La Chambre régionale des comptes s’exprime sur les finances de la ville
- Par Hervé Chérubini » 26 juillet 2010 » Vie saint-rémoise
Par courrier en date du 18 mai 2010, la Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur a porté à notre connaissance le rapport d’observations définitive concernant la gestion de la commune de Saint-Rémy-de-Provence pour les exercices 2003 à 2008.
Ce rapport d’observations définitives avait été précédé d’un rapport d’observations provisoires en date du 14 janvier 2010.
Ces deux rapports ont fait l’objet de réponses circonstanciées de ma part.
Le rapport définitif a été, et c’est bien normal, présenté et débattu lors du conseil municipal du 20 juillet 2010. J’ai exprimé à cette occasion un sentiment de satisfaction à la suite de ce rapport. En effet il ne dit rien de plus que ce que je dénonce depuis belle lurette.
Je n’entre pas dans le détail de ce rapport que vous pouvez retrouver dans son intégralité sur le site de la ville. Néanmoins les « spécificités » de la commune de Saint-Rémy y sont parfaitement décrites, elles relèvent notamment un potentiel fiscal largement inférieur aux communes de même strate démographique (en 2008 il était de 666 € pour Saint-Rémy alors qu’il s’élevait à 763 € pour des communes comparables), ainsi que des recettes réelles de fonctionnement également inférieures à celles des communes touristiques de même strate (en 2007 elles s’élevaient à 1201 € par habitant à Saint-Rémy contre 1571 € pour les autres communes). Cet écart est notamment dû au niveau extrêmement bas de la dotation globale de fonctionnement (DGF) pour Saint-Rémy 142,70 € / habitant pour notre commune contre 273 € / habitant pour les communes touristiques. La DGF est, je le rappelle, une dotation versée par l’État, manque à gagner pour la commune. Plus d’un million d’euros chaque année !!!
Ces recettes de fonctionnement ont une partie peu « dynamique », et notamment :
- les dotations et compensations versées par l’État qui représentent 15 % des recettes de fonctionnement n’ont progressé que de 5,62 % depuis 2003 (alors que les recettes ont augmenté de 27 % et les dépenses de 32 %) ;
- le reversement de la taxe professionnelle de la communauté de communes d’un niveau faible et dont le montant ne cesse de diminuer au cours des années ;
- un écroulement en 2009 de la taxe additionnelle aux droits de mutation qui diminue de 40 % par rapport à l’exercice précédent.
Lancement du festival AP’art
- Par Hervé Chérubini » 9 juillet 2010 » Vie saint-rémoise
Le festival Alpilles Provence’art (AP’art), organisé par l’association A3-art, a été inauguré hier soir sur la place de la mairie, en présence de nombreuses personnalités de la photographie et de l’art contemporain : Jessica Lange, Orlan, Gérard Fromanger (qui sera exposé l’an prochain au musée Estrine), Lucien Clergue, Pierre Pinoncelli, Jean Vérame, Joseph Alessandri… et j’en passe, tellement il est impossible de les citer tous. Les représentants des élus des communes partenaires du festival étaient également présents.

Je ne peux que vous inviter à déambuler dans les différents lieux d’exposition pour découvrir les œuvres et rencontrer les artistes qui les ont créées. Tout est entièrement gratuit et ouvert à tous ! Une occasion inespérée de s’imprégner de l’art contemporain.


Tous les lieux et manifestations sont disponibles sur le site du festival. Un blog a également été créé pour retranscrire l’ambiance au jour le jour.
« La métropolisation est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux seuls politiques »
- Par Hervé Chérubini » 6 juillet 2010 » En débat, Réforme des collectivités
Les présidents d’intercommunalités réunis par Jean-Noël Guérini le 20 mai dernier, ont dénoncé, en évoquant la métropole imaginée par le projet de loi de réforme territoriale, la création autoritaire d’une superstructure aux pouvoirs exorbitants. Ils ont indiqué à cette occasion qu’ils privilégiaient une logique de projet dans le cadre d’une métropole à la carte.
Je vous invite à prendre connaissance des dernières déclarations du préfet de Région à propos de la métropolisation. Il regrette clairement de ne pas pouvoir, comme le prévoyait initialement le projet de loi de réforme territoriale, imposer par la contrainte les contours de la métropole.
Il met surtout en cause le sérieux et la capacité et des élus à traiter de la métropolisation, voire même à gérer leurs communes en stigmatisant un de nos collègues, Roland Povinelli. Il m’apparaît nécessaire de lui rappeler que les élus, eux, tiennent leur mandat du suffrage universel. C’est le sens de la demande que j’ai adressée, dès la lecture du journal La Provence, à Roland Darrouzès, président de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône.
Déclaration du préfet de Région Michel Sappin à propos de la métropolisation
(La Provence du 30 juin 2010)
« Si la loi n’est pas encore votée, par rapport à ce qui était prévu, je ne peux qu’avoir une certaine déception. La métropole de Marseille est à faire, elle a été ratée dans le passé car Gaston Deferre a été frileux. On a essayé ensuite d’en faire une à la hâte. Avec peu de communes et peu de richesse. Où l’on gère la pauvreté. La ville de Marseille a des finances difficiles et MPM aussi. Le problème n’est pas d’imposer mais de sauver la communauté urbaine de Marseille. On n’arrivera pas à terminer la décennie dans ces conditions. Ce qui est positif c’est que l’idée de métropolisation a progressé. On en parle à Marseille, à Arles, à Avignon, à Aix, à La Ciotat et à Toulon. Mais il faut vite régler les problèmes financiers. A minima, Plan de Campagne doit revenir dans le giron de la métropole marseillaise. La métropolisation est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux seuls politiques. Roland Povinelli, le maire d’Allauch, est un bon exemple. C’est un temple d’égoïsme. Regardez le logement social dans sa ville. Et les autres, c’est guère mieux. Il aurait fallu faire un cas à part de la métropole marseillaise dans la loi. La coopération de projets prônée par certains est une bonne chose mais reste insuffisante ».
Roland Darrouzès, président de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône, a aussitôt réagi dans un communiqué :
« L’Union des maires ne peut rester sans réagir devant les attaques sans fondement dont ses élus font désormais régulièrement l’objet, y compris de la part des représentants de l’État.
Faut-il le rappeler ? Remettant régulièrement en jeu leur mandat, les maires sont élus au suffrage universel et non nommés par une haute autorité. Ils ont la confiance de leurs concitoyens qui ont maintes fois prouvé leur attachement à leur commune et à ceux qui la gèrent.
Indépendamment du caractère déplacé de cette attaque personnelle de la part du plus haute représentant de l’État dans le département, affirmer qu’il ne faut pas laisser la métropolisation aux seuls politiques conforte malheureusement nos inquiétudes nées de l’annonce de la réforme territoriale : il s’agit bel et bien de casser la décentralisation en revenant sur la liberté des élus locaux, d’affaiblir la démocratie locale, de remettre en cause l’action des élus locaux et aujourd’hui, avec ces paroles non démenties, de nier le rôle essentiel des parlementaires pourtant garanti par notre Constitution.
Le mépris non déguisé des propos tenus par le préfet laisse hélas peu de doutes : voilà ce qu’est le respect accordé aux élus de la République représentant de la population. Voilà ce que sera demain la démocratie. Voilà où veut en arriver l’État : à un pouvoir centralisé, enfermé dans ses certitudes et donneur de leçons.
Si la métropolisation est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux seuls politiques, elle doit encore moins être laissée aux seuls technocrates ».
Parlons d’intercommunalité
- Par Hervé Chérubini » 21 juin 2010 » Vie saint-rémoise
Le commentaire de Bernard Dupuy à propos de l’intercommunalité est l’occasion pour moi de vous parler du devenir de la Communauté de communes Vallée des Baux – Alpilles (CCVBA), qui a été évoqué lors de la réunion publique du 8 juin et également dans la presse.
Je tiens au passage à remercier M. Dupuy pour ses remarques pertinentes ; je ne suis pas toujours d’accord avec lui, mais il a au moins le mérite de les écrire « à visage découvert ».
Concernant l’avenir de la CCVBA, vous savez que nous sommes au début d’une réflexion pour une éventuelle fusion avec la communauté d’agglomération Arles – Crau – Camargue – Montagnette (ACCM), qui comprend actuellement les communes d’Arles, Boulbon, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Pierre-de-Mézoargues, Tarascon.
Cette ouverture de discussions est tout sauf le fruit d’une décision autoritaire.
Le 17 mai dernier, les 10 maires de la CCVBA se sont réunis lors d’un dîner de travail et chacun a exprimé sa position sur le sujet. La quasi-unanimité des maires de la CCVBA (9 sur 10) s’est prononcée pour un rapprochement avec l’ACCM.
Il y avait cinq possibilités :
• ne rien faire et laisser la CCVBA telle qu’elle est. Cette option a été rejetée par tous les maires. La CCVBA est la plus petite intercommunalité du département et également la plus pauvre ; elle ne peut faire le poids face aux grands regroupements dans les prises de décisions qui la concernent.
• Intégrer la communauté d’agglomération du Grand Avignon.
• Intégrer la communauté urbaine de Marseille (CUM) ou future métropole.
Ces deux options ont été rejetées pour des raisons évidentes ; nos communes rurales n’ont pas vocation à se dissoudre dans des grands ensembles urbains éloignés.
• Intégrer la communauté de communes Rhône – Alpilles – Durance (CCRAD) : un seul des 10 maires souhaite que l’on envisage cette possibilité.
• Intégrer la communauté d’agglomération ACCM : c’est là où va la préférence des neuf autres maires, dont je suis.
Pourquoi ce choix ?
D’abord pour une raison géographique. 6 des 10 communes de la CCVBA sont limitrophes de l’ACCM, contre 2 de la CCRAD. Les deux restantes, les Baux et Mas-Blanc, sont « enclavées » dans la CCVBA.
Ensuite, il y a la crainte, en rejoignant la CCRAD, d’être à terme phagocytés par le Grand Avignon, qui lorgne du côté de celle-ci.
Enfin, plus prosaïquement, les conséquences financières pour nos communes semblent plus intéressantes avec l’ACCM qu’avec la CCRAD (sous réserve d’analyses et d’études plus approfondies).
À l’issue de cette rencontre du 17 mai, la seule décision qui a été prise a été celle d’ouvrir des discussions avec l’ACCM, à propos des compétences du nouvel ensemble, de ses finances et de sa gouvernance. La première réunion avec l’ACCM aura lieu début juillet.
Si ces discussions s’avèrent fructueuses et avancent dans le bon sens, si nous trouvons un point d’équilibre avantageux pour tout le monde, alors, et alors seulement, l’ensemble des conseils municipaux de la CCVBA seront saisis et amenés à se prononcer sur la fusion des deux communautés.
Évidemment, si entre temps d’autres propositions sont formulées, plus avantageuses, nous saurons les prendre en compte.
Enfin, avant la réunion du conseil municipal, j’organiserai une réunion publique avec les Saint-Rémois, comme je l’ai toujours fait sur les dossiers importants, pour les informer des tenants et des aboutissants d’un regroupement. Les Saint-Rémois pourront s’exprimer à leur tour.
Vous voyez donc que rien n’est encore décidé, et encore moins de façon unilatérale.
Réunion publique du 8 juin : bilan annuel, projets, réforme territoriale
- Par Hervé Chérubini » 11 juin 2010 » Vie saint-rémoise
Mardi soir a eu lieu salle Henri-Rolland notre traditionnelle réunion annuelle qui fait le point sur les projets en cours et à venir de l’équipe municipale. Comme d’habitude, la salle Henri-Rolland était pleine. J’apprécie toujours ce rendez-vous, qui est également l’occasion d’entendre les remarques des Saint-Rémois.
Dans mon exposé illustré d’un diaporama, j’ai d’abord expliqué comment l’action municipale était dirigée vers l’amélioration du quotidien des Saint-Rémois.
En commençant par la voirie, préoccupation permanente (5 à 8 km de voies rénovées ou aménagées chaque année) que nous accentuons cette année suite à l’épisode neigeux, avec un programme exceptionnel d’au minimum 33 km de voies que nous rénoverons avant la fin de 2010, pour un montant de 839 000 euros.
En matière de soutien à l’emploi, nous organisons chaque année le Forum emploi, très fréquenté, et la deuxième extension du Parc d’activités de la Massane devrait contribuer à créer une centaine d’emplois (chiffre prudent). Une personne dans le public m’a fait remarquer que malgré nos efforts, le taux de chômage à Saint-Rémy n’avait pas diminué depuis 2007 ; pour ma part, compte tenu de la crise qui secoue la planète depuis 2008, je suis au contraire très heureux qu’il n’ait pas augmenté depuis cette date qui était un point bas.
Parmi les autres sujets que nous abordons au quotidien, j’ai évoqué les efforts entrepris pour la qualité de vie, la santé et la sécurité des citoyens.
Environnement, culture, sports, patrimoine sont autant de thèmes sur lesquels nous travaillons. En matière de logement et d’urbanisme, le projet de la ZAC d’Ussol suit son cours ; il devrait être livré fin 2012 / début 2013.
En matière de manifestations, nous essayons d’organiser à Saint-Rémy des événements de qualité, coûtant le moins possible à la collectivité (même si cela demande chaque fois un investissement important des services municipaux et des élus) et au public. Nous y sommes bien parvenus cette année, dans plusieurs domaines, avec notamment le Trophée de tennis des Alpilles, la Folle Histoire des arts de la rue, le concert de Chico, et cet été avec le festival d’art contemporain AP’Art, sans parler des festivités.
J’ai ensuite fait un point sur les finances de la ville, que nous gérons toujours avec beaucoup d’attention. Nous avons ainsi réalisé une prospective financière sur quatre ans afin de voir comment nos projets à venir s’inscriront dans notre budget.
Ceux-ci, subventionnés par le Conseil général dans le contrat départemental d’aménagement et de développement et par le Conseil régional, pourront être réalisés sans augmentation des impôts supérieure à l’inflation. Le prochain contrat, qui sera signé à l’automne pour la période 2010-2012, comprend ainsi notamment la réfection et l’aménagement de la salle Jean-Macé, le réaménagement de l’école Mas Nicolas, la réhabilitation des arènes Barnier, l’entretien des voiries rurale, urbaine et du centre-ville, l’extension des réseaux d’eau et d’assainissement, l’aménagement du pôle social à l’ancienne gendarmerie et l’installation de la police municipale à l’ancienne école de la Libération, l’agrandissement du musée Estrine et, last but not least, la construction de la salle de fêtes, de spectacles et de congrès. Rien que ça !
Après cet exposé, j’ai évoqué la réforme des collectivités territoriales, dont le vote a eu lieu, en première lecture, l’après-midi même à l’Assemblée nationale. Le projet de loi a été voté à 276 voix contre 240 par les députés et passera prochainement devant le Sénat. A noter que le Nouveau centre n’a pas voté pour, et que même parmi les députés UMP certains étaient contre. C’est le cas de trois d’entre eux issus des Bouches-du-Rhône : Maryse Joissains-Masini (maire d’Aix), de Richard Mallié (député du Pays d’Aix) et de Bernard Reynes, député de notre circonscription. Je rends hommage au courage de ces trois députés pour leur engagement auprès des communes.
Enfin, le public a posé des questions plus spécifiques sur la propreté et l’entretien de la voirie, sur les délais avant la mise en place de la surveillance vidéo, sur l’emploi et sur le rapprochement annoncé avec la communauté de communes Arles – Crau – Camargue –Montagnette (ce sera l’objet d’un autre billet).
Il a aussi été question de cette mauvaise nouvelle, apprise récemment : l’État ne mobilisera pas de renforts de gendarmerie à Saint-Rémy cet été, comme c’est pourtant le cas chaque année. J’ai personnellement écrit au ministère de la Défense pour m’en émouvoir (cliquer ici pour découvrir le courrier). Mme Hérou, présidente de l’USRAC (Union saint-rémoise des artisans et commerçants), a fait de même. Nous attendons des explications et espérons que le préfet reviendra sur cette décision.
Je remercie les très nombreux Saint-Rémois qui ont bien voulu se déplacer à cette réunion qui a duré deux bonnes heures.
Deux artistes saint-rémois dans Le Monde
- Par Hervé Chérubini » 11 juin 2010 » Vie saint-rémoise
Par un heureux hasard, deux artistes saint-rémois ont été cités dans le numéro du Monde daté du vendredi 4 juin 2010, dans deux articles distincts.
Le premier article, écrit par Michel Guerrin, relate l’annulation de l’exposition « Pour adultes seulement » à la Bibliothèque départementale de la Somme, à Amiens, en raison de deux dessins qui ont choqué Christian Manable, le président du Conseil général (PS…). L’un de ces deux dessins est l’œuvre de notre concitoyen Bruno Heitz ; il représente (je cite l’article) « une femme nue à quatre pattes dans l’herbe, posant pour un peintre assis sous un arbre, avec, sur sa planche à dessin, la tête de la Vache qui rit ».

Bruno en dangereux agitateur, voilà qui ne manque pas de surprendre ceux qui connaissent l’homme et son œuvre ! Et voilà qui donne envie de voir l’exposition dans les Bouches-du-Rhône…
Le second article, écrit par Philippe Dagen, parle de l’exposition des 21 lauréats (avec félicitations du jury) de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, qui a lieu jusqu’au 9 juillet.
Parmi les artistes retenus, vous connaissez peut-être la jeune et talentueuse saint-rémoise Manon Recordon. Je recopie les quelques lignes du journal à son sujet :
« Le diaporama et les montages de Manon Recordon sont des réflexions ingénieuses sur la survivance des motifs antiques et l’expression des sentiments. Ce sont les sujets essentiels du philosophe de l’art Aby Warburg que Manon Recordon a lus de près, selon toute vraisemblance. Pour autant elle sait éviter le didactisme illustratif et cultiver une forme légère de dérision. »
Et l’article de préciser : « Il y a dans les salles des commissaires d’exposition, des conservateurs et des galeristes. Tous cherchent la même proie, le jeune artiste prometteur. »

Je souhaite à Manon qu’elle soit pour eux la perle rare tant recherchée.
Bon courage !
Politique, people, solidarité et traditions
- Par Hervé Chérubini » 1 juin 2010 » Vie saint-rémoise
La série des week-ends surdopés continue.
Jeudi se réunissaient à Salon les élus locaux des Bouches-du-Rhône pour débattre de la réforme des collectivités territoriales, en présence de Laurent Fabius, un débat auquel j’ai eu l’honneur de participer.
(photo Fédération PS 13)
La soirée de jeudi fut plus orientée people, avec une soirée au restaurant « L’Assiette de Marie » en compagnie du célèbre homme d’affaires Christian Audigier, qui ce soir-là rencontrait Jean-Marc Conrad, président de l’AC Arles-Avignon, pour devenir un partenaire officiel de ce club de football. Cette rencontre a été relatée dans La Provence de samedi.
Vendredi en fin d’après-midi, l’équipe du film La Fille du Puisatier de Daniel Auteuil organisait un petit apéritif au Mas de la Dame avec les élus du canton de Saint-Rémy pour les remercier de leur accueil. Cette réception a permis de réunir d’un seul coup, chose rare, les maires des cinq communes du canton, toutes concernées par le tournage.
(Jack Sautel, encadré par Anne et Caroline Poniatowski, Michel Fenard, moi-même, Jacqueline Cornillon, Jean-Hilaire Seyverac – merci à Bernadette Quilici pour la photo)
Le soir, Chico donnait avec ses Gypsies, au Patio de Camargue à Arles, un concert dédié au don d’organes, en compagnie de Charles Aznavour, prélude au concert gratuit qui a eu lieu le lendemain à Saint-Rémy. Plusieurs milliers de personnes ont ainsi assisté samedi soir à ce concert sur la place Jean-Jaurès, largement médiatisé. Une soirée agréable, à l’atmosphère détendue, au début de laquelle le néphrologue Jacques Rottembourg a pris la parole pour faire progresser la cause du don d’organes auprès du public. Le concert était offert par l’association Rêves que je remercie. Un grand merci également à Chico et à son équipe pour leur générosité et leur professionnalisme.


(merci à Bernard Lecointe pour les photos)
Le concert de Chico s’est tenu en même temps que le concert donné par le chœur Aurélia à la collégiale Saint-Martin. La chorale interprétait les plus beaux Magnificat, accompagnée d’un orchestre baroque de 10 musiciens. Je regrette que le concert de Chico ait pu faire concurrence au chœur Aurelia ; cela n’enlève toutefois en rien la qualité de la manifestation.

La journée de samedi a également été marquée par l’étape saint-rémoise de la Tournée départementale de skate, qui a vu s’affronter près de 80 jeunes sportifs de tous les âges, enfants, adolescents et jeunes adultes, garçons et filles. Organisée pour la deuxième année à Saint-Rémy par l’association BSM avec le soutien du Conseil général, ce rendez-vous est appelé à devenir l’un des grands événements sportifs annuels de la commune.

Enfin, retour aux traditions dimanche avec le défilé de la charrette de la Saint-Eloi.

Le week-end qui arrive devrait être un peu plus calme, malgré un championnat de pétanque place du Général de Gaulle, la Fête de la Trinité et l’élection de la nouvelle Dame de Saint-Rémy. Je vous invite à consulter l’agenda du site de la ville pour plus de détails.
Bonne semaine !
Un week-end d’euphorie !
- Par Hervé Chérubini » 26 mai 2010 » Vie saint-rémoise
De très nombreux événements ont fait l’actualité de notre commune pendant ces trois jours de week-end de Pentecôte, peut-être le plus animé de l’année.
Événements sportifs, pour commencer, avec le Tournoi de Pentecôte de football de l’ASSR au stade de la Petite Crau, une course de taureaux emboulés aux arènes municipales Chomel-Coinon, le Raid de l’extrême sur plusieurs communes (départ et arrivée place du Général de Gaulle) et la 27e édition de la course pédestre des Alpilles, remportée par Mohamed Lantri.

La ville de Saint-Rémy a par ailleurs fêté 10 ans de jumelage avec celle de Saint-Alban (Haute-Garonne), alliance sportive et culturelle des associations Sports, Loisirs, Culture des deux communes. Une délégation est venue passer quelques jours à Saint-Rémy pour des rencontres autour du football, d’une ferrade, de repas et d’une pièce de théâtre.

Dimanche, la collégiale Saint-Martin accueillait un concert d’orgue par Luc Antonini, qui a interprété des œuvres d’Olivier Messiaen.
Lundi a eu lieu la Fête de la Transhumance qui a, comme à son habitude, attiré des milliers de spectateurs venus voir le défilé de moutons sur le Cours. La fête s’est prolongée au plateau de la Crau pour le traditionnel méchoui, un rendez-vous que les Saint-Rémois affectionnent tout particulièrement. Le succès de la manifestation s’est également traduit par de très nombreux brocanteurs venus exposer toute la journée dans les rues de Saint-Rémy.

La fine fleur de la création culturelle
Mais ce long week-end aura surtout été celui du florilège de La Folle Histoire des arts de la rue, organisé par Karwan avec le soutien du Conseil général, et l’appui technique des services municipaux.
Après des séances organisées dans la semaine pour les scolaires (compagnie Pixel 13 et Pascal Messaoudi), avec leur participation, se sont succédé pendant le week-end 23 représentations par 9 compagnies de spectacles de rues. Des spectacles tour à tour burlesques (avec les délirants Grooms), tendres (Eskarlata Circus), impressionnants de grâce (danse contemporaine avec la compagnie Pernette) ou littéralement époustouflants de beauté : les ballets « verticaux » de la compagnie Retouramont sur les façades de l’école de la République et de l’hôtel de ville resteront longtemps gravés dans les mémoires. Les spectacles de la compagnie Kumulus, parfois dérangeants mais très touchants, nous ont interrogés sur la société et sur nous-mêmes. Les Pendus, Les Squames, Le Cri : une grande claque pour le moins salvatrice !









On a également bien ri devant les performances insolentes de la jeune Lili Jenks et retrouvé avec plaisir les comédiens de No Tunes International, déjà venus à Saint-Rémy en 2008.
Intégralement financé par le Conseil général, ce festival a généré une vive affluence et une bonne humeur durable, s’invitant jusqu’à la réception organisée en mairie pour Saint-Alban : incontrôlables, les Grooms y ont enflammé la salle d’honneur avec un déluge de gags et de musique.

La météo, radieuse après ces dernières semaines marquées par la pluie puis le mistral, a contribué à faire de ce week-end un formidable succès festif, sportif et culturel.
Prochaine permanence le 10 juin
- Par Hervé Chérubini » 18 mai 2010 » En débat, Réforme des collectivités, Vie saint-rémoise
Plusieurs réunions importantes portant sur la réforme des collectivités territoriales, organisées des jeudis après-midi, me contraignent à annuler ma permanence ces trois prochaines semaines :
• le 20 mai, les neuf présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône se réunissent à Marseille ;
• le 27 mai, je participerai à une réunion sur le même sujet, animée par Laurent Fabius, en visite dans le département ;

• le 3 juin, assemblée générale extraordinaire de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône, toujours sur la réforme territoriale.
Ces réunions sont organisées parce que la réforme territoriale sera débattue à l’Assemblée nationale à partir du 25 mai.
Ma présence étant indispensable, je serai dans l’impossibilité d’assurer ma permanence, et je vous prie de m’en excuser.
Toutefois, je reste disponible pour les Saint-Rémois désirant me rencontrer : je les invite pour cela prendre rendez-vous auprès du secrétariat général de la mairie (04 90 92 70 24).
Sports, loisirs et culture…
- Par Hervé Chérubini » 18 mai 2010 » Vie saint-rémoise
Encore une semaine bien remplie pour votre serviteur !
Nathalie Kosciusco-Morizet, Secrétaire d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique et maire de Longjumeau (Essone, 20 000 habitants environ), est venue la semaine dernière à Saint-Rémy chez une connaissance commune. J’ai eu le plaisir de me retrouver en sa compagnie et d’échanger longuement avec elle sur la difficulté de gérer des villes moyennes.

Vendredi soir a eu lieu l’inauguration des Jardins de Van Gogh, 30 boulevard Mirabeau, une nouvelle boutique de grande qualité qui succède à la boutique Tectona.
Je m’y suis rendu avant d’aller suivre le match Arles-Avignon / Clermont-Ferrand, qui a vu, avec la victoire de l’équipe provençale, se concrétiser son accession en première division. À noter : Saint-Rémy se situe à équidistance d’Arles et d’Avignon, pratiquement entre les deux villes, et le sponsor de l’équipe est saint-rémois. Ce qui m’a fait glisser au maire d’Arles Hervé Schiavetti – évidemment sur le ton de la plaisanterie – que s’il fallait construire pour cette équipe un stade de 20 000 spectateurs, la logique voudrait que ce soit à Saint-Rémy !
Samedi fut une journée animée. Un baptême civil, un mariage, mais aussi à midi la remise de la médaille d’officier dans l’ordre des Arts et des Lettres à Philippe Latourelle, par le grand artiste Vincent Bioulès et en présence de Michel Pezet, vice-président du Conseil général délégué à la culture et à Marseille Provence 2013.
Si quelqu’un à Saint-Rémy méritait cette médaille, c’était bien lui. Philippe Latourelle est en effet à l’origine de la création de l’école intercommunale de musique, de la réhabilitation du grand orgue de la collégiale Saint-Martin, fondateur du festival Organa, président-fondateur de la Donation Mario-Prassinos, et bien sûr il a créé et préside depuis plus de vingt ans le Centre d’art présence Van Gogh, aujourd’hui musée Estrine, classé musée de France en 2007. Un grand bravo et un immense merci à Philippe Latourelle pour tout ce qu’il a fait et continue de faire pour Saint-Rémy.

L’après-midi s’est déroulée pour la première fois la manifestation « En mai lis ce qu’il te plaît ». Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Cette rencontre littéraire, qui a réuni auteurs et lecteurs, a connu un grand succès public malgré le fort mistral. Félicitations aux deux organisatrices, Jeanne Bayol et Anne-Laure de Pazzis.

Par ailleurs, tout le week-end a eu lieu dans notre ville un séminaire de radiologie et d’échographie, qui a réuni de grands spécialistes nationaux et étrangers de l’imagerie médicale. Ils étaient heureux d’être à Saint-Rémy et reviendront probablement l’année prochaine.
Enfin, pour la première fois depuis des années, la collégiale Saint-Martin a accueilli une ordination de prêtre. À l’apéritif qui a suivi au foyer paroissial, j’ai pu saluer monseigneur Dufour, archevêque d’Aix-en-Provence et d’Arles, ainsi que le père Richard, qui va hélas nous quitter prochainement – j’aurai l’occasion d’en reparler. Mgr Dufour m’a pour sa part indiqué qu’il souhaitait venir visiter notre commune ; nous le recevrons bien volontiers.
Rencontre avec deux sommités du monde médical
- Par Hervé Chérubini » 8 mai 2010 » Vie saint-rémoise, Vue sur le CG 13
Coïncidence de calendrier, j’ai pu assister coup sur coup à deux événements relatifs à la santé, l’un en tant que maire et l’autre en tant que conseiller général.
Jeudi soir à Saint-Rémy a eu lieu une conférence passionnante sur le don d’organes, donnée par une sommité en la matière : le professeur Jacques Rottembourg, néphrologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Celui-ci a fait le point sur ce sujet très important, en commençant avec un historique de la greffe d’organes, une discipline qui a fait des progrès considérables depuis les années 60. Le docteur a décrit les principes du don, expliqué le processus entre médecins, donneurs et familles, et fait état de la baisse des dons observée actuellement alors que les besoins augmentent.

À l’issue de la conférence, convaincu, j’ai demandé ma carte de donneur.
Vendredi après-midi, le Conseil général recevait la visite du professeur Dominique Maraninchi, cancérologue marseillais qui fut pendant plus de quinze ans le directeur de l’Institut Paoli-Calmettes (centre régional de lutte contre le cancer), avant de devenir en 2006 le président de l’Institut national du cancer, à la tête duquel il dirige le Plan cancer lancé par Nicolas Sarkozy.
M. Maraninchi nous a fait part des dernières avancées dans la lutte contre le cancer et j’ai ainsi pu découvrir les perspectives enthousiasmantes du « séquençage du génome » (l’amateur de poésie que je suis apprécie tout particulièrement cette dénomination).
La médecine n’est pas le domaine que je connais le mieux (et c’est un euphémisme !). Grâce à ces deux personnalités du monde médical, j’ai plus appris en deux jours que ces dernières années !
Une semaine de rencontres à Saint-Rémy
- Par Hervé Chérubini » 27 avril 2010 » Vie saint-rémoise
Les fonctions de maire permettent d’effectuer des rencontres de tous ordres. La semaine passée fut particulièrement chargée en rencontres passionnantes.
Samedi dernier, je me suis rendu avec Yves Faverjon, premier adjoint, au pot organisé par l’équipe de Daniel Auteuil. Celui-ci a en effet commencé le tournage de son premier long métrage cette semaine à Saint-Rémy. La municipalité a apporté son concours à cette opération, en prêtant les locaux de l’ancienne gendarmerie et en apportant une aide logistique (matériel, recrutement des figurants, arrêtés de voirie…).
Le même soir, nous sommes allés à la soirée de fin de campagne des Restos du cœur. Autour de Katie Ost, la présidente de l’antenne saint-rémoise, plusieurs dizaines de bénévoles font un travail remarquable et essentiel : ils ont servi cet hiver entre 150 et 200 repas par semaine.
Dimanche midi, passage au foyer paroissial pour saluer le Père Chautard, curé de Saint-Rémy avant l’arrivée du Père Richard à la fin des années 1990, dont on fêtait le 86e anniversaire.
Mardi soir, toujours en compagnie d’Yves Faverjon, premier adjoint, en charge du personnel, j’ai tenu à remercier Evelyne Duret, lors de son départ à la retraite. Grâce à sa ténacité et à la qualité de son travail, Saint-Rémy dispose aujourd’hui d’un équipement moderne et attractif, bien différent du musée qu’elle avait trouvé à son arrivée. Lucien Palix, mon prédécesseur, qui s’était beaucoup investi sur ce projet, était également présent.
Mercredi, nous avons finalisé, avec Chico, Mme Rottembourg, les services municipaux, les gendarmes et les pompiers, les aspects matériels du concert que l’association Mosaïque Gitane a souhaité organiser à Saint-Rémy-de-Provence, le 29 mai prochain, au bénéfice de la cause du don d’organes et de l’association Rêves. Ce concert gratuit sera précédé par une conférence sur le don d’organes donnée par le professeur Rottembourg au Ciné-Palace, le 6 juin.
Mardi soir, j’avais participé au dîner qui suivait la conférence de Robert Vigouroux, ancien maire de Marseille, organisée par le Rotary Club. Rappelons, pour ceux qui ne s’en souviennent pas, que Robert Vigouroux et Michel Pezet s’étaient affrontés… rudement… lors des élections municipales à Marseille en 1989.
Hasard du calendrier, 48 heures plus tard, je recevais Michel Pezet à Saint-Rémy, en compagnie de Martine Lagrange, adjointe à la culture, afin de travailler sur les dossiers et projets culturels de la ville et des communes de notre communauté. Cette rencontre a permis de présenter en détail les principaux enjeux culturels, que nous portons pour ce territoire.

Le soir, M. Chalançon et moi avons accueilli la princesse Caroline de Hanovre au Ciné-Palace ; celle-ci est venue spécialement de Monaco pour écouter la conférence organisée par la Société d’histoire et d’archéologie (présidée par M. Chalançon) sur les liens existant entre notre commune et la famille princière de la Principauté.
Vendredi, théâtre à Saint-Rémy ! Grâce à la programmation Culture « Hors saison », les Saint-Rémois ont à nouveau la possibilité d’aller au théâtre à Saint-Rémy-même (j’en reparlerai dans un prochain billet).
Samedi, j’ai eu le plaisir de célébrer le mariage de la fille d’un ancien élu municipal, avant de me rendre au vernissage d’une exposition de photographies de Jacques Durand et Ludivine Thiot, que je tiens à féliciter : les clichés sont remarquables.
L’emploi dans les collectivités territoriales
- Par Hervé Chérubini » 16 avril 2010 » Vie saint-rémoise
Dans le cadre du débat sur le transfert de charges et de compétences par l’Etat et pour faire suite à l’article précédent, voici les chiffres officiels publiés par l’INSEE.
« Au cours des années 2006, 2007 et 2008, le nombre d’emplois rémunérés par les collectivités locales s’est accru de 214 000 personnes passant ainsi à plus de deux millions au 31 décembre 2008.
Les principaux bénéficiaires de la hausse des effectifs sont les conseils généraux et régionaux : + 147 000 emplois sur cette même période. La loi de décentralisation de 2004, dont la mise en application débute en 2006, est la première cause de cette progression. Les agents des directions départementales de l’équipement et les techniciens, ouvriers et personnels de service de l’éducation nationale ont massivement fait valoir leur droit d’option afin de dépendre désormais des conseils généraux et des conseils régionaux.
Si l’on ne tenait pas compte de ces transferts de gestion de personnel entre l’Etat et les régions et départements, la croissance des effectifs territoriaux tomberait à 61 000 emplois en trois années, soit un taux moyen de 1,1 % par an, inférieur à celui des années précédentes.
Les organismes communaux et intercommunaux, qui représentent trois emplois sur quatre, évoluent beaucoup moins vite. Leur progression annuelle est de seulement 0,4 % en 2008. Le dynamisme dû à l’intercommunalité lancée il y a dix ans se stabilise. Les commune stricto sensu emploient plus de 1,1 million de salariés. On constate une légère baisse de leurs effectifs en 2008 (- 5 000). Cette baisse s’explique principalement par la baisse du nombre d’emplois aidés (emplois jeunes, contrat accompagnement dans l’emploi, contrat d’avenir. »
Départements : « On suivra le mouvement en cas de rébellion »
- Par Hervé Chérubini » 8 avril 2010 » En débat, Réforme des collectivités, Taxe professionnelle
Je vous invite à lire deux articles à propos de la réforme territoriale vue depuis les départements.
Le premier, paru dans le Monde du 7 avril, est visible ici. Il relate la procédure que souhaitent engager sept présidents de conseils généraux sur les transferts sociaux.
Le second, paru dans la Provence du même jour, évoque le même sujet, avec un focus sur le département des Bouches-du-Rhône et une interview de votre serviteur. À lire en cliquant ici.
Une semaine dans les budgets
- Par Hervé Chérubini » 2 avril 2010 » Vie saint-rémoise, Vue sur le CG 13
Période très chargée, essentiellement consacrée au vote du budget primitif (BP) 2010 du Conseil général, puis au vote du BP 2010 de Saint-Rémy.
Ainsi, j’ai passé la journée de mercredi 24 mars à travailler en commission sur ce BP. Jeudi 25 après-midi, je suis retourné au Conseil général pour la traditionnelle conférence de presse que nous donnons la veille du vote ; c’est pour cette raison que j’ai dû annuler, exceptionnellement, ma permanence à Saint-Rémy.
Vendredi après-midi a eu lieu, de 14h à 20h, le vote en question. Vous pouvez visionner un résumé de la séance dans la vidéo ci-dessous ; j’interviens entre 2’00 et 3’00.
Vendredi matin, j’ai assisté à l’élection de Michel Vauzelle à la présidence du Conseil régional. Sensation étrange pendant ce moment surréaliste où Jean-Marie Le Pen, en tant que doyen de l’assemblée, a ouvert la séance.
Samedi 27 mars, je me suis rendu le matin à Paris pour participer au rassemblement des élus pour défendre une vraie réforme territoriale. Je vous invite à aller voir sur le site www.defendonsnosterritoires.fr le bilan de cette journée et les vidéos des tables rondes. J’importe ci-dessous la vidéo de l’étonnante intervention de Jean-Michel Ribes, très applaudi, qui a fustigé de façon jubilatoire le rapport à la culture de Nicolas Sarkozy – culture que la réforme des collectivités risque de toucher de façon catastrophique (voir de 3’05 à 11’50). Voyez également celle de Laurent Fabius, qui comme d’habitude a excellemment dominé la question avec des arguments chocs.
J’ai repris le TGV l’après-midi, pour assister le soir à Saint-Rémy à la soirée du carnaval, et avant ça à un sympathique et convivial apéritif de mariage.
J’ai rencontré là de nombreux Saint-Rémois qui m’ont beaucoup parlé de l’état des routes et de la voirie rurale.
Budget communal
À ce sujet, je tiens à vous dire que mardi soir, le conseil municipal de Saint-Rémy a voté le budget primitif 2010, qui comprend 800 000 euros exclusivement consacrés à la réfection de la voirie, sur un budget d’investissement de 7 millions d’euros en dépenses réelles.
Il ne vous aura bien sûr pas échappé que, comme je l’avais déjà annoncé ces derniers mois, nous sommes contraints d’augmenter la fiscalité pour compenser la chute de nos recettes, dues à la chute des droits de mutation, ainsi qu’à la baisse ou la stagnation des dotations d’État alors que celui-ci continue de transférer des charges aux communes.
L’opposition UMP a désormais beau jeu de nous le reprocher, dénonçant que nous augmentons les impôts pour financer des projets « pharaoniques » (voir La Provence du 1er avril)… projets que cette même opposition approuve quand ils sont proposés.
Laissez-moi rétablir les chiffres, la vérité : l’augmentation des impôts apportera en tout et pour tout, et c’est très peu, 187 000 euros à la commune.
187 000 euros, c’est moitié moins que la chute des droits de mutation constatée en 2009 (370 000 euros). 187 000 euros, c’est à peine la part que la commune supportera sur les 800 000 euros de réfection de voirie, le reste étant subventionné par le Conseil général et le Conseil régional.
Vous le voyez, cette augmentation, très mesurée par rapport au déséquilibre constaté depuis le début de la crise, témoigne au contraire d’une grande rigueur dans la gestion du budget communal.
Interview sur France 3 Méditerranée
- Par Hervé Chérubini » 29 mars 2010 » Vue sur le CG 13
Vendredi soir, France 3 Méditerranée a consacré dans son 19/20 un reportage sur le vote du budget 2010 au Conseil général, reportage dans lequel j’ai été interviewé.
Vous pouvez le visionner en cliquant ici (iTunes nécessaire). Le sujet commence vers 4′40″.
Urgence à Madagascar
- Par Hervé Chérubini » 25 mars 2010 » Vie saint-rémoise
Mon ami Michel Sommerard, président de l’association School qui a pour vocation de construire des établissements scolaires à Madagascar, me fait part depuis quelques jours de la situation extrêmement préoccupante qui touche actuellement le village de Ampasimajeva.
Il y a trois semaines, des pluies torrentielles se sont abattues dans la région d’Ampasimajeva, provoquant la crue du fleuve Faraony. Une semaine plus tard, la tempête tropicale Hubert s’est ajoutée au tableau. Des centaines de maisons ont été inondées ou emportées ; plus de 5000 habitants sont sinistrés, certains ont disparu ou sont morts noyés. La récolte de riz, sous les eaux pendant des jours, est fortement compromise. Les écoles sont fermées, les routes pratiquement impraticables. Pour couronner le tout, la moitié du village est atteinte par le chikungunia.


La semaine dernière, le niveau d’eau avait un peu baissé mais il y a trois jours la pluie s’est remise à tomber et le niveau est remonté. C’est la plus grosse inondation depuis 1945.
Très peu médiatisée – quelques médias y ont consacré quelques lignes –, la situation n’en est pas moins très difficile pour les habitants.


Michel Sommerard, sur place, se mobilise. Il négocie de la nourriture auprès des entreprises, donne un coup de main aux habitants qui déploient de grands efforts de solidarité, et témoigne pour les parrains, marraines et amis de l’association School vivant en France.
Si vous le souhaitez, vous pouvez contribuer à aider les familles d’Ampasimajeva en contactant l’association et proposer des dons.
Suivez ce lien pour plus d’informations.
Merci pour eux !
Participation en forte hausse, la liste Vauzelle largement en tête à Saint-Rémy
- Par Hervé Chérubini » 22 mars 2010 » Vie saint-rémoise
J’écrivais la semaine dernière :
« La participation, qui, même si elle est supérieure à Saint-Rémy à la participation cantonale, départementale (de 5 points !), régionale et nationale (de 2 points), est très insatisfaisante.
48,42% de votants, ce n’est pas assez !
Nous devons nous ressaisir et tout faire pour que le maximum d’abstentionnistes du premier tour viennent voter au second. »
Au deuxième tour, 58,26% de nos concitoyens sont allés voter !
Soit près de 10% de plus que la semaine précédente. Nous passons de moins d’un électeur sur deux à une participation plus « honorable ».
Bravo à tous les Saint-Rémois qui se sont mobilisés. La participation, cette fois, est à nouveau supérieure à Saint-Rémy à la participation cantonale, départementale (de 7 points !), régionale (de 6 points !) et nationale (de 7 points).
L’ensemble des démocrates de tous bords ne peuvent que se réjouir de cet excellente progression du taux de participation, supérieure à celle constatée dans toutes les villes de plus de 10.000 habitants de notre département.
En revanche, il y aurait beaucoup à dire sur les sondages démobilisateurs de l’entre-deux-tours qui nous annonçaient une désaffection des urnes alors que la participation nationale est en hausse de 4 points !
Avec 47,36% des voix, la liste conduite par Michel Vauzelle arrive largement en tête dans notre commune, devançant celle de l’UMP dans les huit bureaux de vote de Saint-Rémy.
Le total des trois listes représentées dans la majorité municipale et qui ont fusionné pour ce deuxième tour (Vauzelle + Europe Ecologie + Front de gauche) atteignait 46,31% au premier tour et 1.694 voix.
Grâce au sursaut de participation, les trois listes présentes au deuxième tour progressent fortement, en pourcentage et en voix. (Vauzelle + 917 voix ; Mariani + 440 voix ; Le Pen + 225 voix).
A noter qu’à Saint-Rémy comme ailleurs, contrairement à ce que nous avons connu lors de précédentes élections, le score du FN s’est amplifié à Saint-Rémy entre les deux tours.
Dans le canton de Saint-Rémy, la liste Vauzelle devance la liste Mariani: 44,44% contre 35,52%. Mariani est devant aux Baux et à Maussane.
Vauzelle est en tête à Saint-Rémy et au Paradou, ainsi qu’à Maillane, de deux voix !
A noter également que la liste Vauzelle est en tête dans 8 des 10 communes de la Communauté de communes de la vallée des Baux : (Aureille, Eygalières, Fontvieille, Mas Blanc, Mouriès, Paradou, Saint-Etienne du Grès, Saint-Rémy).
Concernant notre circonscription (la XVe des Bouches du Rhône), Vauzelle arrive premier, l’UMP second.
Sur les 35 communes qui la composent, Vauzelle est en tête dans 31 communes, l’UMP dans 5 communes (Rognonas a placé Vauzelle et Mariani à égalité de voix !).
A noter que dans 10 des communes ou Vauzelle est premier, le FN devance l’UMP pour la seconde place, en particulier dans celles du canton (6 sur 8 !), très rural, d’Orgon.
Dans les 5 cantons qui composent notre circonscription, les listes Vauzelle sont en tête devant les listes Mariani, sauf dans le canton d’Orgon ou Le Pen est second avec 31,38% des voix !
La liste Vauzelle largement en tête à Saint-Rémy
- Par Hervé Chérubini » 15 mars 2010 » Vie saint-rémoise
Avec 31,47% des voix, la liste conduite par Michel Vauzelle arrive largement en tête (et première dans 7 bureaux sur 8 ) dans notre commune, confirmant ainsi ce que j’ai déjà eu l’occasion de souligner (voir billet du 6 mai 2007) : Saint-Rémy vote à droite lors des élections nationales, et à gauche lors des consultations locales.
Le total des trois listes représentées dans la majorité municipale (Vauzelle + Europe écologie + Front de gauche) atteint 46,31%, soit 6 points de plus que le score de la liste Vauzelle qui regroupait ces trois formations en 2004.
M’étant personnellement fortement engagé dans cette campagne régionale, je ne peux que me réjouir de ces résultats dans notre commune.
Satisfaction tempérée par deux fausses notes :
- la participation qui, même si elle est supérieure à Saint-Rémy à la participation cantonale, départementale (de 5 points !), régionale et nationale (de 2 points), est très insatisfaisante. 48,42% de votants, ce n’est pas assez ! Nous devons nous ressaisir et tout faire pour que le maximum d’abstentionnistes du premier tour viennent voter au second.
- Le score du FN, toujours trop élevé à Saint-Rémy, et encore plus dans les communes voisines du nord du département.
Autre satisfaction, cette fois pour le conseiller général : la liste Vauzelle devance d’une courte tête la liste Mariani dans le canton de Saint-Rémy : 29,66 contre 29,54%. Mariani obtient, comme d’habitude, ses meilleurs scores aux Baux (44%) et à Maussane 38,86%.
Vauzelle est en tête à Saint-Rémy (31,47%) et Paradou (28,51%).
A noter également que la liste Vauzelle est en tête dans 7 des 10 communes de la Communauté de communes Vallée des Baux – Alpilles (Aureille, Fontvieille, Mas Blanc, Mouriès, Paradou, Saint-Etienne du Grès, Saint-Rémy).
Concernant notre circonscription, la XVe des Bouches-du-Rhône :
- Vauzelle arrive premier avec 27,13%, l’UMP second avec 24,66% et le FN suit avec 22,29%.
- sur les 35 communes qui la composent, Vauzelle est en tête dans 13 communes, obtenant ses meilleurs scores à Alleins et Saint-Rémy, l’UMP dans 13 communes également, le FN dans 9 communes, en particulier celles du canton (5 sur 8 !) très rural, d’Orgon.
- sur les 5 cantons qui composent notre circonscription, les listes Vauzelle et Mariani obtiennent leur meilleur score dans le même canton : celui de Saint-Rémy !
Vauzelle est devant dans les cantons de Lambesc (29,36%) et d’Eyguières (28,39%).
Le FN est en tête dans les cantons d’Orgon (27,11% !!!) et de Châteaurenard.
A noter que la ville de Châteaurenard a placé en tête la liste Vauzelle devant celle du FN. La liste UMP n’arrive que troisième.
Le 14 mars, votez Michel Vauzelle !
Compte-rendu de la réunion du 10 mars
- Par Hervé Chérubini » 12 mars 2010 » Vie saint-rémoise
Dans le cadre des élections régionales, nous avons organisé salle Henri-Rolland ce mercredi 10 mars une réunion publique en faveur de la liste de Michel Vauzelle, président sortant du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur et candidat à sa succession. Deux de ses colistiers, Nicette Aubert de Châteaurenard et Mohamed Rafaï d’Arles sont venus exposer leur programme.
En introduction à cette réunion devant une assistance nombreuse, dans laquelle prenaient place plusieurs maires et/ou adjoints et conseillers municipaux (Saint-Étienne-du-Grès, Maussane – Le Paradou, Fontvieille, Mas Blanc, Mouriès, Eygalières, Châteaurenard…), j’ai exposé les raisons qui me poussent à soutenir la liste de Michel Vauzelle.

Parmi les principales, je cite la proximité que nous avons avec le président Vauzelle. Proximité politique évidemment mais aussi géographique puisqu’étant lui-même très attaché à Arles, il garde en permanence une attention particulière pour le Pays d’Arles. Lors de l’épisode neigeux de début janvier, il l’a encore prouvé en venant sur place constater les dégâts avec les maires des communes touchées et s’engager, dans la foulée, à inscrire le soutien financier de la Région pour aider les communes à prendre en charge les réparations. Par ailleurs chaque fois que nécessaire, la commune a su trouver auprès du Conseil régional une oreille attentive. Ainsi la Région est intervenue pour le financement de la réhabilitation des Antiques, la bonification des stades, en faveur de la rénovation de la salle du Ciné-Palace, etc. Elle participe également activement au fonctionnement du Parc naturel régional des Alpilles.
Autant de bonnes raisons qui incitent à vouloir continuer avec Michel Vauzelle à la tête de la Région. En outre, nous partageons un point de vue identique sur la réforme des collectivités territoriales qui ne manquera pas de réduire considérablement les responsabilités des élus locaux, voire engendrera la disparition de la commune telle que nous la connaissons actuellement. Or nous sommes tous deux attachés à ce lien de proximité entre citoyens et élu local, un lien constructif au quotidien, et que je considère garant de l’idéal démocratique et républicain, fondement de notre régime républicain.
Nicette Aubert a évoqué les compétences des Régions. Parmi les compétences obligatoires, les lycées, les CFA et la formation continue absorbent une grande partie du budget. Ce qui lui fait dire que « la moitié du budget du Conseil régional est consacré à la jeunesse dans notre Région ». La politique volontariste de la Région en direction de la formation, l’a conduite a rénover la quasi-totalité des lycées au cours des 12 années passées. À créer ou envisager de nouveaux établissements. Celui de Châteaurenard qui doit ouvrir en 2014, pour lequel l’ensemble des élus a œuvré, en est la preuve. Mais c’est aussi la gratuité des livres et des outils pour les jeunes en apprentissage. Enfin depuis peu le Conseil régional a la charge des personnels techniques des lycées.
En matière de transport, le Conseil régional finance à la SNCF le fonctionnement des trains express régionaux (TER) à hauteur de 250 millions d’euros par an. Parallèlement il demande à la SNCF des comptes sur les retards à répétition de ces trains.
La Région c’est aussi des compétences optionnelles en matière économique, agricole, culture, sportive, etc. Concrètement cela se traduit par de nombreux soutiens financiers aux acteurs associatifs du territoire. Plus de 80 000 associations dans 963 communes. Pour Nicette Aubert, « grâce à ces leviers financiers, c’est à la dynamique et à la cohésion du territoire que le Conseil régional entend participer ». En matière économique la Région a créé les PRIDES (pôles régionaux d’innovation et de développement économique solidaire) qui visent à aider les entreprises innovantes. En matière de soutien à l’économie de nombreux dispositifs sont proposés par la Région en vue de favoriser l’émergence de projet d’entreprises, le maintien ou la reprise d’entreprises en difficulté.
En charge de l’agriculture et de la forêt, Nicette Aubert a présenté le dispositif spécifique proposé par la Région, suite à la visite de Michel Vauzelle après la tempête de neige de janvier, pour aider les agriculteurs serristes sinistrés. Elle a rappelé le montant de l’investissement de la Région, qui s’élève à 650 millions d’euros chaque année. Dans ce domaine, et suite à une question du président du SICAS qui évoque les difficultés de gestion du Canal des Alpines, Nicette Aubert a convenu d’un rendez vous dans les prochains jours pour tenter de trouver une solution pérenne.

Au cours de son intervention, Mohamed Rafaï a fortement insisté sur la nécessité de l’intervention en faveur des jeunes. « Très souvent, la société entretient vis-à-vis des jeunes un discours négatif de défiance, alors qu’ils sont l’avenir, notre avenir à tous. C’est pourquoi la Région continuera à investir massivement dans les actions en faveur des jeunes. »
Parmi celles-ci, le projet de rendre les formations en soins infirmiers gratuites pour tous, afin d’anticiper les départs massifs en retraite d’agents hospitaliers prévus ces prochaines années.
En référence au bouclier fiscal voté par le gouvernement en 2007, ce bouclier qui permet à 1063 citoyens de la Région de recevoir un chèque en moyenne de 16 000 euros de la part du fisc, Mohamed Rafaï a insisté sur le rôle de « bouclier social » qu’entend jouer le Conseil régional, pour atténuer les désengagements de l’État dans de nombreux secteurs, et les décisions gouvernementales qui conduisent à plus de difficultés pour les classes sociales les moins aisées.
Enfin, avant de donner le micro à la salle pour une série de questions-réponses, il a évoqué la nécessité de mobiliser autour de nous les nombreux abstentionnistes potentiels, qui pourraient être tentés de ne pas se déplacer dimanche.
Votre rendez-vous du 10 mars : réunion de soutien à Michel Vauzelle
- Par Hervé Chérubini » 8 mars 2010 » Vie saint-rémoise

Réponse au tract de l’opposition UMP
- Par Hervé Chérubini » 6 mars 2010 » Vie saint-rémoise
Pour les rares Saint-Rémois qui se seraient intéressés à « La Lettre des élus » de l’opposition UMP (à ce sujet, la mauvaise côté de popularité du président de la République conjuguée aux sondages calamiteux pour les régionales pousse manifestement l’opposition à ne plus oser afficher son étiquette UMP, absente du tract !), je me dois de rétablir la vérité sur nombre de points évoqués dans ce document. En marron, ci-dessous, les extraits du tract, puis en dessous en noir, mes commentaires.
• « Nous devons construire des espaces ruraux capables de peser face à la métropole marseillaise. »
Cette assertion révèle un sens de la contradiction étonnant.
Le concept de métropole figure dans la proposition de loi de Réforme des collectivités territoriales. Comme vous le savez, je fais partie des maires qui combattent ce projet : j’ai donc proposé une motion en conseil municipal contre cette réforme et la création des métropoles. Les membres de l’opposition ont voté contre cette motion, manifestant ainsi leur accord avec la mise en place de métropoles.
Par ailleurs, l’opposition a accueilli au début du mois à Saint-Rémy, lors d’une réunion publique, Renaud Muselier, responsable départemental des élus UMP. Or, celui-ci défend ardemment le principe d’une métropole marseillaise : « Le Grand Marseille irait jusqu’à Avignon, Arles et Toulon. » (La Provence, 9 mai 2009)
• ZAC d’Ussol
A nouveau, l’opposition ment aux Saint-Rémois en affirmant qu’il y aura 146 logements sociaux aux Chutes. Sur l’ensemble du projet, je vous invite à consulter le site de la ville et notamment la page 13 du traité de concession, qui a été approuvé en Conseil municipal :
Article 20 : « Le programme prévisionnel de construction de logements de cette première tranche (…) est ainsi constitué : 63 logements locatifs sociaux dont 50 en collectifs et 13 en individuels, 11 logements individuels en accession sociale à la propriété. »
Article 21 : « Le programme prévisionnel de construction de logements de cette deuxième tranche (…) est ainsi constitué : 72 logements individuels en financement libre afin de favoriser la ‘mixité sociale’ de l’opération. »
• « Nous avons adressé un courrier à Monsieur le Préfet des Bouches-du-Rhône pour l’alerter sur cette situation et solliciter un contrôle accru de la légalité de cette délibération qui instaure un mauvais projet pour les Saint-Rémois ».
En conseil municipal, j’ai remercié chaleureusement l’opposition d’avoir ainsi attiré l’attention du Préfet spécifiquement sur cette délibération. Les délibérations du Conseil municipal font l’objet d’un contrôle automatique de la part de l’Etat, le contrôle de légalité, dans un délai de deux mois. L’absence de retour de la part de l’Etat ne fait donc que conforter la validité juridique de la délibération et donc du projet.
Panneaux électoraux, place de la mairie, 4 mars au matin
- Par Hervé Chérubini » 4 mars 2010 » Vie saint-rémoise

Des panneaux électoraux massivement pris d’assaut par l’UMP,
en toute illégalité
La France rêvée par l’UMP (ou par une partie de l’UMP, je sais que tous les membres de ce parti n’approuvent pas ces méthodes) :
Un parti ultramajoritaire avec un seul partenaire : le Front National.
En 2010, comment peut-on encore cautionner de tels comportements ?
L’ensemble des démocrates et des défenseurs de notre environnement ne pouvaient que se réjouir d’avoir vu disparaître, au fil du temps, l’affichage sauvage ainsi que les guéguerres puériles de colleurs d’affiches.
Je déplore que certains, à l’UMP, soient les derniers nostalgiques de cette époque.
Fort heureusement, ces méthodes d’un autre âge ne semblent pas convaincre nos concitoyens : la réunion organisée par la liste UMP à Saint-Rémy, hier soir, en présence de tous les leaders départementaux de ce mouvement n’a rassemblé que quelques dizaines de militants, venus, pour l’essentiel, de communes voisines…
Réunion publique sur les enjeux de la réforme territoriale
- Par Hervé Chérubini » 22 février 2010 » Vie saint-rémoise

A l’initiative de Claude Vulpian, maire de Saint-Martin-de-Crau, se tiendra mercredi 24 février à 18h30 une réunion publique sur les enjeux de la réforme territoriale à laquelle je participerai.
Tous ceux qui sont intéressés par cette réforme, dont les conséquences seront considérables, seront les bienvenus.
Etat des lieux des finances des départements
- Par Hervé Chérubini » 17 février 2010 » Vie saint-rémoise
Titre du jour du journal « Les Echos » : « Enquête : ces départements au bord de l’asphyxie financière »
Nous étions un certain nombre, depuis quelques années, au sein de l’ Assemblée des départements de France, à tirer en permanence la sonnette d’alarme, nos départements subissant de plein fouet la hausse inéluctable des dépenses sociales : APA (aide à l’autonomie des personnes âgées), aide aux personnes handicapés, RMI transformé en RSA, aide sociale à l’enfance, etc…, ils couraient droit, à court ou moyen terme, à la catastrophe financière.
Ces dépenses sociales que l’Etat a transférées aux départements sont des dépenses obligatoires, incontournables pour les départements. Contrairement aux engagements pris, elles n’ont jamais été, et ne seront jamais compensées « à l’euro près ». Jusqu’en 2009, les hausses exponentielles de ces dépenses sociales ont été masquées et en partie rééquilibrées par des hausses importantes de recettes liées aux droits de mutation. En 2009, année de crise et de récession, patatras ! ; les dépenses sociales ont explosé tandis que les recettes de droits de mutation se sont effondrées. L’effet de ciseau brutal que nous redoutions depuis des années est arrivé.
Aujourd’hui, comme le démontre l’enquête fouillée du journal Les Echos, 20 départements auront des difficultés pour boucler leur budget en 2010, 40 seront dans cette situation en 2011.
Pour couronner le tout, la taxe professionnelle, une des principales ressources des départements, a été supprimée au 1er janvier 2010. Si les compensations semblent à peu près assurées pour l’exercice 2010, (avec quelques pertes de recettes, quand même…), beaucoup d’inquiétudes se font jour quant à la pérennité du fonds national de garantie de ressources, qui a été mis en place par l’Etat pour compenser les pertes de recettes fiscales des collectivités. Nous connaissons tous la situation financière de l’ Etat…
Les difficultés financières des départements amènent les responsables de ces collectivités à devoir prendre des décisions « d’une cruauté inadmissible », comme le dit le Président du conseil général de Saône-et-Loire : coupes drastiques dans les budgets, vente du patrimoine, remise en cause de certains projets, non-remplacement de tous les départs à la retraite, diminution des investissements, diminution des subventions aux associations et… augmentation de la fiscalité des ménages.

