24 janvier

À l’instar du magazine Les Inrockuptibles qui a célébré tout récemment ses 25 ans, j’ai fêté hier mes 51 (avec quelques cheveux de moins ?).

Merci à toutes celles et tous ceux qui m’ont envoyé des messages de sympathie.

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Le discours des vœux est en ligne

Vous pouvez retrouver le discours que j’ai prononcé (PDF), ainsi que le diaporama diffusé juste après,  sur le site de la ville : www.mairie-saintremydeprovence.fr.

© Bernard Lecointe(merci à Bernard Lecointe pour la photo)

Bonne année 2012

Pour ce premier billet de 2012, je souhaite à toutes et à tous une excellente année, et vous convie ce dimanche 8 janvier à 18h en salle Jean-Macé pour la traditionnelle cérémonie des vœux. Venez nombreux, vous êtes bien évidemment tous invités.

2012 sera une année très importante sur le plan politique. Au niveau national, avec bien sûr les élections présidentielles et législatives, et au niveau local, avec ses conséquences sur l’intercommunalité, dont la fameuse réforme est plus que jamais d’actualité.

Hier encore, le 19/20 de France 3 Méditerranée évoquait ce sujet (reportage à 7′50″). Hélas, une malencontreuse erreur de cartographie a laissé supposer que Saint-Rémy faisait partie des communes que le préfet du Vaucluse souhaite englober dans le Grand Avignon.
Il n’en est évidemment rien. La proposition du préfet du Vaucluse ne concerne que les dix communes membres de la communauté de communes Rhône-Alpilles-Durance (CCRAD).
Saint-Rémy n’est pas concernée par cette proposition, que certains maires du nord des Bouches-du-Rhône qualifient de burlesque, mais qui ne fait que confirmer le souhait des élus avignonnais, maintes fois répété, de voir intégrer le nord des Bouches-du-Rhône dans une grande entité vauclusienne centrée sur Avignon.

J’ai immédiatement appelé la journaliste de France 3 Avignon, auteur de ce reportage ; celle-ci m’a indiqué que le sujet de l’intercommunalité, déjà abordé sur ce blog, serait de nouveau abordé très prochainement, et que cette erreur regrettable serait corrigée.

Tout cela ne fait que conforter le regret que nous n’ayons pas pu adopté le schéma pour les Bouches-du-Rhône lors de la dernière réunion de la CDCI (lire ici). Cela aurait permis de fixer une bonne fois pour toutes le contexte bucco-rhodanien et éviter que nos voisins profitent de la confusion pour « se servir » dans le nord des Bouches-du-Rhône.

À nouveau, tous mes vœux !

Notre « règle d’or »

Il est particulièrement agaçant, depuis quelques mois, d’entendre la litanie politico-médiatique quotidienne sur les agences de notation. Le suspense est à son comble autour du maintien ou non du fameux « triple A » de la France, enjeu suprême qui dicte des politiques précipitées ayant pour objectif, à court terme, de rassurer la planète finances.
Car perdre le triple A, c’est sombrer dans un cercle vicieux difficile à briser. Les pays européens, trop endettés, ont du mal à rembourser. Le risque pour les prêteurs est donc accru, ce qui provoque une dégradation de la note de ces pays. Les taux d’intérêt alors augmentent, et surenchérissent le coût de la dette… qui devient plus difficile encore à rembourser.

C’est encore plus crispant d’entendre Nicolas Sarkozy et ses amis de l’UMP nous faire aujourd’hui la leçon de l’austérité et réclamer l’inscription, dans le marbre de la Constitution, d’une « règle d’or » devant interdire de dépenser plus qu’une certaine limite.
Crispant car Nicolas Sarkozy lui-même a demandé à l’Europe, en 2007, une dérogation à la règle des 3% de déficit public par rapport au PIB. Crispant car la loi TEPA (« en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat »)(on ne rit pas), dite « paquet fiscal », votée par le gouvernement, a entraîné une baisse considérable des recettes de l’État et a fortement contribué à creuser le déficit. En cinq ans de mandature Sarkozy, la dette est ainsi passée de 1200 à 1700 milliards d’euros – plus 500 milliards !

Et voilà maintenant – en fin de mandat ! – ceux qui ont créé les conditions de l’orage actuel autour du triple A français réclamer cette règle d’or, « une règle de bon sens » selon Jean-François Copé. Ils souhaitent ainsi donner l’illusion de la bonne gestion, et qualifier d’« irresponsables » les socialistes qui, ayant bien compris le piège politique à quelques mois de la présidentielle, refusent de la voter. Ridicule et choquant.

Face à cette tentative de manipulation, je voudrais vous faire part ici de la règle d’or qui sous-tend mon action dans les collectivités où je siège.
À Saint-Rémy, nous avons pris l’engagement fort, en 2005, que le stock de dette à la fin de notre mandat ne soit pas supérieur au stock de dette que nous avons trouvé lors de notre élection en 2005 : 15 millions d’euros. En tenant compte de l’inflation, cela représentera même une diminution substantielle de la dette communale.
• La démarche est identique à la communauté de communes Vallée des Baux – Alpilles, que j’ai l’honneur de présider. Aucune dette, aucun emprunt sur le budget principal de celle-ci. Nous faisons certes des emprunts sur les budgets annexes, mais ceux-ci sont contractés à très court terme (3 ans), le temps par exemple d’acheter des terrains, de les viabiliser et de les revendre aux entreprises, comme à la Massane, pour développer le tissu économique.
• Enfin, je gère les finances du Conseil général des Bouches-du-Rhône depuis 2004. Pour chacun des huit budgets que j’ai élaborés, j’ai veillé à ce que le département demeure parmi les moins endettés de France. La dette par habitant y est très faible : environ quatre fois inférieure à la dette moyenne par habitant des départements.

Je n’ai pas attendu la crise actuelle pour me tenir à ce principe de bon sens, qui place aujourd’hui ces collectivités plus à l’abri que beaucoup d’autres. Si le gouvernement s’en était tenu à des principes aussi élémentaires depuis 2007, nous ne risquerions pas aujourd’hui de perdre notre triple A.

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Je profite de ce billet « finances » pour rassurer ceux qui se seraient inquiétés après la publication de la carte des emprunts toxiques publiée par le journal Libération en septembre dernier.
Sur cette carte, la commune de Saint-Rémy héritait d’une pastille orange, indiquant qu’elle avait une dette risquée contractée chez Dexia.
J’ai précisé lors du dernier conseil municipal que Libération avait utilisé des chiffres de 2009 et que les informations publiées sont donc aujourd’hui inexactes. De nombreuses collectivités citées dans cet article ont écrit à Libération pour s’en émouvoir. Entre 2009 et 2011, nous avons remboursé près d’un cinquième de cette dette, qui a donc nettement perdu de sa dangerosité ; selon le schéma de Libération, nous devrions apparaître avec une pastille jaune. Cet emprunt n’est pas toxique mais structuré.

Rebondissement dans le dossier de la réforme territoriale

Les 55 membres de la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) des Bouches-du-Rhône s’étaient réunis lundi 5 décembre à Marseille, à la demande du préfet de région Hugues Parant, pour faire adopter leur vision du plan de réforme territoriale proposée par celui-ci au mois d’avril.

À peu près tous opposés au schéma du préfet, nous avions trouvé un consensus (dépassant la majorité des deux tiers demandée par la loi) dans le maintien des structures actuelles, tout en intégrant les dernières communes encore isolées.

Nous coupant l’herbe sous le pied, le préfet a choisi de ne pas prendre en compte notre proposition, qui lui avait été communiquée à l’avance, dans le respect des formes réglementaires. Avant même que notre proposition consensuelle soit soumise au vote, le préfet, rappelant qu’il détient la maîtrise de l’ordre du jour, a indiqué qu’il repoussait l’adoption du schéma au-delà du 31 décembre 2011… c’est à dire très certainement après les élections présidentielles.

Il est désormais clair que la réforme sera un des enjeux de l’élection présidentielle. Si Nicolas Sarkozy est reconduit à la tête du pays, le projet de grande métropole marseillaise pourrait être à nouveau à l’ordre du jour, contre l’avis de huit intercommunalités du département sur neuf.

Le Saint-Rémois Marc Féraud en lice pour le titre de maître jardinier

Le paysagiste saint-rémois Marc Féraud va concourir pour obtenir le titre de premier maître-jardinier de France, dans le cadre du concours « Carré des jardiniers » organisé lors du premier salon Paysalia, du 6 au 8 décembre prochains.

Marc, qui est un ami de longue date, fait partie des cinq paysagistes finalistes sélectionnés dans toute la France ; c’est donc une double fierté pour moi, en tant que maire et en tant qu’ami, de le voir représenter Saint-Rémy pour ce prix, comparable au Bocuse d’Or, en matière paysagère.

Avec Marc Féraud au siège de son entreprise, L'Esprit des jardins

Marc a fait l’objet d’un reportage dimanche dernier sur France 3 Méditerranée, que vous pourrez découvrir en cliquant ici. Je vous invite également à lire cet article, écrit par Robert Dutourné dans le journal La Provence.

Mobilisation plus forte au second tour

Le second tour des primaires a encore davantage mobilisé les Saint-Rémois : la participation a en effet augmenté de 12% par rapport au premier tour, avec 570 votants, soit plus de 7% du corps électoral.

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Les résultats à Saint-Rémy amplifient sensiblement les résultats nationaux : 42% pour Martine Aubry, 58% pour François Hollande.

Félicitations à l’ensemble des participants et plus particulièrement à toutes les personnes qui ont consacré leur dimanche au bon déroulement de cette application de la démocratie participative.

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Les résultats des primaires : un succès avant tout démocratique

Le premier tour des élections primaires citoyennes, dimanche dernier, est un véritable succès et ce à plusieurs titres.

Tout d’abord d’un point de vue démocratique : près de 2,7 millions de personnes à travers la France se sont déplacées pour désigner le candidat socialiste aux prochaines élections présidentielles.
À Saint-Rémy, plus de 500 personnes ont défilé devant les bureaux de vote installés dans la salle Jean-Jaurès (anciens locaux de la police municipale). Avec un taux de participation de 6,37 % des électeurs inscrits, Saint-Rémy a réalisé une mobilisation plus forte qu’au niveau national (5 %). Un bel élan démocratique comme la ville en avait fait preuve, notamment avec l’organisation du premier référendum d’initiative populaire en 2004.

Les résultats :
François Hollande est arrivé en tête en réalisant le même score qu’au national : 39 % des voix, soit 3 points de plus qu’au niveau départemental. Avec 17 points d’écart sur Martine Aubry, une très large avance, il confirme sa position de favori.
Martine Aubry rassemble 22,68 % des suffrages. Par rapport aux scores départemental et national, elle perd respectivement 6 points et 9 points. C’est une très courte avance sur Arnaud Montebourg qui réalise 22,09 %. Il n’existe entre ces deux candidats que 3 voix d’écart. Arnaud Montebourg effectue ainsi une véritable percée, similaire au niveau départemental avec 21 % des votes. Il arrive ainsi en troisième position, confirmée au niveau national avec 17 % des suffrages.
Manuel Valls réalise près de 8 % des votes, soit plus qu’aux plans départemental et national.
La grande perdante de ce scrutin a bien sûr été Ségolène Royal qui réalise un score équivalent au niveau national, départemental et local : 7 %.
Enfin, Jean-Michel Baylet obtient 2 voix à Saint-Rémy, et fait ainsi 0,4 % des suffrages exprimés. Il confirme les prévisions des sondages réalisées au cours de la campagne des Primaires Citoyennes.

Ce dimanche 16 octobre de 9h à 19h aura lieu le second tour de ces primaires. Je compte sur vous pour améliorer le taux de participation et donner à François Hollande toute la légitimité nécessaire afin de faire de lui le prochain président de notre République.

François Hollande, en visite à Arles le 1er octobre dernier

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