la 4e place, son successeur obtient 2,87 % et se retrouve sixième (il divise son nombre de voix par 3).
Je vous donne rendez-vous demain sur ce blog pour d’autres commentaires.



Nadiane dit :
Et que pensez-vous de l’attitude de Ségolène Royal demandant une alliance avec F. Bayrou ? Estimez vous que les électeurs de gauche puissent approuver une telle démarche alors que quelques jours auparavant F.Hollande expliquait que F.Bayrou etait un candidat de droite (chose tout à fait exacte !) ? Doit-on se parjurer et renier ses idées pour gagner ?
pigeons niais dit :
Bonjour, je suis tout à fait d’accord avec la remarque de cette internaute, et je crois que beaucoup de citoyens de gauche ont été choqués par cette démarche. Si le PS, se veut mou, qu’il le reste et fusionne avec les aspirations de M. Bayrou…,D’ailleurs, une semaine après les élections on ne peut que constater le marasme dans lequel le PS patauge. Si ça continue ainsi, la gauche dans son ensemble va imploser (un parti communiste moribond, les Vert qui lorgne de plus en plus vers le mouvement démocrate…), que va-t-il rester à ces milliers de français qui veulent espérer une autre politique? Comment voyez-vous, monsieur le maire, comment ressentez-vous ce virage qui s’annonce?
Cordialement
Hervé Chérubini dit :
Monsieur,
J’ai l’intime conviction que le Parti socialiste, placé en situation difficile, doit prendre le temps de la réflexion et ne pas griller les étapes. Pour l’heure, nous sommes engagés dans une bataille pour les législatives et nous devons être très mobilisés pour gagner. Ensuite, nous aurons tout loisir pour tirer les enseignements de notre défaite aux présidentielles. Attention, je ne dis pas qu’il faut repousser aux calendes grecques cet examen de conscience attentif. Je dis qu’il est nécessaire de le faire dans un climat moins ulcéré. Moi, je suis pour l’affirmation d’un Parti socialiste fier de ses idées, solide dans ses propositions et donnant corps à la nécessaire mutation de notre société. Je suis de ceux qui pensent que les Français ne tarderont pas à se rendre compte que la politique de communication (menée au pas de course…) de Nicolas Sarkozy atteindra très vite ses limites.
En revanche, je serai intransigeant, au sein de mon parti, pour que la refondation que tout le monde attend se fasse dans les meilleures conditions. Nous ne devons plus lorgner ici ou là, nous devons sortir de critiques qui ne seraient motivées que par les mesures quotidiennes annoncées par le nouveau Président. Nous devons faire en sorte que les gens se disent : « Tiens, l’idée du PS, sur ce sujet, elle me paraît bonne ! ». Nous devons être les vecteurs du débat et ne pas nous enferrer dans la seule réactivité aux actions de Nicolas Sarkozy. Nous avons de bonnes idées mais nous n’avons pas su les faire entendre. A nous de corriger le tir, avec volontarisme, et nous verrons bien qui, du centre à la gauche de la gauche, souhaitera nous rejoindre. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs : c’est parce que nous serons audibles que d’autres partenaires nous rejoindront. Et il ne faudrait pas croire que les idées de gauche sont mortes. Sinon, Nicolas Sarkozy n’aurait pas fait autant d’efforts pour les récupérer, avec des porteurs certes douteux…